‹ Traitâe de l'interprâetation des loisChapitre 11 sur 128 · M DROIT STATUTAIRE SOIS LA LÉGISLATION, ETC · texte numérisé non relu

M DROIT STATUTAIRE SOIS LA LÉGISLATION, ETC

émanées, à ce titre, des corps politiques chargés de la rendre , et auxquelles tous les citoyens doivent indistinctement obéir.

Toutefois, qu'il me soit permis d'exprimer, en terminant cette partie , mon étonneraient que, dans ce long intervalle de tâtonnements et d'efforts, sans qu'on parvînt jamais à dominer puissamment la matière , des génies ; supérieurs, tels que Dumoulin, Loisel, Loyseau, Coquille, Choppin, Hottoman, Connan , etc. , secouant les entraves de la féodalité , et portant leurs regards investigateurs vers les grandes théories du droit public qui, ouvertement ou secrètement, régnent toujours à un degré quelconque au fond des sociétés humaines , au lieu de s'épuiser en vaines et subtiles argumentations sur des questions de pur droit privé, que n'éclairait encore aucun principe certain, dissertant , selon l'expression de Bacon , du sein des fers , è vinculis ratiocinabantur y n5 'aient hâté, par quelques aperçus profonds , le triomphe des vraies théories sociales , le règne de la politique proprement dite. Mais, ce qui ne doit pas moins étonner, c'est que des jurisconsultes modernes du premier ordre , tant parmi les étrangers que parmi nous, même les décisions des cours souveraines, reproduisent encore, après la rénovation complète de tous les principes, de toutes les formes sociales, des systèmes et des idées qui méritaient d'être confondus par les jurisconsultes du seizième siècle.

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