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et dans quelques uns de ces animaux ils sortent au dehors , les cavités se renversant et se retournant sur elles-mêmes , lorsque ceux-ci croissent en volume. Les germes sont des globules formés d'une gelée de couleur foncée (1). Chez les Actinies , les sporanges sont logés dans des compartimens particuliers , ou séparés les uns des autres par des cloisons tendues entre l'estomac et la peau ; chacun se compose de trois à quatre tubes , qui tiennent ensemble et s'ouvrent dans la cavité digestive. Chez les Lucernaires, on regarde comme des sporanges les organes contournés en forme d'intestin qui sont situés dans les rayons du corps.
2° Les sporanges des Astéries sont la plupart du temps disposés par paires , soit dans les rayons eux-mêmes , soit au commencement de ces rayons , dans le disque. Ils consistent en vésicules , qui sont situées dans des canaux entortillés , et qui contiennent une liqueur lactescente , d'un gris jaunâtre. Dans YAsterias aurantiaca , quatre de ces canaux se réunissent en une branche, quatre branches en un faisceau , et vingt faisceaux en un sporange , qu'on dit être dépourvu de conduit excréteur distinct (2). Les sporanges des autres Astéries s'ouvrent à la face inférieure du disque , des deux côtés de la base de chaque rayon (3).
Chez les Oursins, il y a cinq gros sporanges, qui contiennent de petits germes arrondis , d'une couleur orangée , et qui sont situés entre les canaux allant aux pieds (4).
Les Holothuries ont un sporange ramifié en forme d'arbre qui occupe la partie antérieure du corps , près de l'estomac , et qui, à l'époque de la génération, renferme, d'après Cuvier, une masse pulvérulente rougeâtre.
3° On trouve , dans les Ascidies , un sporange glanduleux (ovaire, d'après Meckel et Carus; testicule , selon Cuvier) , qui est situé auprès du foie. Les Botryllus et les Pyrosoma ont un ou deux sporanges en grappe de raisin , qui occupent la par- Ci) Meckel, Deutsches Archiv fuer die Physiologie , t. VIII, p. 38S.
(2) Tiedemann , Anatomie der Rohrenholothurie , p. 62.
(3) Schweigger , Handubch der Naturgeschichte der shelettloseti imgegliederten Thiere, p. 526.
(4) Tiedemann, loc. cit., p, 85.
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tie postérieure du corps, et paraissent émettre en même temps des sporocystes (1).
IL Dans les plantes acolylédones, les sporanges se présentent principalement sous la forme utriculaire , et ils ont reçu un grand nombre de noms différens, dont on n'entrevoit guère la nécessité. Ainsi on les appelés sporangia , sporidia, peridia, asci, thecœ } apothecia , spermatocysta , et les couches qu'ils forment ensemble ont été nommées laminœ proligerœ \ hymenia , perithecia , cephalodia.
4° Le sporange apparaît d'abord dans les Gastromycètes ; mais tantôt il y fait pour ainsi dire le passage à la gemme , comme , par exemple , dans les Pïloholus et les Mucor, où il consiste en une vésicule pédiculée , qui crève et répand des spores ; tantôt il'est équivoque, et plutôt une cellule amplifiée ou un tissu cellulaire enveloppant, qu'un organe particulier. Dans les Champignons proprement dits , il se montre sous la forme de minces utricules , qui forment des couches superficielles dans les Sarcomycètes , et des lamelles dans les Hyménomycètes , mais sont enveloppés par la substance même du végétal dans les Pyrénomycètes.
5° On rencontre de pareils utricules , mais isolés les uns des autres , dans plusieurs Conferves , notamment les Ectospermes , les Gonatodes et les Conjuguées.
6° Dans les Lichens , les utricules qui renferment les spores sont disposés de deux manières différentes. Ceux des Myélocarpes se trouvent réunis en une agrégation globuleuse dans la substance de la plante , et se détachent à l'époque de la maturité. Ceux desHyménocarpes, au contraire , forment une couche extérieure, superficielle et persistante (2).; Du reste, les spores sont placées à la suite les unes des autres dans les utricules , jusqu'à ce qu'enfin elles en sortent sous forme liquide ou pulvérulente.
7° Dans les Homalophylles, les Hépatiques et les Mousses, les sporanges prennent la forme de capsules et deviennent semblables à des ovaires. Ils sont souvent pédicules et munis
(1) Schweigger , loc. cit., p. 659.
(2) Meyer, Die Entwiclieluny der Flechten , p. 74 , 237,