‹ Traitâe de physiologie considâerâee comme science d'observationChapitre 58 sur 120 · Î28 PRODUIT DU TESTICULE · texte numérisé non relu

Î28 PRODUIT DU TESTICULE

duits efférens , longs de neuf pouces , mais décrivant des zig-zags de plus en plus grands, d'où il résulte que leur ensemble offre la forme d'un cône (*).

B. Produit du testicule.

Maintenant nous avons à considérer le produit des organes génitaux mâles dans les végétaux ( § 82 ) , les animaux et l'homme (§ 83, 84).

§ 82. 1° (Le contenu des grains polliniques, qu'on appelle fovilla , consiste en uu liquide mucilagineux , la plupart du temps (peut-être même toujours ) transparent , qui est mêlé avec des gouttelettes d'huile et avec des grains amylacés , de grosseur indéterminée ( ou déterminée selon Brongniart). Du moins, Mohl est -il parvenu à colorer ces grains en bleu par le moyen de l'iode. Quand le pollen absorbe de l'eau , la fovilla devient plus étendue et se trouble ; si elle vient ensuite à faire éclater les membranes qui l'enveloppent , elle s'écoule souvent en longs jets , dont la surface se coagule ordinairement , sous l'eau , en une sorte de fausse membrane. Les tubes ainsi produits ont été confondus , par quelques observateurs, avec les boyaux auxquels la membrane interne du pollen donne naissance , et qui ont également coutume, sous l'eau, de lancer la fovilla qu'ils contiennent ; mais l'irrégularité de leur forme suffit déjà pour les distinguer.

2° Les acides affaiblis sont absorbés plus avidement encore que l'eau par les grains polliniques; ils se mêlent, comme elle, avec la fovilla , qu'ils troublent encore davantage , et dont ils accroissent la tendance à se coaguler. Quant à l'huile , la fovilla ne s'y mêle point , ce qui prouve combien on aurait tort si l'on voulait juger de la composition chimique de la fovilla d'après l'analyse du pollen , dans laquelle les réactifs portent à la fois sur ce liquide et sur les membranes qui l'emprisonnent. N'est-il pas probable surtout que la pollénine, celte substance dans laquelle on a cherché de préférence le principe fécondant du pollen , appartient à la membrane pol-

(*) Krause a publié depuis Lauth des recherches plus précises 9, cet égard (Millier, Anhiv fner 4mtomiç , Beriip A8{}7, p, 20).

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