‹ Traitâe pratique des accouchemens (volume 2)Chapitre 27 sur 88 · UTÉRINES · texte numérisé non relu

UTÉRINES

La faiblesse générale de la mère n'est point par ellemême une cause suffisante pour rendre l'accouchement impossible : seulement elle le rend plus lent , sans qu'il soit plus difficile. On voit journellement accoucher sans avoir besoin de secours des femmes d'une constitution débile, et d'autres dont une maladie qui doit bientôt les enlever a tellement affaibli les forces générales, qu'à peine peuvent-elles se soutenir sur leurs jambes. Il v en a même, avons-nous déjà dit, chez lesquelles l'état de mort apparente ou réelle n'empêche pas l'utérus de se débarrasser seul du produit de la conception. Mais ce n'est pas sans danger pour elle qu'on expose une femme très faible à consumer le peu de forces qui lui reste à l'accomplissement de l'acte qui doit la rendre mère. D'ailleurs l'épuisement ne porte pas toujours sur les muscles seulement; l'utérus peut en être lui-même atteint, au point que sa faculté contractile soit presque entièrement anéantie. Ce fâcheux état dépend, ou de la longueur excessive du travail par une cause quelconque, ou d'une perte abondante de sang, d'une syncope prolongée. Si l'art n'intervenait point alors quand on a vainement essayé pendant quelque temps de ra-

nimer les douleurs languissantes, le travail deviendrait si long et si pénible, que l'existence de la mère et celle du fœtus pourraient être compromises.

ARTICLE III

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