DU FORCEPS
L'origine du forceps semble être un peu postérieure à celle du levier, car tout porte à croire que c'est ce dernier instrument qui en a fourni l'idée. On s'accorde assez généralement à en attribuer l'invention à la famille des Chamberlain, des mains desquels il serait passé entre celles de Palfyn ou de Ledoux. Mais ce point historique ne sera sans doute jamais éclairci, à cause du voile dont l'intérêt privé l'a enveloppé à dessein. Ce qu'il y a de bien certain, seulement, c'est que l'instrument connu sous le nom de mains de Palfyn , malgré son peu de ressemblance avec celui dont on se sert aujourd'hui, en est devenu pour ainsi dire la souche, par une série de perfectionnemens successifs, dont les principaux ont été introduits par Smellie et Levret. En
effet, peu d'instrumens ont été» plus modifiés que le forceps, qu'on a voulu aussi appeler céphaloducteur, car on en compte aujourd'hui environ une centaine d'espèces, entre lesquelles nous citerons, par ordre de date, ceux de Dusee, Giffard, Chapman, Mesnard, Bœlnner, Schlichting , Rathlaw, Levret, Pierre de Wind, Burton, Smellie, Bing, Pugh, Johnson, Fried, Petit, Leake, Van de Laar, Péan et Baudelocque, Orme, Lowtler, Sieurs, Ailken, Young, Evans, Mayer, Starke., Coutouly, Forster, Boer, Osborn, Denman, JViulder, Santarelli, Saxlorph, Weisse, Wrisberg, Osiancler, Eckard, Siebold, Brunninghausen, Thenance, Froriep, Uhlhoff, Ritgen , Davis, Guillon, Horn , Cimes , Haighton, Dubois , Flamant ; Radfort, Mende, Meyrieu, Audibert, Colombat, Prout , etc. Dans l'impossibilité où nous sommes d'examiner ici toutes ces modifications, nous renvoyons pour leur histoire à l'ouvrage de Mulder (1), où l'on trouvera tous les éclaircissemens qu'on pourrait désirer à cet égard.