III. Cas qui réclament l'emploi du forceps
Nous venons de voir qu'il ne faut jamais employer le forceps dans l'intention d'obtenir une diminution notable de la tête du fœtus, que par conséquent on ne doit point le mettre en usage quand le bassin maternel est mal conformé et trop étroit pour laisser passer cette tête; la réduction susceptible d'être obtenue avec son
276 TRAITÉ DES ACCODCHEMENS.
secours ne peut jamais être portée au-delà d'une ou deux lignes sans compromettre la vie de l'enfant et quelquefois même celle de la mère. Mais il y a beaucoup d'autres circonstances dans lesquelles l'application de cet instrument est utile ou nécessaire. On y a recours :
1° Pour faire achever un mouvement de la tête incomplètement exécuté;
2° Pour suppléer aux forces épuisées de la mère, après avoir essayé en vain tous les moyens propres à ranimer la contractilité utérine;
3° Pour remédier à un accident grave survenu pendant le travail , comme hémorrhagie abondante, syncopes plus ou moins répétées et convulsions, du côté de la mère; prolapsus du cordon ombilical du coté du fœtus ;
4° Pour prévenir les fâcheuses conséquences que pourrait entraîner le travail abandonné à lui-même dans un cas de hernie irréductible, étranglée ou menacée d'étranglement, d'hémoptysie, d'anévrysme, de grande dyspnée, etc.;
5° Enfin pour aider à la sortie de la tête dans le cas d'un léger défaut de proportion entre elle et les détroits du bassin, ou dans celui d'enclavement.