‹ Traitâe pratique des accouchemens (volume 2)Chapitre 76 sur 88 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DES SOINS A DONNER A l'eNFANT QUI VIENT DE NAITRE.

Les soins particuliers qu'on doit donner à l'enfant varient suivant l'état dans lequel celui-ci se trouve au moment de sa naissance > c'est-à-dire selon qu'il est fort et bien portant , ou dans un état de faiblesse ou de maladie.

Lorsque l'enfant est bien portant, la première chose à faire est de le prendre ; on examine si le cordon est entortillé autour du col ou du tronc, et dans ce cas on le

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dégage; après quoi on couche l'enfant sur le coté, entre les jambes de la mère, la face tournée du coté opposé à la vulve, afin qu il puisse respirer librement, et ne soit pas exposé à êtjre suffoqué par les liquides qui s'échappent des parties génitales. On coupe ensuite le cordon, soit avec des ciseaux, soit avec un instrument tranchant quelconque. Cette section doit être faite à deux pouces ou deux pouces et demi des parois abdominales. En la pratiquant plus près, on aurait de la peine à appliquer la ligature, et l'on courrait le risque, si une anse intestinale se trouvait engagée dans le cordon, comme il arrive quelquefois, de la serrer avec le lien. Si on laissait une plus grande longueur de cordon, il en résulterait une masse dont la putréfaction répandrait une odeur infecte.

Si l'enfant crie, on peut procéder de suite à la ligature. Mais, s'il ne crie pas, il faut chercher quelle est la cause de l'absence de la respiration. Or, cette cause peut dépendre de deux états opposés, qu'on appelle, l'un apoplexie, et l'autre asphyxie des nouveaux-nés.

L'état apoplectique s observe chez les enfans volumineux dont l'expulsion a été pénible et lente, surtout lorsqu'après la sortie de la tête , le corps s'est trouvé plus ou moins fortement serré et comprimé. Ces particularités se présentent principalement chez les primipares , quand les eaux de l'amuios se sont écoulées plusieurs heures avant l'accouchement. Dans ce cas, en effet , les rapports mutuels du placenta et de l'utérus ne sont plus les mêmes qu'auparavant, et la circulation n'a plus lieu d'une manière normale entre ces deux organes. De là une accumulation de sang dans les vaisseaux de l'encéphale , qui constitue l'état apo-

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