‹ Traitâe pratique des accouchemensChapitre 4 sur 69 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

raissent le croire et finissent par se le persuader, à force de le dire.

Dans la partie pratique , nous avons suivi la même marche; nous nous sommes permis d'exprimer plus souvent notre opinion, et défaire entrera l'appui les faits que nous avons observés.

. Quelques idées émises depuis long-temps dans nos leçons, ont trouvé place dans des ouvrages publiés depuis quelques années. En les revendiquant, nous croyons user d'un droit qui nous appartient, car l'enseignement oral est un mode de publicité qui , aussi bien que la presse , doit avoir quelque valeur; nous aimons à croire que si des auteurs les ont présentées comme le fruit de leurs réflexions, c'est qu'ils ont probablemenl oublié la source où ils les avaient puisées , ou de laquelle on les leur avait transmises.

Nous ne saurions trop réclamer l'indulgence du lecteur pour la forme et le style de feuilles composées en courant, rédigées pour la plupart à coté du lit de femmes souffrantes, dans les courts intervalles que laissent les douleurs de l'accouchement et les cris d'enfans naissans. ,

Si ce livre peut engager les élèves à mieux étudier une partie importante de l'art de guérir; s'il peut servir de guide aux jeunes médecins dans les sentiers épineux de la pratique; si le praticien exercé y retrouve ce qu'il a observé lui-même; s'il peut éviter aux femmes quelques souffrances, prévenir quelques unes des maladies, des infirmités qui les menacent et les assiègent, dans ce moment pénible, oii, luttant contre la douleur , elles vont donner le jour à un nouvel être; enfin, si les moyens qui nous ont réussi dans quelques cas difficiles, peuvent contribuera assurer la conservation dune mère, d'un enfant à sa famille, notre but sera rempli.

UGTÎON

L'art des accoucliemens est une partie assez restreinte, mais essentielle, des connaissances que doit acquérir l'homme qui se desîJne à la pratique do la médecine. Pour dire en quoi consiste cet art, pour exposer d'une manière précise la marche qu'il convient de suivre dans son étude, il est nécessaire de fixer les limites dans lesquelles il doit être circonscrit. Il ne sera donc pas inutile de jeter un coup d'œil rapide sur les conditions que la nature nous impose en nous donnant la vie.

Tout être ori^anisé, végétal ou animal, doit naître, se développer, se reproduire , décroître et mourir. Telles sont les périodes, les phases de la vie! L'époque de la reproduction peut être regardée comme le point culminant de l'existence, comme l'apogée de la vie. Son résultat est le but vers lequel iendcnt tous les eftbrts de la nature, celui que s'est proposé l'auteur de toutes choses. Tant que ce îiut n'est pas atteint, l'individu n'a pas achevé sa tâche, sa destinée n'est pas remplie, et si la mort vient le frapper avant ce terme , pour lui la vie est incomplète ! Parmi ces périodes de la vie , il en est quelques unes qui rentrent plus spécialement dans le domaine de la physiologie, de la pathologie ; d'autres, dans celui de la morale et de la philosophie; enfin, il en est deux qui appartiennent essentiellement à l'art dont nous allons chercher à poser les |)rin-

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