‹ Traité clinique de psychiatrieChapitre 13 sur 138 · DEVELOPPEMENT DE LA PSYCHIATRIE COMME SCIENCE · texte numérisé non relu

DEVELOPPEMENT DE LA PSYCHIATRIE COMME SCIENCE

taie n'est qu'une maladie cérébrale. Sa doctrine fait un progrès dans ce sens que Galien cousidère l'aliénation aussi bien comme une maladie primitive du cerveau que comme une maladie d'origine deutéropathique par ulcération d'autres organes, notammeut les organes abdominaux. lia aussi établi une distinction nette entre les délires lébriles (pbrenitisj et la folie proprement dite.

Gœlius Aurelianus, contemporain de Trajan et d'Adrien, fait une apparition remarquable dans le domaine psychiatrique. Il considère les diverses formes des maladies chroniques comme n'étant au fond que des variétés de la même maladie; de plus, il s'est heureusement émancipé delà théorie hippocratique des humeurs cardinales. Il n'admet pour les maladies que des causes somatiques et psychiques. Sa méthode thérapeutique est plus nette et plus précise que celle de tous ses prédécesseurs. Il repousse presque complètement les moyens coercitifs. Il insiste avec énergie sur cette thèse que les maladies mentales ne sont que des maladies cérébrales dans lesquelles prédominent les symptômes psychiques et que par conséquent elles rentrent dans le domaine du médecin , aucun philosophe n'ayant encore pu obtenir une guérison. Avec Gœlius Aurelianus s'arrête cet essor plein de promesses qu'avait pris si vite la psychiatrie avec ces remarquables médecins grecs et romains.

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