‹ Traite clinique des maladies de l'enfance [electronic resource]Chapitre 3 sur 33 · D1PI1TI1É1UE · texte numérisé non relu

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diphthérie. Il vous suffira, pour vous en convaincre, de lire les descriptions que les ophthalmologistes en ont données. Et cependant, ici, la structure des flocons membraniformes ou des lames de l'ophthalmie couenneuse non diphthérique ne diffère pas sensiblement de celle des fausses membranes diphthériques. On y trouve : 1° une matière amorphe très abondante, parsemée de granulations moléculaires; 2° de la fibrine, en quantité notable, disposée tantôt sous forme de fibrilles entre-croisées, tantôt sous forme granuleuse; 3° des globules de pus nombreux; 4° une assez grande quantité de matières grasses. La clinique seule permet donc de distinger deux formes morbides aussi rapprochées par leur anatomie pathologique.

Eh bien, messieurs, cette confusion analomique s'accroît singulièrement lorsqu'on aborde l'étude des fausses membranes cutanées, nasales et quelquefois même laryngo-trachéales, et elle réagit môme sur la clinique. Les travaux de GrancheretdeLucas-Championnière ont tranché la difficulté pour la bronchite pseudo-membraneuse chronique et la bronchite pseudo-membraneuse diphthérique; je vous l'ai dit et prouvé dans mes précédentes leçons; mais jusqu'à présent elle reste encore entière pour la peau et les muqueuses que je viens de vous énumérer. Je ne veux pas aborder actuellement cette question, qui touche à celle du croup inflammatoire; elle ne saurait être utilement traitée que plus tard, quand nous posséderons toutes les données cliniques nécessaires. Aujourd'hui, je ne pourrais employer que des arguments théoriques, dont la valeur est toujours contestée, puisque la querelle n'a pas pris fin.

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