ÉLÉPHANTIASIS' I. — SYNONYMIE ET DÉFINITION
Éléphantiasis Arabimi, hernia caniosa, bucnemia tropica, éléphantiasis tuberosa et scrotalis hypersarcosis, sarcomo-mucosum, spargosis fïbro-areolaris, pachydermia. — Glandular disease of Barbadoes, Barbadoes leg, Cochin leg^ éléphant leg, éléphant disease, perikal^ pied fébricitant, etc. — Éléphantiasis des Arabes, lèpre éléphantine, sarcocèle d'Egypte^ maladie rouge, lymphangite ou lymphite tropicale, pachydermie, etc.
Affection dérivant d'une irritation chronique et paroxystique du système lymphatique, elle-même engendrée par des influences multiples, qui présentent leur plus haute intensité et leur plus grande fréquence dans les pays chauds et parmi les races indigènes ou créolisées ; — de localisation variable , mais prédominante aux membres inférieurs et aux organes génitaux externes ;
"* Aitken, The pract. and se. of med. — Albinus, De elephantia Javae nova, 1683.
— Ali-Bey, De l'éléphantiasis des Arabes. Th. Paris, 1869. — Alard, ouvr. cités
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— « caractérisée par l'épaississement et l'altération hypertrophique de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, altération et hypertrophie pouvant atteindre les muscles, les tissus aponévrotiques et fibreux, les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les os euxmêmes, et opérant une modification de la partie malade telle, qu'elle ressemble à la partie similaire de l'éléphant. » (Guibout.) Cette définition nous paraît bien indiquer et l'étroite affinité qui existe entre l'éléphantiasis et la lymphathexie, puisque le premier est comme l'aboutissant de la seconde, et la séparation qui s'établit entre les deux affections, quand le processus hypertrophique et néoplasique de l'une se dessine là où l'autre s'arrête.