Os envahi par la matière glaireuse à granulations
5. — Matière glaireuse aréolaire, avec corps ovalaircs ou sphériques, décomposable en corpuscules frangés.
6. — Matière glaireuse avec mycélium : sur un filament du mycélium, on remarque une cellule splierique renfermant des spores.
7. — Le chionyphe de Carter (obtenu par culture sur la pâte de riz), d'après Berkeley,
n'admettons pas l'explication qu'il a donnée de la pénétration et de la marche du parasite au sein des tissus. D'après la théorie du médecin anglais, c'est par l'orifice des glandes sudoripares que s'introduit le cryptogame, et c'est vers la périphérie que se concentrent les lésions les plus considérables ; ordinairement même, les os seraient respectés. L'examen de notre pied ne nous permet pas d'admettre cette assertion. Le derme est, après les aponévroses et les tendons, le tissu qui semble opposer le plus de résistance à l'envahissement de la glaire ; les os, après la trame lymphatique, le tissu qui lui oppose, au contraire, la résistance la plus faible. Le derme et le tissu sous-dermique subissent tout d'abord une hyperplasie fibreuse irritative, qui les protège davantage contre l'action désorganisatrice du parasite ; aussi les téguments sont-ils détruits très lentement, par places. Les os n'existent déjà plus, que les glandes sudoripares commencent seulement à disparaître, attaquées de la périphérie vers leur centre, par la substance mucoïde qui les enveloppe, et ce phénomène, que nous avons très nettement constaté, nous paraît en opposition avec le rôle qu'on a voulu faire jouer à ces conduits ; les glandes sudoripares (comme aussi les glandes sébacées) devraient être les premiers éléments détruits, comme subissant les premiers l'action du parasite, si elles étaient véritablement sa voie d'introduction. Nous pensons que le cryptogame doit pénétrer sous le derme par quelque plaie, quelque ouverture d'abcès, mal protégées, et que de là il s'avance d'emblée vers les parties profondes, celles de moindre résistance, ce qui explique la fréquence des résorptions et du ramollissement des os, alors que les téguments sont à peine modifiés, ou n'ont éprouvé qu'une sorte d'épaississement éléphantiasique... »