II. — CENTRES SECONDAIRES
Nous ne sommes pas convaincu que la région mésopotamienne soit un centre d'endémo-épidémiepermanent, comme l'Inde, rindo- Ghine et peut-être l'archipel Malais. Mais cette région est certainement un foyer secondaire de haute intensité, aux époques d'expansions cholériques, originaires des foyers primordiaux. Il en est de même de la Mecque, où se rendent chaque année un nombre considérable de pèlerins, qui proviennent de l'Inde, par la voie de Bombay, et où l'agglomération de masses humaines, épuisées par la fatigue d'un long voyage et les jeûnes que commande le fanatisme religieux,, typhisées à l'avance par le dédain de l'hygiène la plus vulgaire, donne lieu à la réformation très
milieu épidémique, etc. Une bouche académique a donné, comme un argument sérieux contre l'importation par la Sarthe-, l'immunité constatée à bord de ce navire pendant une traversée de 40 jours, comme si un infectieux ne pouvait se conserver latent pendant une durée plus longue, précisément dans les linges et certains objets soigneusement dissimulés au fond des cales! Mais si la contamination n'est pas due à la Sarthe, elle peut avoir été occasionnée par la Victorieuse. Ce navire, commandant la station de Madagascar, aurait reçu, au moment de sa rentrée en France (qui a coïncidé avec celle de la Sarthe), du transport qui amenait du Tonkin le bataillon de fusiliers-marins mis à la disposition du nouvel amiral chargé des opérations contre les Hovas, des efïets divers provenant de Saigon et ayant appartenu à des hommes morts en cette ville.
Ajoutons que,, jusqu'aux derniers temps, le corps expéditionnaire du Tonkin fut décimé par le choléra, sans que des mesures préservatrices suffisantes fussent prises ou observées pour soustraire la Cochinchine à de nouvelles chances de contamination. On a même renvoyé en Europe des convalescents cholériques (Château- Yquem, Tarn-, etc.) et tout semble prouver que la deuxième épidémie de Toulon, au lieu d'avoir été importée de Marseille, serait plutôt due au Vinh-Long.
* Bontius, méd.Indor. — Leent (Van), Tçp. méd. des Indes néerl. Arch. de méd. nav., I, II et suiv., et Disc, sur les quarantaines, au cong. d'Amst., 1883. — Lier (Van), Sur la genèse du choléra. C. r. cong. d'Amst.— Semmelink, Hist. du choléra aux Indes orient, avant 1817. Utrecht, 1883.
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active du poison cholérique, sous l'influence d'apports provocateurs *. Le foyer mésopotamien menace l'Europe par la Syrie et les provinces caucasiennes ; le foyer arabique, par l'Egypte.