III. — INDICATIONS RELATIVES A L ETAT GENERAL
On devra surveiller avec soin la fonction digestive, les variations du pouls et de la température, le degré de prostration des forces, etc,
La fièvre, entretenue par la suppuration locale, alors même que celle-ci est survenue chez un paludéen, est bien rarement enrayée par le sulfate de quinine et toujours dans une limite fort restreinte. La digitale, le salicylate de soude, ne sont pas non plus très efficaces. L'éponge humide, promenée sur la surface du corps, est encore le meilleur moyen à employer pour soustraire à l'organisme une partie du calorique qu'il possède en excès ; mais l'évacuation du pus seule mettra fin au processus fébrile.
On combattra les manifestations typhoïdes dues à un empoisonnement autochtone, par l'administration des alcooliques, et par les évacuants intestinaux, prescrits avec réserve.
On relèvera les forces par un régime convenable (bouillons ou lait, pendant la période aiguë; plus tard, jus de viande, potages, etc.), l'usage des boissons vineuses, les préparations de quinquina.
La souffrance des organes digestifs est une conséquence de la phlegmasie hépatique; mais elle réagit sur celle-ci et sur l'état général; on prescrira les gargarismes émollientsou l'eau de chaux, dans les cas d'irritation, avec acidité, des premières voies; les boissons légèrement gazeuses, l'éther et le sirop d'opium, pour calmer les vomissements, et surtout on s'efforcera de combattre la diarrhée par les moyens appropriés (absorbants, astringeants, narcotiques, etc.).
Aussitôt que la convalescence sera établie, on devra éloigner le malade du milieu endémique et le diriger sur un pays tempéré.
CONGESTION PALUSTRE DU FOIE 831
TROISIÈME SECTION