‹ Traité clinique des maladies des pays chaudsChapitre 18 sur 190 · II. — INFLUENCES HYDROLOGIQUES · texte numérisé non relu

II. — INFLUENCES HYDROLOGIQUES

Nous venons de mentionner l'influence des eaux stagnantes L'eau des fleuves, rivières, canaux, etc., joue un triple rôle; elle est une cause de propagation : 1° parce qu'elle sert à multiplier les relations entre les pays et, avec elles, les contacts suspects (l'extension de la première grande épidémie, dans l'Inde et hors de l'Inde, en off"re un exemple frappant) ; 2° parce qu'elle entretient les terres avoisinantes dans un état d'imbibition toujours favorable à la décomposition putride des matières organiques d'oii naît l'infectieux cholérique, comme à la conservation de cet infectieux : le danger est d'autant plus à redouter, que les eaux ont une moindre vitesse d'écoulement et qu'elles arrosent des terrains plus bas et plus perméables ; c'est dans le cours inférieur, à demi obstrué ou ralenti par la multiplicité des voies de déversement à la mer, des grands fleuves de l'Inde et de l'Indo-Chine, que le choléra se développe avec le plus de persistance et de sévérité ; 3° parce que l'eau devient, comme boisson, le véhicule immédiat de l'agent nocif ou le réceptacle des matières qui l'engendrent : dans l'Inde et l'Indo-Chine, les rivières sont souillées par une proportion considérable de matières organiques ; cadavres d'animaux et même humains, déjections fécales y sont jetés chaque jour et l'indigène vient puiser sa boisson en cette source impure, sans même prendre la précaution de la purifier par la filtration ou l'ébullition.

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