‹ Traité clinique des maladies des pays chaudsChapitre 45 sur 190 · MALADIE DE MAURICE · texte numérisé non relu

MALADIE DE MAURICE

D APRES PELLEREAU

d'après DAVIDSON" :

Béribéri : Attaque les Européens aussi bien que les Indiens.

Pas de fièvre, pas de vomissements, pas de diarrhée au début.

L'œdème commence toujours aux extrémités inférieures, ne reste jamais limité aux genoux, presque toujours envahit le reste du corps.

Douleur épigastrique intense.

Dyspnée considérable, orthopnée.

Pas d'éruptions , abaissement de la température de la peau.

Engourdissement , troubles de la sensibilité et de la motilité.

Epanchement constant de sérosité dans les grandes cavités splanchniques.

Diminution des urines, jamais d'albumine.

Rate normale.

Maladie de Maurice :

N''a atteint aucun Européen et à peine quelques individus de la population blanche ou de couleur ; est restée confinée à la classe indienne.

Fièvre plus ou moins forte au début, avec frisson initial, vomissements et diarrhée, trois phénomènes constants.

L'œdème ne commence pas toujours aux extrémités inférieures ; il a débuté par les extrémités supérieures; le plus souvent auxmembres inférieurs, il n'apasdépasséles genoux.

Le plus souvent absente, ou, lorsqu'elle existait, au même degré que dans les formes telluriques.

Dyspnée rare, jamais d'orthopnée.

Eruption caractéristique (rougeur diffuse), température de la peau normale ou élevée.

Peu d'engourdissement, jamais de troubles de la motilité et de la sensibilité (?).

Rare.

Aucune, diminution des urines, quelquefois de l'albumine.

• Rate presque toujours augmentée de volume.

Indiens de Calcutta plus éprouvés que ceux de Madras; hommes atteints deuxfois plus que les femmes ; enfants rarement atteints.

Début de l'épidémie par un district réputé sain, puis extension aux autres districts (insalubres).

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