‹ Traité clinique des maladies des pays chaudsChapitre 47 sur 190 · PROPORTION · texte numérisé non relu

PROPORTION

des décès aux

décès

atteintes (p. 100)

Européens :

Province de Madras (Waring). .

Parages de l'Indo-Malaisie (total de

treize séries citées par Le Roy de Méricourt)

Maurice (épidémie de 1812) ....

Races de Vlnde :

Cipayes de l'armée de Madras (Waring).

Lascars ou émigrants (Morehead, Ri-

chaud : mer des Indes)

Emigrants (Guy : Atlantique). . . .

Indigènes des archipels malayens (19 sé-

ries, Le Roy de Méricourt)

Indo-chinois (prisonniers cambodgiens et

annamites : Gayet)

Chinois (en diverses localités de la Ma-

laisie : 4 séries)

Japonais :

Hôpital de Tokio (1875, Simmons) . .

Hôpital naval de Tokio (1878, Simmons).

Armée (1875, Simmons)

Hôpital de la police (Yokohama, 1871).

Brésiliens (éléments ethniques mélan-

gés, relevés de Silva-Lima) :

A Baia (1863-66)

A Rio-Janeiro (1869-75), hôpital mari-

time)

Escadre brésilienne (1883)

Moyenne générale des décès (proport

ion p. 100

(?) des attei

ites). . .

BERIBERI 245

et les Européens, malgré l'opposition de leurs manière de vivre.

Quelle part revient aux différences des milieux climatiques, dans cette variation de la mortalité selon les groupes ethniques, c'est ce qu'on ne pourrait actuellement déterminer. L'état particulier des milieux humains n'est guère plus facile à apprécier, dans ses rapports avec les oscillations de la mortalité : celle-ci prédomine toujours dans les agglomérations ; mais on la voit parfois inférieure, à la mer, parmi des émigrants, pour la plupart anémiés et soumis aux pires conditions de l'hygiène, à ce qu'elle se montre dans les grandes villes de l'Inde et du Brésil ; elle apparaît variable dans les corps militaires, mais, dans ces groupements, plus élevée pour les Européens que pour les indigènes*.

La léthalité n'est pas la même d'ailleurs dans toutes les épidémies ; mais elle y est toujours plus considérable que dans l'ensemble des cas sporadiques, relevés au cours des périodes intermédiaires.

On l'a trouvée tantôt plus forte et tantôt plus faible chez la femme que chez l'homme.

Le pronostic est plus sévère chez les individus affaiblis par les excès de tous genres, et principalement chez les alcooliques.

Il serait de beaucoup plus grave dans les cas franchement paralytiques (presque fatalement mortels), que dans les cas mixtes (mortalité de 1 sur 2) ou hydropisiques (mortalité de 1 sur 5).

On considère, — comme des signes de fâcheux augure, Firrégularité des oscillations thermiques, l'abaissement rapide ou lent, mais soutenu, de la température au-dessous du chiffre normal, la fréquence et la faiblesse excessive du pouls, l'irrégularité de ses battements et de ceux du cœur, l'anxiété précordiale intense, les manifestations asphyxiques prolongées, la suppression ou la rareté des urines, avec l'apparition des symptômes de typhisation autochtone ;' — comme des signes favorables, une sudation modérée, l'augmentation de la sécrétion urinaire, le retour graduel de la sensibilité et de la motilité à leur type physiologique. L'érection persistante, parfois accompagnée d'un désir immodéré de rapprochement sexuel, serait,, d'après Azevedo, un signe de

' Ce qui ne contredit pas la remarque, que nous avons l'aile jilus liaul, iPunt' apparence de moindre prédisposition à l'atteinte, d'une moindre suscc])! ihilili' réceptive vis-à-vis de rinrecti'ôn, chez l'Européen.

haute valeur pronostique ; malgré qu'on observe assez communément ce phénomène dans la convalescence de toutes les maladies de longue durée, il semblerait en effet comporter une interprétation particulièrement heureuse dans le béribéri, maladie de l'innervation, où l'atteinte au centre spinal, primitive ou secondaire, est au moins très probable.

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