ET DES ORIFICES DU CŒUR
§ 1. Caractères anatotniques.
L — La dilatation des cavités du cœii^r peut èire générale ' ou partielle.
t° De la dilatation, générale ou suivant (oute la circonférence.
Bâillon èt Laïicisi sont les premiers qui aient appliqué aux dilatations du cœur ia dénomination d'anévrisrqe , dénomination qui, long-temps avant pux, avait été donnée
MALADIES bu COEUR EN PATlTlCUtlEn.
exclusivement aux tumeurs formées par les dilatations ar-térielles. Morgngni employa indilTéremmenl le terme de ' dilatation et celui d'anévrisme pour désigner l'augmentation de capacité des diverses cavités du cœur. Toutel'ois, cet ; illustre médecin, imité en cela par notre Corvisart , avait, cru devoir ajouter que la dénomination d'anévrisme du cœur était loin d'être parfaitement exacte, si l'on voulait; désigner par elle une maladie du cœur absolument semblable à l'anévrisme artériel. Quant à moi, malgré le respect que je professe pour l'autorité de ces grands maîtres, je ne reconnais aucune différence essentielle , entre la dilatation des artères et celle du cœur. Il est, d'ailleurs, évident que si la maladie n'était pas essentiellement la même , soit qu'elle occupe le cœur, soit qu'elle affecte les artères, Morgagni et Corvisart n'auraient pas dû lui donner un seul et même nom.
Le premier de ces deux célèbres observateurs, comme aussi ceux qui l'avaient précédé, confondirent sous le nom commun d'anévrisme du cœur plusieurs formes morbides qui méritaient d'être distinguées, telles que la dilatation simple ou sans épaississement ni amincissement notable des parois, la dilatation avec épaississement ou hypertrophie des parois, et la dilatation avec amincissement de ces mêmes parois. Ajoutons, avec M. Bertin, qu'en parlant de l'augmentation d'épaisseur des parois du cœur, les anciens auteurs nesépnrèrcnt pas assez nettement les cas ou I épaississement était le simple résultat d'un accroissement de la nutrition de ceux où il coïncidait avec une altération de cette même nutrition , comme cela arrive dans le raïuoliissement, l'induration, etc.
Corvisart est le premier qui ait classé les anévrismes du cœur. Il en admet deux espèces, savoir, les anévrismes actifs et les anévrismes passifs. Dans la première espèce , les parois du cœur sont en même temps dilatées et épaissies, affection qui coïncide avec l'augmentation de la