‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource] (volume 2)Chapitre 55 sur 80 · DILATATION DES CAVITÉS ET DES ORIFICES · texte numérisé non relu

DILATATION DES CAVITÉS ET DES ORIFICES

[force du cœur ( de là le nom d'actifs que Corvisart a imposé aux anévrismes de cette espèce). La seconde espèce est caractérisée par la dilatation avec amincissement des parois, et par l'affaiblissement des fonctions de l'organe ( de ..a l'expression de passifs sous laquelle Corvisart a désigné tes anévrismes de celte seconde espèce ).

La dilatation peut affecter une, plusieurs ou la totalité les cavités du cœur, soit qu'elle existe avec ou sans épaislissement, avec ou sans amincissement des parois dilatées, liuivant que la dilatation des cavités du cœur est plus ou moins étendue , ou qu'elle se trouve compliquée ou non l'hypertrophie, le cœur offre un volume variable. La dilalation est-elle énorme et combinée avec l'hypertrophie j ;e cœur peut présenter un volume double et même triij,e de l'état normal. En même temps que le cœur acquiert ainsi un volume extraordinaire, il change souvent Je forme et de position. Quelquefois, par exemple, il re- Brésenle, comme nous l'avons dit ailleurs (voy. hypertrobhie), une sorte de gibecière, et il se trouve placé tout- -l'ait transversalement, au lieu d'avoir sa pointe simplement dirigée un peu à gauche, comme dans l'étal normal.

De la dilatation partielle et de Vanévrisme faux-consécutif

du cœur.

Il y a long-temps déjà que des cas de cette espèce d'anérrisme avaient élé recueillis par les observateurs; mais ce l'est que tout récemment qu'elle a été étudiée avec détail, ia dilalalion partielle précède quelquefois, sans doute, la lupture des couches internes des parois du cœur avec formation d'un kyste dit anévrismal (i). Celle qui s'est le plus

(i) C est à tort qu'on a décrit sous le nom d'anévrisme vrai du cœur les tumeurs anévrismales de cet organe proprement dites. lilles méritenl bien mieux ; nom à'anévrisme faux-consécutif, La rupture des couches intérieures des pa-

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fréquemment présentée à notre observaiion , c'est la dilatation de la portion pulmonaire du ventricule droit. Comme nous avons parlé ailleurs de Xanévrisme faux-consécutif d{i cœur (voy. cardile terminée par ulcération) , nous n'y reviendrons point ici.

II. — La dilatation des orifices du cœur n'est pas moins commune que celle des cavités elles-mêmes, ainsi qu'on peUI s'en assurer en lisant urt grand nombre des observations contenues dans cet ouvrage. Elle estsuscepiibie de plusieurs degrés qu'il était impossible de bien apprécier avant d'avoif déterminé, d'une manière au moins approximative, commé nous l'avons fait dans nos prolégomènes, les dimensions nor> màleS des divers orifices du cœùr. Rappelons ici quelques exemples de dilatation ou d'élargissement des orifices. D-inà l'observation 119% l'orifice auriculo - ventriculaire droit avait 5 poUc. de circonférence. Il en était de même chez le sujet de l'observation i3o^. La circonférence de cet orificë n'est pas indiquée d'une manière précise dans l'observaiioti 125" , hiais il y est dit qu'il élait dilaté âu point que la val- TÙlve tricUspide ne pouvait pas le fermer. Chez: le sujet de l'observation I ip*", déjà citée, l'orifice auriculo-ventricuîdlre gâuche àvait line circonférence de 4 potic. 3 lig., etcl

Nous ne saurions trop répéter aux amis de l'ob^^^ervation exacte de ne pas négliger l'examen des dimensions des orifices du cœtir dàris les maladies dites organiqties dont il peut êire atteiilt, car si ces dimensions sont telles que lès valvules né puissent pas suffire à l'occlusioa de leurs orifices, il en résulte nécessairement un trouble plus ou molris fâcheux de la circulation du sang à travers le cœur.

rois du cœur constitue, èh elTel, l'un des caractères fondamentaux de la maladif une fols qu'elle est bien établie.

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