‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource] (volume 2)Chapitre 62 sur 80 · PEJISISÏANCE DU TROU DE BOTAL, ETC · texte numérisé non relu

PEJISISÏANCE DU TROU DE BOTAL, ETC

IV. Dans quelques cas, la perforation de la cloison qui sépare les cavités juxlà-posées du cœur coïncide avec d'autres anomalies vraiment congénitales et primordiales, telles que la naissance de V aorte du uentricule droit, comme 31. Ribes en a recueilli un exemple ( c'est la 23"= observation du Mémoire de M. Louis), la naissance de la même artère des deux ventricules à la fois ( observation '19'' et 20" du Mémoire de M. Louis ), la persistance du canal artériel ( observation 13" et 15'= du Mémoire de M. Louis), etc. (i).

V. L'état du péricarde n'a été mentionné que dans quatre de nos quinze cas de communication entre les cavités juxtà-posées du cœur. Dans ces quatre cas , le péricarde contenait depuis trois onces jusqu'à une pinte de sérosité. Dans deux cas, la sérosité était mêlée de flocons albumineux; dans un cas, il existait aussi une fausse membrane et des granulations à la surface de l'oreillette droite; dans le quatrième cas recueilli par Corvisart , on ne dit pas quelle était la qualité du liquide épanché dans le péricarde , à la dose d'une pinte.

M. Louis n'a pas cru devoir parler des lésions du péricarde dans son résumé des dispositions anatomiques du cœur, chez les individus affectés d'une solution de continuité de la cloison des ventricules ou des oreillettes. 11 nous importait

• pensons que ces cas sont inBniment rares, et qu'ils doivent être la suite de

• quelque lésion de lissu plus ou moins grave, et dont on doit retrouver des

• traces après la mort.» Cette dernière condition ne serait nécessaire qu'autant que la mort aurait lieu immédiatement ou peu de temps après cette lésion de tissu; et partant avant sa guérison par cicatrisation.

(0 M. Louis considère les vices de conformation évidemment congénitaux, coïncidant avec la perforation de la cloison des venfricules ou avec le trou de Botal , comme établissant une présomption bien forte en faveur de l'originc'égalerrtent congénitale de celte dernière lésion. Il n'y aurait assurément rien de satisfaisant à opposer à M. Louis, si les vices de conformation signalés ci-dessus coïncidaient toujours avec la communication anormale des cavités droites et gauches du coeur entre elles. Mais il n'en est pas ainsi, et cette coïncidence n'a même lieu que dans la minorité des cas. ,

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au contraire, à nous, de la signaler, puisque nous avons démontré précédemment, par des faits nombreux, l'influence qu'exerçaient certaines affections inflammatoires du péricarde et de l'endocarde sur le développement de l'hypertrophie du cœur. Or, trois des quatre cas dans lesquels le péricarde était affecté appartiennent certainement à la péricardite , puisque le liquide contenait des productions pseudo- membraneuses, et que même, dans un cas, une ■véritable fausse membrane et des granulations recouvraient la portion du péricarde qui tapisse l'oreillette droite. Nous ajouterons que parmi les vingt observations que renferme le Mémoire publié par M. Louis , les deux qui ont été recueillies par cet auteur sont précisément des cas dans lesquels il existait des traces de péricardite.

§11. Des symptômes et des effets de la communication anormale entre les cavités droites et gauches du coeur.

Si nous possédions un bon nombre de cas dans lesquels le vice de conformation qui nous occupe eût été observe à son état de simplicité, c'est-à-dire dégagé de toute complication d'autres lésions du cœur, nous éprouverions moins d'embarras dans l'exposition de ses symptômes. Mais rien n'est plus rare que des faits de ce genre. Je me rappelle seulement un cas de persistance du trou de Botal chez un phthisique dont le cœur nous parut d'ailleurs bien conformé. Or, nous n'observâmes chez ce sujet aucun trouble de la circulation, qui pût nous faire soupçonner l'existence de l'anomalie indiquée. Pour avoir les symptômes propres à la lésion que nous étudions , il faut donc commencer par dégager tous ceux qui appartiennent aux lésions coïncidentes (1).

(1) C'est aussi de cette manière que M. Louis a procédé. On voit seulement que, fidèle aux anciennes traditions , il a désigné sous le nom commun d anévrisme,les lésions diverses et même opposées qui existaient cher les malade»

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