‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource] (volume 2)Chapitre 65 sur 80 · PERSISTANCE DU TROU DE BOTAL · texte numérisé non relu

PERSISTANCE DU TROU DE BOTAL

auriculaire et intcrvenlriculaire du cœur chez des individus plus ou moins avancés en âge , sont-elles tou jours congénitales? nous ne le pensons pas. A l'article des ulcérations du cœur , nous avons rapporté deux cas dans lesquels il nous a semblé qu'une communication anormale entre les cavités droites et les cavités gauches du cœur s'était opérée par l'effet d'une inflammation ulcérative des cloisons indiquées. Il se peut également que des causes analogues à celles qui déterminent la rupture des parois du cœur , des colonnes charnues ou des tendons valvulaires , amènent quelquefois aussi la rupture des cloisons interauriculaire et interventriculaire. 11 est bien difficile de ne pas admettre que tel a été le mécanisme des perforations dans quelques uns des cas que nous avons rapportés plus haut , si l'on considère que plusieurs individus , après avoir long-temps vécu sans offrir aucun signe de maladie , ont été pris toutà-coup ou graduellement des symptômes d'une lésion organique du cœur (i).

Dans le cas où l'on parviendrait à diagnostiquer la communication réciproque établie entre les cavitésdroitesetles cavités gauches du cœur, à la faveur d'une ou de plusieurs ouvertures des cloisons interauriculaire et interventriculaire, quel serait le traitement qu'on devrait lui opposer? Il est évident que s'il est une maladie contre laquelle les ressources de la médecine soient impuissantes, c'est assurément celle que nous étudions. En effet , pour remédier à une affection de ce genre, il faudrait recourir à des moyens chirurgicaux. Or, l'application de ces moyens est impraticable dans le cas qui nous occupe.

(1) Celte réQexion s'applique aux faits rapportés dans le mémoire de M.Louis, puisqu'ils sonl pour la plupart les mêmes que ceux qui ont étl?consignés ici. Pa. conséquent, nous croyons que cet observateur s'est un peu écarté de la vérité en disant que « la communication des cavités droites et (,'auehes du cœur éta congénitale chez tous tes sujets dont il a donné l'histoire-, et qu'elle parait avo presque constamment la môme origine, n

MALADIES DU CœtR EN PAUTICULIER.

Quant aux diverses lésions du cœur qui coïncident avec les perforations congénitales ou acquises des cloisons interauriculaire et interventriculaire , elles réclament des secours dont nous avons parlé ailleurs. (Voy. Hypertrophie^ Induration des Falvules , rétrécissement des orifices du cœur, etc.)

Au reste, tous les faits prouvent que dans les cas où la communication des cavités droites et gauches du cœur ne se trouve pas compliquée d'une grave lésion des valvules et d'un rétrécissement des orifices du cœur, elle nest , ainsi que Ta dit M. Louis, incompatible ni avec une existence assez prolongée, ni avec le développement des facultés intellectuelles (i).

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