ANALYSE DES MOUVEMENTS DU COEUK
' Nous Tie ferons voil' coiument les mouvemenls décrits ci-dessus concourent à la circulation du sang, qu’après avoir traité du second ordre des mouvements du cœur ou de ceux qui s’exécutent dans l’intérieur même de cet organe , et à l’orifice des artères aorte et pulmonaire.
2® Mouvements intérieurs ou jeu dès valvules du coeur.
Les niouvGments.^ont ,il . sagit. né 'Sont pas visibles comme les précédées ,^mais,|eu^’.,exi§tenGèrb’eS;tj‘|?^^^ certaine, et les uns'sûpposent^é.n quelque Les mouvemenls qui s’opèrent. ainsi .à l’inférieur des cavités du cœur, consistent dans l’abaissement et le redressement alternatif des valvules ou des soupapes organisées adaptées à cbacun des orifices auriculo-ventidculaires et artériels. Le mécanisme du jeu .des soupapes du cœur n’est pas le résultat des mêmes puissances et dans les soupapes qui se trouvent à l’origine des artères et dans celles qui occupent l’embouchure des ventricules avec les oreillettes. Ce n’est que dans ces dernières que le rnouvement de redressement a pour agent principal, sinon pour unique agent, la contraction de certaines çolonnes charnues que nous avons décrites dans la première partie de ces prolégomènes. Comme je crois l’avoir démonta’é précédemment, la disposition des colonnes. charnues qui viennent s’insérer aux valvules, est tell’è, qù’il.est’de toute évidence qu’elles constituent de véritables' muscles destinés àmouvoirces soupapes du cœur (i). Or, la contraction des faisceaux charnus dont il s’agit, est nécessairerneut
(i) Comme la fonction que j’assigne aux colonnes charnues destine'es aux valvules n’cst pas celle qui leur a été reconnue gencraletnenl,. jusqu’ici, je ne saurais trooTecommander ce point de doctrine à l'examen des physiologistes et des médecins. Parmi les auteurs qui atlribuedt aux piliers charnus, une action diamétralement opposée à celle que je leur ai assignée, se trouve M. Laënnec. Selon lui, les juliers sont dispo.sés de telle mari nière, que leur contraction doit nécessairement abaisser et non relever les valvules, » ( Ouv. cité, tom, II, p, 419. )
PHYSIOLOGIE DÜ COEUlO
isochrone à la systole ventriculaire, puisque ces faisceaux charnus se confondent avec les fibres des parois ventriculaires, et affectent seulement une direction appropriée à leurs fonctions; mais au moment oùs’opère la systole ventriculaire , les valvules auriculo-ventriculaires sont dans cet état d’abaissement qu’avait exigé l’introduction du sang dansles ventricules; donc, la contraction des colonnes charnues qui s’insèi’ent aux valvules a pour effet le redressemenlde ces soupapes. Je n’insisterai pas, d’ailleurs, plus longtemps sur ce mécanisme, l’ayant exposé avec détail à l’occasionde î’anatomie'du tissu musculaire des parois du cœur et de celui des valvules. J’ajouterai seulement que l’abaissement des valvules est en quelque sorte passifs comme la dj^stoleventi’iculaire à laquelle' il est isochrone ; tandis que leur redressement est réellement comme jusqu’à un cerculaire qu’il accompagne , et dont il est , la systole venti’itain point,, un des éléments.
Quant aux mouvements d’abaissement et de redressement des valvules artérielles ou semi-lunaires, il est purement mécanique etpassij, comme celui des soupapes d’une machine ordinaire. L’abaissement a lieu lorsque les ventricules lancentia colonnè sanguine à travers les orifices aortique et pulmonaire, et le redressement s’opère lorsqu’à la systole ventriculaire succède la diastole : celle-ci attii’e en quelque sorte du côté du cœur les valvules abaissées, en même temps que la réaction de l’artère pulmonaire et de l’aorte, pressant de toutes parts le sang qu’elles contiennent, tend en partie à le faire reculer vers le cœur, effort qui a pour effet de soulever les valvules et de les repousser de manière à ce qu’elles s’adossent par leurs faces correspondantes. .
De même que les mouvemens de systole et de diastole des ventricules et des oreillettes sont tellement ordonnés, que la systole des premiers est isochrone à la diastole des