‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 53 sur 88 · ARTICLE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

ARTICLE SEPTIÈME

CONSIDÉTlATiOKS ÈÉrrÉnALES'SÜR LE TRAlTEMENt DRS MALADIES DD COEUR.

Malgré l’assertion contraire de quelques mauvais esprits, c’est surrtout sous le point de vue du traitement, qu’une saine théorie et une classification méthodique des maladies sont un objet de la plus haute importance. Privé de cet utile flambeau , le médecin marche au hasard dans le sentier périlleux de la pratique ; et dans l’espèce d’aveuglement où il se trouve ainsi plongé, ce n’est qu’exceptionnel lement que l’empyrisme proprement dit vient lui fournir tous les moyens dont il a besoin. Cette vérité générale trouve sur-tout sou application dans le traitement des maladies si variées du centre circulatoire; et il n’en est point dont on puisse dire avec plus de raison, que pour les bien traiter ^ il Jaut les bien connaître. Si tous les médecins en avalent, en effet, une connaissance^approfondie , nous ne verrions pas , chaque jour , saigner, comme atteintes de graves maladies organiques du cœur, de malheureuses chlorotiques qu’on ne peut guérir ou soulager que par l’emploi bien ordonné des toniques et des ferrugineux ; ni , par une erreur contraire, non moins déplorable, prodiguer uniquement les antispasmodiques sous toutes les formes a des malades chez lesquels on ne volt que des palpitations et une dyspnée nerveuses, bien qu’ils soient affectés d’une véritable maladie

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