Mort dans la soirée
Jutopsie cadav. 36 heures après la mort.
La face interne du péricarde est recouverte, dans toute son étendue, d’une fausse membrane, de l’épaisseur d’une ligne. Cette production , rougeâtre , rugueuse , se détachait assez facilement avec le scalpel , et au-dessous d’elle le péricarde était transparent, parfaitement sain.
La cavité du péi’icarde contenait une assez grande quantité d’un liquide séro-sanguinolent.
Cœur un peu plus volumineux qu’h l’état normal. Une concréliou polypiforme très étendue occupait l’intérieur
de l’aoiTe , depuis son origine jusqu’à la division de la crosse; et se prolongeait même dans les artères qui naissent de cette dernière. — Poumons sains. Légères adhérences anciennes sur le poumon gauche.
Membranes céi’ébrales , fortement injectées, ainsi que la substance corticale du cerveau; peu de sérosité dans les ventricules.
Les intestins et les autres organes u’ofïraient rien de rernarauable.
RÉFLEXIONS
Dans les précédentes observations , l’exsudation membraneuse sécrétée par le péricarde enflammé n’a point présenté des caractères tranchés d’organisation. Il n’en sera pas de même dans les observations qui vont suivre : celles-ci nous üfïriront des rudiments, du passage de la matière plastique de l’état amorphe à l’état de ^issii organisé, ou bien les caractères d’une véritable transformation celluleuse ou cellulo-fîbreuse. Ou se tromperait, d’ailleurs, si l’on croyait qu’il est besoin d’une semaine et plus pour que le produit pseudo-membraneux manifeste des efforts d’organisation : il tend réellement à s’organiser, immédiatement après sa séparation , sa précipitation de la matière séreuse ; mais cette tendance reste en quelque sorte sans effet bien marqué tant que persiste la période suppurutoire.
SECONDE CATÉG. d’observations DE PERICARDITE. 36 1