‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 6 sur 88 · IDÉE GÉNÉRALE DU COEUR · texte numérisé non relu

IDÉE GÉNÉRALE DU COEUR

cule droit s^lève une autre artère désignée sous le nom de pulmonaire ,

Surmontées, à leur partie antérieure , de Y appendice azfnca/ai're (sorte de prolongement qu’on a comparé à une oreille de chien, et dont le boi’d libre est découpé), les oreillettes reçoivent l’insertion de plusieurs veines , qui sont, pour la droite, les veines caves supérieure et in* férieure, et, pour la gauche, les quatre veines pulmo-* naires. Ce rapport des différentes parties du cœur avec les gros vaisseaux, a fait nommer le ventricule droit, v6n~ triculé pulmoftaire; le gauche, ventricule aortique} l’oréifleite droite, veines caves et lorerliette gau-

che, sinus des veines pulmonaires .

Les quatre cavités dont le cœur est Composé ont des pârois d’inégale épaisseur. Ces cavités sont disposées de nïanièi’e que les cavités gauches et droites, ainsi qu’il a été déjà dit , ne communiquent point immédiatement les unes avec les autres (i). Mais les deux cavités d« chacune des moitiés du cœur communiquent entre elles au moyen d’une ouverture à laquelle on donne le nom d’orifice auriculo-ventriculaire. On voit à l’intérieur des oreillettes, les orifices des veines caves et pulmonaires. De toutes ces veines, la seule dont l’oiifice soit garni d’une Valvule, est la veine cave inférieure. Cette valvule, quèl’oU appelle ordinairement valvule d'Eustache^ est beaucoup trop étroite pour pouvoir fermer entièrement l’orifice auquel elle est adaptée. La cavité de l’orcilletle droite offre encore l’ouverture des veines cardiaques ou coronaires.

L’oreillette d’un côté est séparée de celle du côté opposé

(i) Celle communicalion a lieu dans le fœtus j mais chez l’individu qui a respiré , clic constitue up véritable vice de conformation dont nous parlerons ailleurs.

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par une cloison commune , qui présente , à l’intérieur de l’oreillette droite, un légerenfonceraeut presque circulaire que l’on appelleyo5^e ovale, et qui est la trace d’une ouverture qui ne se rencontre dans l’état sain que cliez le fœtus : cette ouverture est connue sous le nom de trou de Botal.

La cavité des ventricules, séparés l’un de l’autre par une cloison commune , présente les orifices des artères pulmonaire et aorte.

Les orifices aortique et pulmonaire , ainsi que les orifices auriculo-ventriculaires droit et gauche, sont munis de replis membraneux que l’on désigne sous le nom de 'valvules. Les valvules aortiques et pulmonaires sont au nombre de trois pour chaque orifice , et elles sont désignées sous le nom de valvules sygmoïdes, dénomination qui donne une idée assez exacte de leur configuration J elles portent aussi le nom de semi-lunaires. Le bord libre de chacune de ces valvules offre à sa partie moyenne un petit tubercule que l’on appelle tubercule d' Arantius. Les valvules qui sont adaptées aux orifices auriculo-ventriculaires ont leur bord libre découpé en un gi’and nombre de dentelures, et, de plus , profondément divisé en trols^ languettes principales dans le ventricule droit, et en deux seulement dans le ventricule gauche. C’est d’après cette disposition que l’on a donné le nom de valvule tricuspide ou triglochyne à celle qui borde l’orifice auriculo- ventriculaire droit, et le nom de bicuspide ou mitrale, à la valvule auriculo-ventrlculalre gauche. Lorsque les valvules sont relevées, elles boùchent en quelque sorte hermétiquement, à la manière de soupapes, les orifices auxquels elles sont adaptées.

Les orifices auriculo-ventriculaires , dont la circonférence est elliptique , tandis que celle des orifices aortique et pulmonaire est circulaire, sont bordés par une ligne ou zône blanchâtre, plus apparente du côté des

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oreillettes, et qui est due à la saillie formée par un anneau fibreux ou tendineux , renfermé dans l’epaisseur même du cœur. Yu du côté de l’oreillette , l’orifice auriculo-ventriculaire gauche est comme plissé ou froncé , disposition qui , lorsqu’elle est très prononcée , rappelle celle de Tanus.

La cavité des deux ventricules n’offre pas exactement la même forme: celle du droit est irrégulièrement arrondie, ovoïde , celle du gauche est conoïde. La cavité du premier est plus large que celle du second , tandis que cette dernière a plus de hauteur ou de longueur que la première. Dans un cœur que j’ai actuellement sous les yeux, la circonférence de la cavité du ventricule droit est de six pouces , et celle de la cavité du ventricule gauche, de quatre pouces; la hauteur ou la longueur de cette dernière cavité est de trois pouces, et celle du ventricule droit, de deux pouces deux ou trois lignes. La cavité clu ventricule droit ne descendant pas aussi basque celle du gauche, il s’ensuit que la pointe du cœur appartient réellement tout entière et exclusivement au ventricule gauche. La direction de la cavité du ventricule dx’oit n’est point parallèle à celle de la cavité du ventricule gauche : au contraire, l’axe de la première, prolongé idéalement, croise, à angle aigu, l’axe de la seconde. Mais examinons de plus près encore la disposition de la cavité de chaque ventricule : c’est encore là un point intéressant d’anatomie que nos devanciers ont à peine effleuré.

La cavité de chaque ventricule se compose de deux portions bien distinctes : l’une sembouche en quelque sorte directement avec l’orifice auriculo-ventrlcu- Jaire; l’autre s’embouche, au contraire , avec l’orifice artériel qui se trouve à la base de chaque ventricule. Ces deux portions de la cavité ventriculaire ne se comportent pas lout-à-falt de la même manière à droite et à

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gauche. Dans le ventricule droit, la portion pulmoncdre (je rappelle ainsi parce qu'elle s'ouvre dans l’artère pulïrioüaire ) d'unit à la portion auriculaire (celle qui s’ou-^ vre dans l’orëîllelte ), en formant une espèce d’angle dont le sinus est tourné en haut.

Da ns le ventricule gauche, la région ou portion aortique et la région ou portion auriculaire , sont situées parallèlement l'une à côté de l’autrè, et affectent une difectioh verticale (i). Elles sont séparées l’une de l’aüU’e par là lame droite ou antérieure de là valvulé bicuspide èt par deux grosses colonneè charnues qui' vont s'y insérer âü moyen de nombreux tendons : c’est au-dessows, en arrière èt en dehors de cette sorte de cloison ou de pont que se trouve là portion aurlculairé, tandis que la portion aortiqùe, plus grande qué l'autre, est située audessus, en avant et eu dedans. Elles comrriuniqnent largement Tunè avec l’autre à l’ehdroit de riutervalle qüi sépare les deüi Volurairièuses colonnes indiquées cidessus et sur lesquelles je vais revenir uii peu plus bas.

C’est dans là portion auriculaire rie Tun et l’autre ventricule que se voient les principales colonnes charnues.

11 est inôine une bonne partie de la région aortique et de la région pulmonaire qui s’en trouve entièrement dépourvue. Celles qui s’y rencontrent sont fort petites, entrecroisées et ne vont point s’insérer aux vàlvules, comme le font les principales de celles que présentent les portions auriculaire.s.

Gela étant posé sur la structure externe du cœur , arrivons à la détermination èt à la description succincte des éléments constituants et, si l’on peut, ainsi dire, des tissus générateurs de cet organe.

(i) En raison de la forme conique du ventricule , ces deux régions vOnl en se rnpprocliant l’une de l’autre à ru,6.suré ({u’cllds se portent de lo base de.ee venlt-iculc à ta pointe ; elles ne donc pas exactement paralièles.

description des tissus du coeur.

ARTICLE SECOND

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