SECTION DEUXIÈME
ARTICLE PREMIER
description des lésions anatomiques.
Dans l’exposition des caractères anatomiqües de la péricardite , nous suivrons l’ordre d’après lequel nous avons classé nos observations.
§ Rf Période de congeslion sanguine et de sécre'lion pseudo-membraneuse
ou purulente.
Pour connaître complètement les caractères anatomiques de la péricardite, il faut examiner successivement et les modifications survenues dans la membrane enflammée, et celles du liquide qu’elle sécrète à l’état normal.
I. Le péricarde offre ordinairement une injection capillaix’e plus ou moins prononcée et par suite une rougeur plus ou moins vive. Toutefois, il est des cas où cette injection et cette rougeur sont presque nulles : ces cas sont surtout ceux où la mort est survenue avec une grande rapidité. Sans doute , la rougeur et l’injection existaient pendant la vie; mais comme l’inflammation n’avait pas duré assez long-temps pour fixer une partie du sang dans les parties où il avait afflué, elles avaient disparu après la mort , comme on voit certaines rougeurs des joues ou des conjonctives, par exemple , se dissiper entièrement queL ques instants après la mort. Il ne faut pas oublier dénoter que la rougeur et l’injection, quand elles existent, occupent plus encore le tissu cellulaire sous-jacent à la membrane séreuse, que cette membrane elle-même.
On voit des cas où la rougeur n’estpasle résultat d’une simple injection, mais bien de l’effusion, de l’infiltration d’une certaine quantité de sang, soit au-dessous de la
membrane séreuse, soit dans son propre tissu. Alors la rougeur se présente sous l’aspect de tacbes, de plaques plus ou moins étendues, de bandes ou de rubans plus ou moins larges et plus ou moins longs. Il semble ici que la membrane soit teinte ou imbibée de sang (i). Au reste, je ne crois pas devoir insister plus long-temps sur les nombreuses variétés que peuvent pi’ésenter et la rougeur et l’injection dans la péricardite. De jdus amples considérations ne seraient convenablement placées que dans l’bistoire des caractères anatomiques de l’inflammation des membranes séreuses en général.
L’épaisseur du péricarde , sa transparence , sa consistance n’oflrent, en général, aucun changement bien notable. Toutefois, le péricai'de paraît, dans certains cas, un peu plus épais et moins transparent qu’à l’état sain. Lorsque l’épanchement est presque nul , le péricarde est moins poli, moins doux au toucher qu’à l’état normal; quelquefois , il est tout-3-fait sec, luisant et comme poisseux au toucher.
Le péricarde se détache plus facilement aussi de la surface du cœur ; et c’est après l’avoir ainsi séparé , que l’on trouve une injection, une rougeur plus ou moins prononcée, et quelquefois même de l’infiltration sanguine dans ie tissu cellulaire sous-péricardique.
• Le péricarde est plus ou moins distendu, d’ailleurs, suivant la quantité de la matlèi’e épanchée, dont Jious allons maintenant exposer les caractères.
IL Le liquide que sécrète normalement le péricarde est j modifié par la péricardite aiguë, sous le double l’apport ■ desa quantité et de sa qualité ou de sa composition. C’est sous ce dernier rapport que se distingue surtout la péricardite de Thydro-pérlcarde, qu’il soit aelifou passif, puisque dans cette dernière maladie la qualité du liquldecon-
(i) Dans le» ca* fie péricardite htinionha^iquc, le péricarde offre parfois une véritable irnbibilion sanguine.
tenu dans le péricarde, est sensiblement la même que celle de lasérosité noi’malement sécrétée par celle membrane.
Quoi qu’il eu soit, le produit sécrétoire de la péricardite offre plusieurs différences , que nous allons étudier toui’- à-tour.
10 Ordinairement le produit péricardi tique se coagule bientôt à l’instar du sang, c’est-à-dire qu’il se sépare en deux parties, l’une liquide, plus ou moins trouble et floconneuse , l’autre concrète , fibrineuse , qu’on désigne généralement sous le nom de pseudo- membrane ou fausse membrane , lymphe plastique, coagulable, organisahle. Dans quelques cas, cette coagulation est, pour ainsi dire, confuse , et répancliemenl se présente alors sous la forme d’un liquide caillebotté.
Cette espèce d’épanchement comprend deux variétés : dans l’une de ces variétés, la partie liquide de l’épanchement n’est autre chose que de la sérosité ; dans l’autre variété , le liquide est rouge , sanguinolent, et plusieurs auteurs ont désigné sous le nom de péricardite hémorrhagique cette variété de la péricardite pseudomembraneuse , dans laquelle effectivement une quantité plus ou moins considérable de sang se trouve mêlée à la parue séreuse de l’épanchement.
Les rapports proportionnels de la partie liquide et de la partie concrète de l’épanchement péricarditique sont assez variables. Quelquefois l’épanchement est presque uniquement composé de masses pseudo-membraneuses , imbibées d’un liquide séreux ou séro-sanguinolent; mais dans le plus grand nombre des cas, ces masses pseudo-membraneuses baignent au milieu d’une quantité assez considérable du liquide dont il s’agit. Cette quantité peut n’être que de quelques onces , ou bien, au contraire, s’élever à une ou plusieurs livres. Dans quelques-unes des observations que contient le mémoire de M. Louis, la quantité du liqûide a été
évaluée à quatre livres. Dans un cas rapporté par Corvisart, le péricarde renfermait près de deux pintes de liquide séro-purulent.
20 Dans quelques cas de péricardite , l’épancliement , au lieu de se partager en deux parties , comme il vient d’être dit , est formé par un liquide homogène, bien lié, inodore, crémeux, d’un blanc grisâtre ou verdâtre, qui n’est autre chose que du véritable pus. La quantité de l’épanchement purulent varie, d’ailleurs, comme celle de l’épanchement séro-pseudo-memhraneux dont il a été question plus haut.
Occupons-nous maintenant de la matière plastique , concrescible et organisahle, que l’on rencontre si souvent à la suite de là péricardite.
La quantité de la matière pseuc^o-memhraneuse est très variable. On en trouve quelquefois à peine quelques gros, tandis que dans d’autres cas on en recueille plusieurs onces. La fausse membrane se dépose parfois en masses confuses et pour ainsi dire amorphes , mais le plus souvent elle revêt les deux feuillets du péricarde , le feuillet cardiaque surtout, et y adhère plus ou moins intimément, selon l’époque de sa formation, et selon qu’elle est naturellement plus ou moins glutlneuse. L’épaisseur de la fausse membrane varie entre une fraction de ligne et plusieurs lignes.
La disposition, la configuration de la surface libre de la fausse membrane offre, dans la péricardite , quelques particularités que l’on ne trouve pas dans les pseudomembranes produites par Linflammatiou des autres membi’anes séreuses. Cette surface est inégale, aréolée, disposition qui n’avait point échappé à la sagacité de Gorvisart, et dont cet illustre observateur croyait avoir donné l’idée la plus exacte, en la comparant à lasurjacs interne du bonnet ou second estomac du veau. Lorsque le cœur est enveloppé de toutes p.a.s par la fausse membrane ru-
gueuse , inégale , chagrinée, dont il est ici question , son aspect rappelle assez bien, ainsi qu’on l’a déjà dit, celui d’uu ananas ou d’une pomme de pin. La disposition réticulée est plus ou moins régulière : dans certains cas, cette régularité est telle, qu’elle ne saurait être mieux comparée qu’à celle des cellules d’un gâteau de miel. Quand la disposition réticulée est moins régulière, M. Hope l’a comparée , avec assez de bonheur, à ce qu’on observe lorsque l’on vient à séparer deux assiettes plates qu’on avait appliquées l’une contre l’autre api*ès les avoir préliminairement enduites de beurre mou. La rudesse et la villosité de la surface du péricarde lui donnentaussi , dans certains cas, beaucoup de ressemblance avec la langue du chat.
Pour expliquer la remarquable disposition que nous signalons ici et que ne présentent pas les fausses membranes des auti’es membranes séreuses, il faut, je crois, faire intervenir la condition des mouvements continuels dout le cœur est agité, ce qui doit amener des froncements, des dépressions dans la pseudo-membrane qui l’enveloppe. Ne trouve-t-on pas ici une sorte de répétition sans cesse renouvelée de l’expérience indiquée par M. Hope , savoir la séparation brusque de deux surfaces enduites d’une matière molle ou de consistance de beurre mou ?
La matière pseudo-membraneuse récente est d’une consistance assez faible, semblable à celle del’albumine coagulée, ou mieux encoi’e à celle de la croûte que l’on trouve à la surface du caillot du sang retiré des veines d’un individu affecté de quelque inflammation aiguë, telle qu’une pleuro-pneumonie, un rhumatisme articulaire intense,etc. La couleur delà matière pseudo-membraneuse est jaunâtre (couleur de paille claire, selon M. Hope ) ou d’un blanc grisâtre. Elle estquelquefois rougeâtre. Dans ce dernier cas, suivant M. Hope , cette fausse membrane sécrète ordinairement un liquide sanguinolent. Cela peut être; mais ce
qu’il y a de certain, c’est que le plus souvent la couleur rouge de la fausse membrane est due à son imbibilion par le liquide sanguinolent que contient le péricarde. La pseudo-membrane jouit d’une certaine élasticité et offre quelquefois une ténacité comparable à celle du gluten.
C’est une chose vraiment extraordinaire que la rapidité avec laquelle s’opèi'e l’épancbement péricarditique , comme le démontrent plusieurs de nos observations et particulièrement les deux premières.
Un phénomène également bien digne de remarque , c’est la presque instantanéité avec laquelle commence à s’organiser la matière plastique de l’épanchement , surtout dans les cas de péricardite modérée : il semble alors que les faces opposées du péricarde s’agglutinent a l’instar des lèvres d’une plaie récente, et que l’espèce de colle vivante ou du moins viable , qui les unit, passe, avec la même facilité que dans ce dernier cas, de l’état amorphe à l’état de vascularisation d’abord , puis de cellulosité. Les observations multipliées que nous avons faites sur la couenne du sang inflammatoire , nous ont pour ainsi dire permis de prendre la nature sur le fait dans ses opérations d’organisation des fausses membranes. Nous nous sommes convaincu par d’innombrables expériences, que la couenne vraiment inflammatoire du sang (celle qu’on observe, par exemple, dans un violent rhumatisme articulaire aigu) offre, sous divers rapports, la plus grande ressemblance avec la matière glutineuse ou concrète d’un épanchement produit par l’inflammation des membranes séreuses. Hé bien , au bout de quelques heures de repos du sang, la couenne inflammatoire présente l’aspect membraneux, et nous avons même cru , dans quelques cas , y reconnaître des rudiments de vaisseaux, analogues à ceux qu’on découvre, dès les premiers jours de sa formation, dans la matière plastique de 1 cpanchemeiit Inllammaloire des membranes séreuses.
L’adliéreuce de la lace inférieure de la couenne inflammatoire avec la stirface du caillot, peut être comparée à ladhéi'ence de la face externe de la fausse membrane avec la face libre de la membrane séreuse enflammée, et la rétraction de la couenne produit le renversement des bords du caillot, comme la fausse membi’ane qui se forme à la surface d’une plaie qui suppure en tire peu à peu la circonférence vers le centre (i).
§ II. Périodes de l’organisation définitive des fausses membranes et de leurs transformations diverses.
Nous réunissons dans un même paragraphe ces deux périodes , sur cbacune desquelles nous avons rapporté des faits particuliers , attendu qu’elles ne sont réellement que la continuation l’une de l’autre , et qu’elles dlflerent moins par le fond que par la forme , moins par leurs caractères essentiels que par les circonstances accidentelles dont elles peuvent être environnées.
lO Dans ces périodes qui appartiennent surtout à la péricardile chronique, le péricarde s’épaissit, s’byperlropbie comme presque tous les autres tissus chroniquement enflammés; toutefois, cet épaississementa bien plus souvent son siège dans le tissu cellulaire sous- péricardique ou dans le feuillet fibreux sous-jacent au péricarde, que dans cette membrane elle-même. D’autres fois, l’épaississement tient à l’organisation d’une couche pseudo-membraneuse, tellement adhérente au péricarde, qu’elle semble, au premier abord , faire corps avec lui. Mais on peut, au moyen de la pince, enlever cette fausse membrane organisée , ainsi
(i) Nous poursuivrions encore.nos réflexions sur cet intéressant sujet, s’il ne constituait une question de l’iiistoirc générale de l’inflammation bien plus qu’une question spéciale de l’histoire de la péricardite. C’est pour la même raison que dans le paragraphe qui va suivre, nous nous abstiendrons de longs commentaires.
448 Histoire générale de la péricardite.
que ]a couche celluleuse qui l’unit au péricarde- et l’on voit alors que celui-ci a conservé son épaisseur normale.
Lorsque le péricarde a été chroniquement enflammé , non-seulement les vaisseaux, capillaires sous-jacents , mais aussi les branches vasculaires dont iis naissent, sont plus développés qu’à l’état normal.
20 Quelquefois , outre les fausses membranes organisées déjà en partie ou en totalité, on trouve une certaine quantité de pus dans la cavité du péricarde chroniquement enflammé. Souvent, au lieu d’un véritable pus, on y rencontre une sérosité, tantôt plus ou moins floconneuse et trouble , tantôt claire et limpide, 'mêlée ou non d’une certaine quantité de sang.
Quant à la matière plastique, dont nous avons précédemment parlé, elle éprouve diverses métamorphoses, da ns le cours ou, si l’on veut, dans l’évolution complète de la péricardite. A sa place , il n’existe parfois que des adhérences cellulaires générales ou partielles, ou bien de simples brides s’étendant d’un des feuillets du péricarde à l’autre. Au lieu de brides et d’adhérences , on rencontre chez d’autres sujets , de véritables fausses-memhranes organisées , qui doublent en quelque sorte le péricarde et en augmentent l’épaisseur, ainsi qu’il a été dit plus haut. Ces fausses membranes sont ordinairement partielles : elles ont, pour la plupart, une teinte opaline, blanchâtre, laiteuse, qui tranche sur le fond transparent du péricarde. On désigne vulgairement ces fausses membranes partielles sous le nom de taches ou plaques laiteuses : ce n’est pas seulement à la surface du cœur qu’on les observe, on les trouve fort souvent sur la portion des gros vaisseaux autour de laquelle le péricarde se déploie, et particulièrement sur l’origine de l’aorte. Ces fausses membranes sont ordinairement cellulo-Cbreuses ou fibreuses. Mais elles passent quelquefois à l’état fibro-cartllagineux ou même osseux , comme la matière
gela li ni forme sécrétée par le périoste emflamraé. Il y a des cas dans lesquels le cœur semble enveloppé d’une sorte de coque osseuse. Parfois la cartilaginifîcation et l’ossification s*opèrent directement, immédiatement, dans le tissu fibreux du péricarde. Les lois de cette transformation sont sans doute à peu près les mêmes que celles qui, dans l’évolution normale, régissent le passage successif de certains tissus, tels que le périoste à l’état cartilagi' neux et osseux.
Au lieu des adhérences et des fausses membranes cidessus indiquées, le péricarde offre quelquefois des granulations et de petites végétations de forme diverse.
L’épanchement liquide ou même la simple exsudation de fausses membranes très épaisses, exercent quelquefois sur le cœur une compression qui en détermine l’atrophie. Nous avons i-apporté des cas dans lesquels cet organe , pressé de toutes parts et comme étoulfé par les énormes masses pseudo-membraneuses qui pesaient sur lui , avait perdu la moitié ou | plus encore de son volume, et se trouvait atrophié comme un poumon long- temps comprimé par un épanchement pleurétique.
Je ne ferai que rappeler ici quelques-unes des altérations que l’on rencontre à l’intérieur des cavités du cœur, dans beaucoup de cas de péricardite aiguë. La membrane interne du cœur est quelquefois rouge , peut-être légèrement épaissie et tomenteuse; la rougeur occupe surtout les valvules qui sont bourso uf fiées , sensiblement épaissies ou même fongueuses, principalement à leur bord libre. En même temps, on rencontre des caillols de sang plus ou moins abondants, et dont quelques-uns sont manifestement antérieurs à la mort.
Dans la péricardite chronique , rien n’est plus commun que de trouver sur le tissu séro- fibreux intérieur du cœur, des altérations essentiellement les mêmes que I. 29
45o histoire générale Dp LA RÉIUGARPITE.
celles du tissu séro-fîbreux externe. nos observa-
tions particulières), (i)
Le tissu musculaire du cœur peut , comme les tissus séreiix, fibreux et cellulaire du meoie organe , s’épaissir, s’bypertropbler, et l’on n’a pas oublié, sans doute, que nous avons rapporté quelques cas où lepaississemenl, l’induration comme squirrheuse du feuillet viscéral du péricarde avait envahi les couches musculaires les plus voisines. Au lieu d’une hypertrojdiiepure et simple, ou d’une sorte de cartllaginification , le tissu musculaire du cœur offre quelquefois un ramollissement, une friabilité plus ou moins considérables. Tantôt ce ramollissement est accompagné d’une teinte d’un rouge foncé de la substance musculaire (ramollissement rouge ou brun); tantôt, au contraire, il coïncide avec une notable décoloration de cette substance (ramollissement jaunâtre ou blanchâtre). M. Laënnec n’a signalé que cette dernière espèce de coloration. «r Dans La péricardite chronique , dit-il , quelque-
(i) Il y a long-lemps que j’avais conçu le projet de produire arlificiellemeiU des péricardites chez les animaux , pour voir si , dans ces cas , il survenait plus ou moins fre'quemment des endocardites. Les circonstances ne m’ont pas permis jusqu’ici d’exëculerce projet. Mais un élève distingué de notre Clinique, M. Desclaux, vient de l'aire les expériences dont il s’agit. Or, il résulte de ses reeherches , que constamment, ou à peu près, il a rencontié chez les lapins dont il a enflammé le péricarde, les caractères anatomiques d’une endocardita. Il m’a montré aujourd’hui même ( 24 novembre i834 ) nn cœur de lapin qui a succombé au 5' jour d’une péricardite expérimentale. La face interne du péricarde est recouverte de toutes parts par une fausse membrane nréolée , villeuse, rude comme la langue du cbat, et déjà l’on y voit des vaisseaux de nouvelle formation et des adhérences lilamentcuses. La membrane interne est d’un rouge vif et les valvules ( surtout les gauches ) sont sensiblement épaissies ; la valvule bicuspide est même véritablement boursoufflée et fongueuse à sou bord Jibre. 1/expérimcnlatiou sur les animaux vient donc conlirmer ce que la Clinique nous avait appris, savoir que dans presquetoutes les violentes péricardites, il survient aussi une cndocanliie.Ho\xi aurons occasion de revenir plus loin sur le fait imporlaul dont il s’agit.
EXPOSITION DES SYMPTÔMES DE LA. PÉRICARDITE. i
fois f la substance musculair e du cœur est décolorée et blanchâtre , comme si on l’eût fait macérer pendant plusieurs jours dans l’eau ». La parlicularilé dont parle ici M. Laënnec ma paru coïncider exclusivement avec l’espèce de péricardite chronique, dans laquelle l’épanchement est presque entièrement séreux, comme dans l’hydro-péricarde proprement dite. La surface du cœur baignant continuellement et macérant véritablement dans le liquide, blanchit en effet, et prend une teinte pâle ou même lactescente. Mais celte coloration ne s’étend que très rarement à une gi’ande profondeur de la substance musculaire du cœur : elle s’ax’rête à ses premières couches , et quelquefois même elle n’occupe réellement que le feuillet séi’eux et le tissu cellulaire sous-jatent. ( Voy. l’hist. de l’hydro-péricarde. )
ARTICLE SECOND