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OBSERV. DE PÉRIC. TERMINÉE PAR LA GUÉRISON

\]T\nes jumenteuses, déposant en abondance une matière furfuracée.

Pouls à 1 16- 120.

Saignée de 3 palettes.

i6. Sérosité claire, abondante, dans la saignée de la veille; le caillot est recouvert d’une couenne dense, élastique.

Pouls à J o8 ; urines moins chargées.

On sent toujours très distinctement au toucher les battements dû cœur ; les bruits sont un peu obscurs , mais sans souffle.

1 7 au matin. Soulagement ; sueurs dans la nuit; moins de fièvre (pouls à 92-96); les articulations du pied et du genou sont encore douloureuses. — Le soir, pouls à 116; peau chaude et moite.

Continuation de V opium et de la thridace.

18. Pouls à 96-100; respiration à 28-32 y genou droit douloureux, gonflé (il a i3 pouces de circonf. , tandis que le gauche n’a que 12 p. 4 üg* )•

Nouvelle saignée de 3 palelt. ; poud. de Dow., 1 8 gr.

19. Genou très douloureux encore; pouls à 120; peau chaude, moite; urines moins foncées en couleur, avec dépôt moins considérable, fortement acide comme les jours précédents.

26 sangs, sur le genou droit ; 3 bouill. de poul.

9,0 et 2 1 . Pouls à 92-96 ; la douleur du genou a disparu ; langue humide , blanche.

Bouillon et potage.

22 et 23. Il n’y a plus de douloureux que le pied droit. [Le demi-quart d'alimetits. )

24 et 25. La malade va très bien;, toutes les articulations sont libres, sans chaleur ni gonflement. (Pouls à 84; respir. à 16).

26, 27, 28, 29, 3o. Pointde rechute. Les battements et

les bruits du cœur sont tout-à-fait normaux. La malade mange successivement le quart et la demie.

Bains tièdes.

La malade sort le 8 juin, ayant repris ses forces.

L’auscultation et la percussion , pratiquées plusieurs fois dans les derniers jours que la malade a passés à l’hôpital, n’ont fourni aucun indice de maladie du cœur.

RÉFLEXIONS

11 n’a rien moins fallu que de nombreuses saignées générales et locales, pratiquées coup sur coup, pour triompher dè la double inflammation aiguë dont la femme qui fait le sujet de cette observation se trouvait atteinte.

Les fconditions au milieu desquelles cette femme avait contracté et le rhumatisme et la péricardite, étâifeht d’ailleurs assez défavorables. On se rappelle qu’elle n’élait accouchée que depuis une quinzaine de jours. Or , l’état puerpéral est, dans toutes les maladies, une circonstance des plus aggravantes. Cet état ne supporte pas toujours très bien les larges et copieuses saignées, et cependant ici , comme dans des cas plus favorables , elles sont très certainement le plus puissant moyen , la méthode la plus elEcace qu’on puisse opposer aux phlegmasies àiguës en général, et spécialement au rhumatisme articulaire aigu et a la péricardite.

Elles nous ont parfaitement réussi dans ce ca^. D’après les faits assez nombreux déjà que j’ai eu occasion de recueillir, il me paraît incontestable que la péricardite rhumatismale , toutes choses étant égales d’ailleurs , cède moins promptement que la péricardite simple ou la péricardite compliquée de pleurésie ou de pleuro-pneumonie modérée. Toutefois, grâce à l’énergique méthode suivant laquelle nous employons les émissions sanguines, les rhumatismes articulaires aigus, même quand ils sont compliqués de péricardite ou de pleurésie, ne persistent

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