G Y M N A S T IQUE . — M A S S A C. E
On arrive, à l'aide de la gymnastique et du massage, à la plupart des résultats trop vantés par OËrtel; on y arrive avec plus de prudence et la certitude de ne pas nuire.
Il ne faut pas appliquer au mot « gymnastique » une signification qu'il n'a pas, celle d'un exercice violent exécuté avec plus ou moins d'effort. Or, il existe deux espèces de méthodes en gymnastique : les méthodes française et suédoise.
La première, à l'usage surtout des gens bien portants, a pour but et résultat de favoriser le développement du muscle; la seconde, à l'usage non seulement des gens bien portants, maisaussi des malades, a pour but de favoriser la souplesse, et surtout la circulation du système musculaire. Celle-là, gymnastique de force ou athlétique, est destinée à augmenter la puissance contractile au delà de ses limites naturelles; celle-ci, gymnastique de douceur et hygiénique, tend à utiliser seulement la force corporelle. La gymnastique française suppose un effort plus ou moins violent et soutenu; la gymnastique suédoise cherche une action thérapeutique dans la multiplicité des contractions musculaires et dans l'amplitude des mouvements. Elle ne bannit pas complètement l'effort de ses procédés divers, mais elle le gradue, elle le dose comme un médicament, En un mot, il s'agit d'une gymnastique réellement médicale qui, visant la circulation artérielle et veineuse qu'elle active, les vaisseaux qu'elle dilate, le cœur périphérique qu'elle tonifie, peut être assimilée à la digitale des artères.
Depuis que j'étudie les cardiopathies artérielles, je me suis toujours efforcé de faire comprendre que jusqu'alors la thérapeutique s'est toujours beaucoup trop occupée du cœur central et pas assez du cœur périphé-