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RÉTRÉCISSEMENT MITRAL ^)00
Hope qui disait un peu théoriquement : « Lorsqu'il existe une inflammation des parties intérieures du cœur, elle peut occasionner de la douleur. » Stokes a été bien plus dans le vrai lorsqu'il s'est exprimé en ces termes : >< Si l'on prend en considération la fréquence si grande de la douleur cardiaque en dehors de toute atTection organique, et son absence dans les cas où les murmures valvulaires ont existé pendant très longtemps ; si l'on réfléchit aussi à ce fait, que la douleur s'associe rarement à d'anciennes altérations mécaniques des organes, et qu'elle peut se montrer dans l'hypertrophie simple avec dilatation du cœur, on arrivera forcément à la conviction que les douleurs cardiaques ne sont pas liées nécessairement à une aO'ection valvulaire, mais qu'elles se rattachent plutôt à des formes diverses de névralgies, avec ou sans affection organique du cœur. »
Telle est l'interprétation qu'il convient de donner à certains symptômes douloureux observés parfois dans le rétrécissement mitral et que l'on a tenté de rattacher à la dilatation de l'oreillette gauche, « celle-ci constituant l'histoire clinique et analomo-pathologique presque tout entière du rétrécissement mitral. ^ » 11 s'agirait donc de véritables douleurs auriculaires. Elles consistent en sensations pongitives, localisées, survenant tantôt spontanément au repos, tantôt provoquées par une marche, une fatigue, ou réveillées par une pression un peu forte. Correspondant à la région des deux oreillettes très distendues, elles prennent souvent l'aspect d'une névralgie, mais sans constituer une sorte de « point de côté auriculaire », ou donner la sensation d'une « barre transversale », comme on l'a écrit.
Cet état douloureux, de nature plutôt névralgique, n'est pas constant, de sorte que ce symptôme est loin d'avoir l'importance de la dyspnée qui, je le répète encore, ne manque jamais, aussi bien à la période de décompensation qu'à celle de compensation ou d'adaptation parfaite.