RÉTRÉCISSEMENT DE L'ARTÈRE PULMONAIRE
Historique.
Le rétrécissement de l'artère pulmonaire est congénital ou acquis.
On n'a connu d'abord que la première variété, et pendant longtemps on a contesté l'existence de la seconde. Cette distinction n'est pas acceptée par Duroziez pour la raison suivante : Il est possible, dit-il, que le rétrécissement acquis ait débuté dans l'utérus, et qu'il coïncide avec une communication interauriculaire. Nous verrons plus tard que pour une autre cause, par suite d'un traumatisme continu exercé sur le fœtus, on peut voir survenir un rétrécissement acquis, quoiqu'il date de la vie intra-utérine.
La première observation se trouve dans Morgagni. Elle concerne une jeune fille qui n'avait pas quitté le lit depuis son enfance et qui mourut à 16 ans. Le ventricule droit était élargi et hypertrophié, l'oreillett^ droite deux fois plus volumineuse et épaisse que la gauche. Le trou ovale conservé pouvait admettre le petit doigt. <i Les valvules sigmoïdes pulmonaires étaientcartilagineuses, et tellement unies par leur bord libre , qu'elles laissaient à peine au passage du sang un trou de la largeur d'une lentille «.
En 1777, Sandifort a signalé le rétrécissement pulmonaire congénital.
Deux autres faits ont encore été signalés par Bertin en 1824. Chez une femme de 57 ans on trouva à l'autopsie le trou de Botal non oblitéré, les cavités droites exlraordinairement hypertrophiées, et l'orifice de l'artère pulmonaire fermé par une cloison horizontale percée d'un trou de deux lignes et demie de diamètre, au delà duquel l'artère ne présentait rien de remarquable. Chez un homme de 2o ans, le rétrécissement était formé par un bourrelet fibreux et par un pilier du ventricule droit appliqué contre l'orifice de l'artère pulmonaire ^
Dans y allas d' analomie pathologique de Cruveilhier, il s'agit d'une trouvaille d'autopsie, et les lésions ont été bien décrites : orifice de l'artère pulmonaire rétréci par une sorte de diaphragme convexe à sa partie supérieure et
' Sandifoiît, 06s. anal, patli. Lugd. Bat. 4777. Bertin. Trailé des mal. du cœur. 1824. Par ces deux citations, on voit que G. Paul a commis une erreur historique en répétant après Friedreicti que la première observation de cette maladie appartient à Crl-