‹ Traité clinique des maladies du cœur et de l'aorte [electronic resource] (volume 3)Chapitre 31 sur 62 · I.NSUFFISANCR TlUCUSPIDIENNE · texte numérisé non relu

I.NSUFFISANCR TlUCUSPIDIENNE

de la direction du tronc brachio-céphalique droit ; se continuant presque en ligne droite avec la veine cave supérieure, il reçoit plus directement le choc de l'ondée récurrente, tandis qu'à gauche, le choc de Inondée est amorti par l'incurvation du tronc veineux brachio-céphalique.

Ce qui donne au pouls jugulaire toute sa valeur, c'est la connaissance exacte du moment de la révolution cardiaque auquel il correspond. Friedreich le premier appliqua le sphygmograpbe à l'étude du pouls veineux; à l'aide du polygraphe de Marey, enregistrant les pulsations du cœur, du pouls et des veines jugulaires, il démontra expérimentalement que l'onde rétrograde est synchrone avec la contraction venlriculaire. C'est le pouls vebieiix vrai^ systolique (positif des Allemands), pathognomonique de rinsufiisance tricuspide ; il faut savoir le différencier du pouls veineux faux ou négatif, dû à la contraction de l'oreillette hypertrophiée et qui est par conséquent présystolique.

Les épitbètes de « vrai » ou de « faux », appliquées à ces phénomènes sont mauvaises, car dans les deux cas il s'agit bien du pouls veineux; il est préférable de les appeler pouls systolique et présystolique. Le pouls veineux présystolique ne résulte pas d'une régurgitation franche de l'ondée sanguine de bas en haut ; il se produit sous l'influence de la contraction de l'oreillette hypertrophiée qui, par cette contraction, arrête assez brusquement la marche descendante du sang. On ne peut pas comparer cette oscillation dans la colonne sanguine à la régurgitation réelle qui se traduit par le pouls veineux systolique. Celui-ci démontre à la fois l'existence de l'inocclusion sigmoïdienne et de l'insuffisance de la valvule jugulaire (Mahot, Thamm)*.

Le pouls veineux systolique prouve donc toujours l'existence d'une insuffisance tricuspidienne; mais son absence n'est pas une preuve contre le diagnostic d'inocclusion venlriculaire droite. On cite un certain nombre d'observations où la régurgitation sanguine s'arrête aux veines caves et aux troncs brachio-céphaliques sans se faire sentir aux jugulaires, comme l'ont autrefois démontré les observations de Walshe, Bamberger et Thamm -. Un certain nombre d'autopsies a fait reconnaître une insuffisance tricuspidienne dans des cas où, pendant la vie, le pouls veineux n'avait pas été constaté.

On a signalé le pouls veineux à d'autres veines qu'aux jugulaires : aux velues brachiales (Homberg), aux veines superficielles des membres supérieurs (Graves), à la veine axillaire et aux veines de la face (Gendrin, Dagnini), à la veine mammaire et aux veines thoraciques (Walshe, Gendrin), aux veines thyroïdiennes (Gendrin, Friedreich), à celles du membre

' M.VHOT. 7/,(',se Pans, 1869. Th.uim. Beti. Idin. Wocli., 1809. — - \V.\lsue. Med. Times (lud 'j<i:-., ISiiT.

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