PATHOGÉNIE
Deux grandes théories pathogéniques sont en présence : celle de l'endocardite fœtale, celle des arrêts de développement.
1" Endocardite fcrlaic. — Celte endocardite qui reconnaît comme cause principale une maladie infectieuse de la mère, détermine une lésion le plus souvent orificielle ayant souvent comme siège d'élection l'orifice de l'artère pulmonaire. Celte lésion qui surprend le cœur au cours de son développement, entraîne à sa suite toute une série de conséquences qui lui sont subordonnées. Bouillaud le premier formula celte opinion soutenue ensuite par Cruveilhier. « On peut soutenir, écrit ce dernier auteur, que la perforation de la cloison interauriculaire et intervenlriculaire coïncidant avec un rétrécissement de l'origine de l'artère pulmonaire est la conséquence de ce rétrécissement. Celui-ci semble, dominer la lésion tout entière et les communications anormales sont les conséquences de ce rétrécissement. La nécessité d'une voie de dérivation pour le sang qui ne peut s'écouler par l'orifice rétréci de l'artère pulmonaire, explique d'une façon parfaitement nette l'arrêt de développement des cloisons ». Pour lui, la lésion orificielle de l'artère pulmonaire a pour cause une endocardite.
Cadet de Gassicourt admet aussi la théorie de l'endocardite fœtale, les anomalies subordonnées à la lésion, anomalies imposées par les nécessités physiologiques. « Pour que la vie puisse se maintenir après la naissance, il est indispensable que la circulation pulmonaire s'établisse ; pour que l'entrave à la circulation pulmonaire soit réduite au minimum, il est indispensable que cette circulation s'établisse par la voie la plus courte ».
Ces deux lois dominent la pathogénie des anomalies subordonnées, la pression tendant à s'équilibrer et le courant s'établissant naturellement des points oîi la pression est la plus forte vers ceux où elle est le moins élevée. Ainsi, pour compenser le rétrécissement de l'artère pulmonaire, le ventricule droit s'hyperlrophie d'abord, et il y a ensuite dérivation du