ÉVOLUTION
Il est difficile de décrire d'une manière précise la marche des affections congénitales du cœur; leurs variétés anatomiques sont si nombreuses qu'il faudrait alors passer en revue chaque cas particulier. Quoi qu'il en soit, certaines malformations sont incompatibles avec la vie extra-utérine : telles les oblitérations de l'artère pulmonaire ou de l'aorte sans persistance du canal artériel et sans rétablissement d'une circulation pulmonaire collatérale ; de même toutes les monstruosités, ectopies cardiaques entre autres.
Pour les affections congénitales compatibles avec la vie, « la mesure de la vie est en rapport exact avec le degré d'importance de l'entrave apportée à la circulation. Toutes les conditions qui laisseront la circulation plus libre et qui en diminueront la gêne, rendent la vie plus longue. Toutes les fois que l'artère pulmonaire sera saine ou peu altérée, la première condition sera remplie ; toutes les fois que la dérivation du sang sera facilitée,- la seconde condition sera réalisée. » (Cadet de (îassicourt.) Cruveilhier avait déjcà insisté sur ces faits. Aussi s"explique-t-on, que les
' FiiA\i;i)is Franck. Coiif/i-èx de l'avance)nenl des Sciences, 1878. — - Crstan. Socié/é iiiinfoniK/in'. 18;i'.l.