‹ Traité clinique des maladies du cœur et de l'aorte [electronic resource]Chapitre 33 sur 57 · lIrciiAKD. — .Maladies du cœur. ùdition. — n · texte numérisé non relu

lIrciiAKD. — .Maladies du cœur. ùdition. — n

MALADIES DU COEUR ET DE l'aORTE

Ce fait est très instructif : il montre d'abord une malade atteinte d'insuffisance de l'aorte avec dilatation de ce vaisseau et accès d'angine de poitrine vraie due au rétrécissement ou à l'oblitération des coronaires. L'endo-aortite devient de la péri-aortite, et cette dernière produit, par propagation inflammatoire, la névrite du plexus cardiaque et du phrénique, d'oîi les douleurs j^/î.Y'?/<'/c/-angineuses, permanentes et spontanées. La péricardile de la base se produit, et la névrite gagne les filets du plexus cervical superficiel avec lequel les nerfs phréniques présentent quelques connexions. A la faveur de celte extension phlegmasique, peutêtre aussi de causes infectieuses, on voit évoluer une névrite, c'est-à-dire un zona du plexus cervical superficiel, d'origine aortique.

Comme on le voit, loin de nier l'existence de la névrite cardiaque, je l'affirme au contraire. Mais, à l'encontre de ceux qui lui attribuent le principal rôle, le seul rôle dans la production de l'angine de poitrine, je ne la regarde que comme un élément 57</'«yo^//e aux lésions productrices de la sténocardie vraie. Lorsque la pneumonie se complique de pleurésie, on n'attribue pas à cette dernière une importance capitale, et on se garde bien de ne plus voir qu'elle dans ce complexus symptoraatique. Penser ainsi, ce serait commettre une grave erreur, semblable à celle des théoriciens qui ne voient plus que la névrite cardiaque dans l'aorlite, sans tenir compte de la sclérose des coronaires, parce que celle-ci présente une symptomatologie, non pas plus obscure, mais moins tapageuse.

Cette erreur n'est pas seulement grave au point de vue clinique ou théorique, ce qui serait de peu d'importance; elle est grave surtout, parce que, pendant de longues années, elle a entretenu des illusions thérapeutiques, en laissant préconiser seulement la médication révulsive comme l'unique ressource de notre intervention, et parce qu'elle ne nous a pas fait entrevoir la curabilité de l'angine de poitrine.

Page 1