BRUITS DU CŒUR
lQ.b
qu’on lit sur V explication des bruits physiologiques du cœur :
1° Premier bruit : contraction des ventricules; bruit sourd ; bruit inférieur, produit parle frottement du sang contre les parois des ventricules , les orifices et les parois des gros vaisseaux. 2° Deuxième bruit : contraction des oreillettes ; bruit clair, bruit supérieur résultant du frottement du sang contre les parois des oreillettes , les orifices auriculo-ventriculaires et la Cavité des ventricules. 5" Grand silence : le sang continue à distendre les oreillettes et les ventricules, ce liquide y aborde sans bruit, n’ayant plus d’impulsion suffisante (1) . »
« Quand on voit la moindre aspérité , le plus faible rétrécissement faire naître un bruit sensible , pour peu que le liquide soit animé d’une certaine force de progression ; quand , à la base du crâne , l'inflexion de la carotide produit , par le frottement accru du sang, un bruit si fort analogue aux bruits du cœur, qu’il a souvent été pris pour lui ou pour ce bruit même transmis par les parois vasculaires ; quand on peut en faire naître un semblable dans la fémorale, en la comprimant sur l’arcade des pubis; quand on connaît le bruit du bélier hydraulique , engendré par le brusque arrêt d’un courant d’eau dans un conduit; quand on avoue que les bruits anormaux du cœur sont le résultat du frottement du sang contre les valvules, comment peut-on dire , sans aveuglement ou sans prévention , que l’expérience etl’analogie ne fournissent que des preuves toutes contraires à notre théorie.
» Assurément, il n’y a pas encore identité parfaite entre tous ces bruits et ceux du cœur; mais leur refuser de l’analogie serait faire preuve de passion ou d’ignorance.
(1) On voit que, comme nous l’avons déjà noté, M. Pigeaux renonce enfin à l’opinion qui consiste à considérer le premier bruit comme isochrône à la diastole ventriculaire , et le second comme isochrone à la systole ventriculaire. En sorte qu’ aujourd’hui, cet auteur attribue le bruit clair à la cause qu’il assignait jadis au bruit sourd , et vice versâ. E sempke besk.
PHYSIOLOGIE DU COEUR
> Le choc du sang contre les valvules qui se ferment brusquement devant son passage et intefceptèrit son cours est assurément une des causes qui réndeht les 'bruits du cœur aussi secs 5 aussi frappés qu’ils le sont, ét les fait diÉférer des autres où cette condition ne se trouvé pas; mais én ellemême la cause du bruit est toujours identique , c’est toujours le fmttement du liquide en dîrcùlàtidii.
» Formés par le cours du sang qui fait vibrer lés parois du cœur, lés bruits dé cét orgaiié sont accrus par la sonoréité des parties environnaiités. 'Lorsque les valvules qui ferment l’issue d’une cavité cèdent aisément devant l’impülsidh du sang, le frottemëiît habituel dé ce liquide enpassant sur •elles produit bien un, peu dé bruit, mais ce bruit se^ôiifond avéc celui dés parties 'environnantes. Le cours dn sang'se’ tfoüve-t-il accéléré , le frotténaent accru d’au tahf contre lés valvules prddùît'le de souffle par l’ébranlemênt tout particulier qu’il communique à cés mem- 'bf ânes, il eh est encore de même quand la'résistarice ano'rinaie ides valvules' altérées accroît le'frottement du sang à leürsürfacé....
»En définitive , pour nous "fésüinér sur ce systetue, il nous semble rêühirtôütes les conditions pfopf ès à lé faire agréer.... Seul ehtfe'toüs il n’a pas besoin d’ùhe théorie accéssoiré pour rendre compte dés bruits anormaux, il jouit pâr conséquéht d’uné unité de principe qui lui est exclusive ; if tous lés bruits qui Se passent dans le sys¬
tème circulatoire; le frottement du sang ést'la cause première des bruits, la vibration dés parois du cœür ou des artères les produit immédiaténiént... .
» Si cette théorie n’a pas été adraiSe de prime abord, comme elle eût dû l’être, c’est évidemment moins à cause de ses principes qu’en raison des difficultés qui se présentaient dans son application, alors que nous mettions les contractions dés oreillettes en premier lieu et pour cause du bruitsonTd ;^avec lés rectifications qui y ont été faites,