‹ Traité clinique des maladies du cœurChapitre 46 sur 107 · DIFFICILES A APPRÉCIER · texte numérisé non relu

DIFFICILES A APPRÉCIER

» On fit glisser légèrement le doigt contre le sternum, et «l’on n’entendit pas de bruit manifeste ; on y fit de légères «frictions avec le cœur du cadavre : le son qui en résulta » ne ressemblait pas au bruit normal ou anormal du cœur. «Dans une autre expérience, lè doigt frottant avec force «la face postérieure du sternum, fit entendre quelques «bruits, mais différents de ceux du cœur. »

De ces expériences et d’autres dans lesquelles il fit également passer de l’eau à travers les cavités du cœur, les valvules étant tantôt conservées, tantôt détruites , M. Piorry conclut entre autres choses : é

1 “ Que le jeu des valvules ne produit pas le bruit du cœur; 2° Que les bruits du cœur droit sont plus forts que ceux du cœur gauche,

(1^ Précis élémentaire de physiologie , par F. Magendie; t. II, pag. 396-97 et 293. — 3' édit., 1833. — Depuis la publication de cette 3® édition, M. Magendie a développé la même théorie dans un mémoire lu à l’Institut.

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Enfin, M- Piorry aioufe (et c’est là, je dois l’avouer, une opinion bien singulière) qu’iL est tekîé d’atteibueu ee

BBÜIT SOCBD AUX CÔXTBACtlONS DU CCÊtJB GAUCHE , ET LE BBTJIT CLÀiB A CELLES DXJ COTÉ DBoiT. Toùtefoîs, ü pettsé qu OU doit ajourner l’adoption de cèttè explication , jusqu’à ce qu’il soit démontré que le -ventricule gauche et le ventricule droit hé sé contractent pas en même temps (i) ! ! !

Pour compléter rbistoirè dès principales opinions qui onl été émises sur les bruits du cœur , il ne me resté plus â signaler que céllé dé M. Hugb Carliië , démonstrateur à l’école d’anatomie dé Dublin, opinion qui constitue moins ùné tbédrié noüvèlle, qu’une modification de l’üné des précédentes. Suivant cèt auteur , lè premier brait est produit par la projection du sang hors dès -v'entriculés , et le second, par V obstacle qu’opposent les -valvules sigmoïdes au retour du sang dans les -ventricules (2).

§ III. Discussion des divers systèmes proposés pour l’explication des bruits du cœur.

Maintenant que nous avonè ünë parfaite connaissance dès principales explications des bruits du cœür, il nous reste une tâche difficilë â remplir , cëlle dé soumettre cés difFérentès explications à l’épreuvé d’une discussion juste et sévère, et de récbmmândér à l’adoption des léCteurs la théorie qui nous paraît le plus satisfaire â toutes les Conditions du problème.

Quelque différents que soient, d’ailléürs, les systèihës dont oh vient dé parcourir l’exposition, on voit qüe, sous

(1) On doit s’étonner que M. fiorry se soit plu à imàginer rhvpothèse d’une aussi étrange révolution dans le méèàhisine des battements du cœur. Rien ne lui était plus facile , en effet, que de constater, par voie expériitieniaie , que la contraction du ventricule droit est bien isochrone à celle du gauche.

(2) Third -meeting of the hritish association for the àdvancernent of science. — Cambridge, 1834.

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