BRUITS DU GQEÜR DU FOETUS
mère était dans un état des plus graves, m’aurait fait regarder comme infiniment probable que l’enfant avait cessé de vivre quelque temps avant son expulsion.
L’auseullation des bruits du cœur du fœtus pourra aussi, comme l’a déjà dit Laënnec, jeter une précieuse lumière sur le diagnostic de la grossesse multiple.
II. Le second bruit que l’on entend chez les femmes arrivées à l’un des quatre ou cinq derniers mois de la gestation , a été désigné par M. Kergaradec sous le nom de souffle placentaire, parce qu’il a cru qu’il se passait dans le placenta. Ce bruit, simple et non double comme le précédent, est isochrone au pouls de la -mère , et ressemble exactement au bruit de souffle que l’on produit en comprimant une grosse artère , telle que la crurale , la sous>el^vière ■, la carotide ou l’aorte elle-même (1). C’est particulièrement vers les parties latérales de l’abdpmen, vers les flancs , qu’il se fait entendre a son maximum. H existe quelquefois des deux côtés; mais ordinairement on he l’entend fortement que d’un seul côté, et alors , comme il a été déjà dit , c’est le plus souvent du côté opposé à celui ôù se rencontrent les bruits du cœur du feétu s.
Le souffle dit placentaire n’a pas la même valeur tokologique que le doublé bruit du cœur. J’ai rencontré quelques cas de grossesse où il était très faible ou même impossible à entendre ; et j d’un autre côté. Comme j’en rapporterai ei-déssous un remarquable eXèmplé, il peut exister dans des cas où il n’y a pas de grossesse.
Le bruit de souffle Ou de soufflet placentaire devient quelquefois un peu sibilant; mais je ne lui ai jamais vu revêtir les caractères dé ce bruit de soufflet sibilant continu dont nous avons étudié plus haut les diverses nuances* Laënnec
P) Depuis que ceci est écrit , j’ai rencontré quelques cas dans lesquels ce bruit est double, et j’ai cité plus haut un beau cas de ce genre (le souffle était sibilant ou musical dans ce cas).
ET SOUFFLE PLACENTAIRE. 27g
dit égalemeut l’avoir observé avec toutes les variétés dq bruit de soufflet, excepté le siffLenieat sur deux ou trois tons, divers [\).
111. 11 a été dit tout-à l’heure queM. l^ergaraçlec plaçait le siège dubrqit de souffle qpi nous occupa ap point d’insertion du pkcen.ta ; c’est à la çirpfflation du sang dp le mère dans celte partie qu’ij attribuait çe bruit. Laëpnep, s’appuyant spr la parfaite sinpilitudq qui existe entre Ip souffle placpn-, taii’e et le bruit de soufflet des grosses artères , pose en fait qu’il doit se passer dans les artères byppgastriqups , iliaques priipitives pp utérines. Il lui paraît certain que les artère^ hypogastriques ilia(|ues exterpes ne peuvent être le siégq du phénomène. Pt’un autrç côté, dit-il , j^térims. pouvaient indifférert^niept çloviner le hri^it de souf üet ,
Qji If sentirait dans tlf s points divers et dan^s phtsienrs à laJo§, et ppohahlerneeit ivi,ê\ne on sentirait distinçtenievt le çalikre de Vartére soufjluate^^ Ce qui semble le plqs prokablf à Laëpnec ^ c'est qiie le bruit e^t dQttj^épqr la branche artérielle qui sert pvin-> cipalepient à la nutrition du placeipta. Çornme La|pneç, îp pgnse que le souffle dit pfaeentaire n’ept autre phofte qpup brpit de soufflet de grosse artère; mais au lieu 4p lu Ipeglir! ser dans V artère qui sert principalement à la nutrition du^ pla-r^ çenta , artère quo je xxp pas , et qu’aucpp anatomiste
p’a, je crois, décpite, il y a lopg-ternps que je lui assigpg ppur siège au inoiqs très probahle Ips grps tropçs artériel^ sur lesquels pèsept ep quelque softe rutérus etlp produit de la çonception,* de telle sorte qpe le bruit dp goufflet é’or; pèreraitici à l’instar de celui qui a lieu quand on cpipprimo une grosse artère, extérieure , la crurale par exemple, ]Les objecliops de Lafoneç n’ont pas toute li^ Trieur qn^oppoui^ railleur supposer au premier aperçu, Tj^ pélèbre. observa-;
leur dit que si la tliéprie que nous spufenons était yraie le
(15 Le cas dont îj a été question dans la précédente note paraît être nii exgtapie de eeUe dernière espèce , et le premier que jîaie observé.