‹ Traité clinique des maladies du cœurChapitre 66 sur 107 · CAÜSES DES MALADIES DU CŒUR · texte numérisé non relu

CAÜSES DES MALADIES DU CŒUR

cata, les exercices violents, les imprudences de régime , les affections morales vives , etc. , etc. ; voilà une première catégorie de causes plus ou moins puissantes de maladies du cœur. Mais ce n’est pas tout : par une sorte de fâcheux privilège, le cœur étant un des organes les plus éminemment sympathiques , trouve dans quelques affections aiguës ou chroniques des autres organes, dans les maladies fébriles particulièrement, une nouvelle source d’états morbides, malheureusement encore trop peu étudiée avant nous.

Diverses maladies du cœur peuvent devenir causes déterminantes d’autres maladies de cet organe. C’est ainsi , par exemple, qü’un rétrécissement de quelqu’un des orifices finit par déterminer une dilatation de la cavité du cœur située derrière lui; que de violentes palpitations peuvent donner lieu ii la rupture d’une colonne charnue ou d’un tendon valvulaire, ou des parois du cœur elles-mêmes, etc. , etc.

» n’agissaient pas toujours avec la même intensité , et il aurait très bien pu » appeler celte diminution rémittence d’action. Mais le cœur lui seul dans le >; corps n’a, absolument parlant , ni intermittence, ni rémittence, il a rigou- » reusement pérennité d’action. {Il y a quelque exagération dans cette assertion » de Corvisarl , comme le 'prouve ce que nous avons dit à t* article Physiologie

# du cœur ; si le cœur se repose peu de temps, il se repose très fréquemment....) »Du moins, si le cœur accomplissait l’éporme série de ses pulsations, depuis » le moment où il commence à battre jusqu’à la mort, sans que rien tendît » à la troubler, sans qu’aucun obstacle le contraignît à des efforts nombreux

* et puissants Mais les cris, les vagissements de l’enfance, les ris, les » pleurs, la danse, la course, le saut, la lutte, l escrime, l’usage des instru- » ments à vent, la lecture, la déclamation, le chant, l’acte et les excès véné- » riens , les efforts de tous les genres , les altitudes de toutes les espèces , la » toux et toutes les autres affections morbifiques des organes de la respira- »tion, l’action musculaire, les inffuences atmosphériques ; voilà , certes, » une immensité effrayante de causes dont les effets sont inévitablement res- » sentis par le cœur, et qui sont autant d’entraves plus ou moins fortes à la » facilité, à la liberté et à la régularité de son action.... Oserai-je grossir le » tableau de ces entraves, en y ajoutant celles produites par la nature ou » l’abus de mille aliments ou assaisonnements divers, des boissons fermentées, » des âcres, des virus, des émanations, des métiers ?... » {Essai sur les maladies du cœur, dise, prél., p. xxvni et suiv.)

3p6 MALADIES DU; COEDR EBÎ GÉMÉRAL.

le, point de. vue de leur nature, les causes des malRdi€.s d^cce.ur peuvent être réduites à trois grandes classes, savoir t 1° les causes mécaniques et traumatiques;. 2° leseauges, pky'sicQ-chimiques ; 5° Jes causas riiarahs. Chacune de ces classes comprend d’ailleurs un très grand nombre d’espèces.

Ce n’est pas le lieu de parcourir ici , avec tous les détails que le. sujet pourrait comporter, la longue série des différentes espèces de causes déterminantes des nombreuses maladies du cœur, mais il nous paraît nécessaire de consacrer. quelques lignes à l’examen des influences morales et des conditions atmosphériques.

H. 0na£aitjouer auxaffectionsmorales un rôle immense dans la production des maladies du cœur en général , et l’auteur italien d’un ouvrage assez récent sur ces maladies, M. Schina , n’a pas craint de consacrer près d’un demivolume au développement de cette thèse (i). La question dont il s’agit a été discutée par Gorvisart avec cette supériorité de talent que personne ne lui contestera. Il nous semble seulement que cet illustre qbservate.qr aurait encore çnléu:^ rpérité de.iasciénço, s’il eût spècijllé. plus amplement qu’il ne l’a fait les maladies du cœur à la production desquelles les passions contribuaient principalement. « Si quel- » qu’un pouvait nier de bonne foi, dit-il , ou douter seule- » ment des fatales influences des passions su:çlé

».cçeuç». fl^’il lui suffise de savoir, qu’il, se déchire dans qa » accÙA de colère, et cause la mort subite ; et je ne suis pas »le seul médecin qui ait pensé que ses lésions organiques J) ont été plus fréquentes dans les horribles temps de la ré- » Yoluhçn que dans le çalme ordinaire, d,e l’ordre social, »

(r), Note^ qija tes considérations de M. Sçhinarputent pjçesq,ne çxclusLvesur l’anioaE-prpprei o,n pp.urji^it, sans dirnlnupr çp rien la yalenr de l’çsliiPab.te ouvrage ^ notre çonfrçjcç inQnU., en re.trançher pjres-

ftpei ç.^ieremeat, comnae u.ne sorte de horsr(t.muvre, nette nisnusç nt énorme dissertation.

Ç(AÇSÆ;S pES MAPAPIES DU CÇSWîl, ^07

Qp cpQ’^iendra gpe h pi^îadie paeptiopnée par la eélèbra arcJikiMw 4e NappUeP est pp accident t^eureuseroent très rare , et gpe si les passions sa Ljarnaient à ce geprc d’in- ,ûuepca, .la grande révplnUo.p française n aurait pas de bien graines rçprpQbes à çrpipdre de k part des médeçina sons k rapport qui nous, qocupe, D^ous p’avoss p.as d’aiiieurs les documents n4çess aires pour la Yériûcation du fait

gigaaléparCorvisart : mais, fopt OP reconnaissant combien est puissante 1 influence des passions sur fa pradaclion des maladies du cœjr en général, il me, semble néanmoinji que c’est vncoie plus par le développement des affeetions neryeuses du coeur que par G§lui de ses \ksXQU$,QrgamqMes pru-r prem^Ul 4ites, et surtout dq celles qui sont aiguës, qu’elle ^e ré'^èle ànotre otervation (r : ;

tlk Siÿ Çorvisar-t a certainemept e?.^é¥é la partdes tiops piorales et mécaniques, dans, la pruduetioa desmaj^adies Qngqmqf^s du cœur, nuusoserqnslp reprocher, au oontrairu, d’avoir méconnu un fait d’étioljagie- phjsjdÿ^i d’irp® baute importance, 4a,ns kpassagn smvant de sm admirable ou\r ige < cœur-,, dans, la région qu’il occupe , est à

si abr^ de toute impression et d,e topte rpodiâcation immé? ftdiate de la part de l’air et do ses. intempéries variables, brusques et multipliée, Ss Qp peut mer, en général, >iq.u il n em est peint sensiblement modlâé, et qu’il n’en » contracte point de m.ala,dles*. >1 {Qmp- çit. , (Usfi^ jM'ék , p. 2,5. ) En effet, d m’est au.jo.urd’b.nl démon iréi par un.très grand nombre d ob'icrvations que, k cmur n’est pas kii^kni iniempei wa 'vaj la^hles., bvMqVê^. (^^W^J^ipUéps- I'om } qp.’U en est sensiblement moaifié , et qu’il en conpiqfipe â^s nyjJ^isSj.

Qnmde plus, commun, par e:^empie.,. qu’une périeardlte.

(1) Corvisart ne se borne point à dire que de toutes les causes çapabte^ de produire les maladies organiques du cœur, les plus puissantes, sans contredit, sont les affections morales. R applique , et à tort, cette assertioa à toutes les ç^ladiy^ Qr.sani.(iqqs^ ça géaéïak (.ç^

3o8 MALADIES DU CŒUR EN GÉNÉRAL.

SOUS les mêmes conditions atmosphériques qui donnent naissance à une pleurésie ou à un rhumatisme articulaire aigu, lequel n’est essentiellement lui-même qu’une inflammation des tissus séro-fihreux des articulations , et pour ainsi dire qu’une péricardite articulaire ! La péricardite rhumatismale avait été entrevue par quelques uns de nos prédécesseurs. Mais il est une autre inflammation du cœur, qui ne se développe pas moins fréquemment que la précédente, et sur laquelle je crois avoir le premier appelé l’attention des observateurs. Celte inflammation, que je décrirai sous le nom àé endocardite ^ parce qu’elle siège surtout dans la membrane interne du cœur, cette véritable péricardite interne^ à peu près entièi'ement méconnue jusqu’à nous, coïncide aussi très souvent avec le rhumatisme articulaire aigu , et son histoire complète , c’est-à-dire la connaissance de ses suites à l’état aigu et à l’état chronique, èst destinée, si je ne m’abuse , à changer sous plusieurs rapports la face de la pathologie du cœur.

Depuis huit ans passés que mon attention s’est portée sur le point d’étiologie qui nous occupe , j’ai recueilli plusieurs centaines de faits qui prouvent de la manière la plus incontestable l’énorme influence des brusques vicissitudes atmosphériques sur le développement des affections aiguës du cœur, dont les lésions dites organiques ne sont le plus ordinairement qu’une métamorphose. Je crois donc pouvoir affirmer qu’il faulrapporter à la grande cause dont il s’agit la plupart des maladies que Corvisart et ses disciples attribuaient à des affections morales ou à des professions plus ou moins fatigantes.

Nous démonü’erons plus loin , d’ailleurs, la loi de coïncidence des inflammations du cœur avec un violent rhumatisme articulaire.

IV. Plusieurs des causes que nous venons de parcourir peuvent exercer leur action sur le fœtus aux différentes périodes de la vie intra-utérine, et de là un grand nombre de

CAUSES DES MALADIES DU CŒUR. Sog

ces maladies du cœur que l’on a décrites sous le nom fort peu philosophique de monstruosités. C’est sur cette considération que Corvisart a fondé sa catégorie des causes innées. Sans se dissimuler tout ce qu’il y a de merveilleux dans ce que le vulgaire a dit de l’influence de l’imagination de la mère sur le fœtus, Corvisart place a la tête des causes innées , susceptibles de produire actuellement et dans le sein même de la mère , ou de jeter les semences de maladies organiques quelconques et du cœur en particulier, les influences internes , immédiates , dont l’empire et l’étendue sont d’ailleurs encore peu connus, de V imagination de la mère sur le fœtus. [Ouv. cit., pag. 575.) Les importantes recherches qui, depuis la publication de l’ouvrage de Corvisart, ont été faites sur les maladies que le fœtus contracte dans le sein maternel , prouvent toutefois que ces maladies ne reconnaissent pas pour cause principale l’influence de l’imagination de la mère sur le produit de la conception.

L’empire de la prédisposition et de l’hérédité n’est pas moins évident dans le développement de certaines maladies du cœur, que dans celui d’une foule de maladies des autres organes. C’est là un de ces lieux communs de pathologie générale que ]e me contenterai d’indiquer en terminant cet article (1).

(1) Dans ses corollaires sur les maladies du cœur, Corvisart a distingué les causes de ces maladies en héréditaires , innées ou accidentelles. li a insisté d’une manière toute spéciale sur les causes héréditaires. « Des faits nombreuv,

» dit-il, ne me permettent pas de douter que ces maladies ne soient ou ne puis- » sentdevenir héréditaires. Combien de faits cités par Sénac, Morgagni, etc.,

» ne pourrais-je pas transcrire ici! J’en pourrais rapporter beaucoup ici qui » me sont propres. »

Lancisi , dans son ouvrage sur tes anévrismes , s’est appliqué aussi à démontrer l’hérédité des maladies du cœur. Il raconte que dans une même famille, l’aïeul, le grand-père, le père et le fils ont été successivement affectés d’anévrisme du cœur.

Albertini parle d’une femme déjà fort âgée , qui avait eu cinq frères morts à la fleur de l’âge de maladies du cœur, et qui elle-même luttait , depuis

3îô ivrlLifiiES DtJ esgteùïi est GÉMfeÂti ARTICLE QUATRIEME.

OÔSSiSlfeATioKà GÉ'sïkAtÉfe SGR LA SÀ^GÎRE ÜES MÀL-ABIÉS SÎT ttkék ET SUE LEUR CLASSIFÏCATiON;

Cet article se iie de la manière la plus élrôîte à ceux qui le précèdent. En effet , sails la connaissance préliminaire des caractères anatomiques, des phénomènes physiologiques et des causes des maladies du cœur, comment seraitil possible de résoudre le probîèmé de lanatureet de la classification méthodique ou philosophique de ces maladies?

Dans quelques cas , le traitement des haaladies lui-même peut, je le sais , constituer une donnée indispensable à la solution d’un tel problème. Cette vérité n’avail point échappé au génie du divin vieillard, comme le prouve cette sentence : Naturam morborum ostendit curàtio. Mais, sans méconnaître la valeur considérable de cet élément , je pense que la«atnre des maladies , en général , doit être déduite de la connaissance plus ou moins précise des altérations anutomiques^ des lésions fonctionnelles et des causes pathogéniques'. Le traitement, au contraire, doit êtrev en général aussi, un corollaire, soit rationnel, soit expérimental (empirique), des connaissances ou des données que nous possédons sur la nature de la maladie.

Gela posé, voyons jusqu’où nous pouvons remonter dans là déter'mihàtihh tle là iiàtüre dès ïnàlàdîèS, 'ët ëôihmèiit bn peut jètër èhsüîté lès ïbhdémehls d’ühë classibcalioh scientifique et '^YoSm.enï philosophique.

^îüs’âè 30 ahS*, eoBtue une affection setnblabiè. •de l’Insüiut de BologWe.)

L’hérédité , dans les maladies du cœur, comme dans tant d’autres , ne sau- Tâildonc êtrè mike en doute , et chât|ue jour j’ai pour ma part de nouveiles O'ÊChkîohs dem‘e conYaihere defcette vérité. Mais il resté à détèrmineri d’uffê te'àéîérfe jdUs précise qu’on ne l’a fait jusqu’ici > quelles sont, parmi ces ma^ ladies, celles dans le développement desquelles influe surtout rhéi’é'dité^ quelles koti't les limites de cette influence, èl jusqu’à quel point elle peut être àe'atiqlikéé par une sage observation des lois de l’hygiénu.

IÎ:à.TÜEE DES MALADIES DD CŒÜfi- 3li

ï. Comkiençoils d’ abord par reconnaître que teiestlerâp^ port nécessaire qui existe entre les divers élémèhts dont sè composé rhistoiré de quelques maladies, (ÿne les uns étant dônnés, on connaît par céla même les autresi èomtne dé là connaissance de certaines partiès d’une figiire gé'oïnétriqné , sê déduitîa connaissance des autreSi d’est ainsii par exemple^ qa’étant donné, avec tous ses éléments •anatom.iqms!, un rétré^ cissement de quelqu’un des orifices du ccèuri on peut dire quelles ont été les modifications fondamentales èt constanttes des fonctionîs circulatoires qui ont accompagné ce rétrécissement et réciproquement, c’est ainsi qU’étant donnés le bruit de soufifiet ou de râpe , le frémissement cataire dan^s la région précordialé', des irrégularités dans les mouvements du cœur, là petitesse et l’irré^larité du pouls , des Congestions veineuses etséreusès passives générales^ de là dyspnée qui augmente àù moindre exercice > au moindre effort, etc. , on peut en de la manière la plus fortaellêj et en quel¬

que sorté mathématiquerUent , l’existence d’Un obstacle au cours du sang h. travers les orificès du ctfeur. Ge que nous disons du rapport nécessaire et réciproque qui existe entté les altérations 'anatomiques et les lésions foncti'onnèlies s’appliqué figOureu'sfefnent aux rapports entre les lésions anatomico-^phys^miogiques et les divers riaOdes de lésion «Jue l’action organique et vitale a subis*, lesquels Constituent évidemment la véritable nature des maladies en gébéral et de eèlles du coeur en partieulier* Par eohséqüent on pèut, au moyen Ües lésions ànatomico-physiDlo^iques!, remonter^ autant que le Comporté l’éfet présent de la science , à 4a nature delà maladie ^ c’est-à-dire à la déterminalion du mode de lésion de l’action organique.

Si i dans toute maladie, il y avait dès lésions anatomiques appréciables, oii pbmrait donc fonder Sur cet élément, sèr z^maraciéres , la tbéorie de la ttatvre des maladies. Maisii n’eia est pas ainsi : dans un certain nombre de maladies, en effet, les organes qui en sont le siège ne nous offrent aucune lé-

3i2 maladies du coeur en général.

sion sensible à laquelle on puisse rattacher les modifications fonctionnelles de ces organes. Par conséquent, ce n’est pas uniquement, excluswement àdin?> \e.s> positifs de l’a¬

natomie pathologique qu’il faut chercher une complète théorie de la nature des maladieSi Cette théorie telle qu’elle ne se trouve réellement que dans la considération combinée des lésions que peuvent éprouver les conditions mécaniques et physico -chimiques de l’organisation d’une part, et ses conditions dynamico-vitales d’autre P art. J 'en tends par conditions mécaniques , l’ensemble de celles que le corps humain , en tant que machine , possède en commun avec les machines proprement dites ; par conditions physicochimiques , j’entends la collection des divers actes qui constituent la vie organique de Bichat et la chimie 'vivante de Broussais; enfin les conditions dynamico-vitales o\y nerveuses ne sont autre chose que les actes spèciaux à l’ensemble desquels Bichat a donné le nom de vie animale, etc.

Pour moi , la nature d’une maladie sera donc déterminée lorsqu’on aura démontré : i° quelles sont les conditions lésées et 2" quel est le mode de cette lésion; d’où l’on voit que la détermination de la nature intime de la plupart des maladies du cœur constitue un problème dont la solution intégrale et complète n’est pas en notre pouvoir. Il suppose une double donnée physiologique dont nous manquons, savoir, la connaissance exacte de ce en quoi consiste essentiellement 1“ l’action organique proprement dite ou la chimie 'vivante , et 2“ le principe de V innervation. Mais ce que nous savons parfaitement , c’est que les actions chimico ou physico-vitales, ainsi que les actions nerveuses ou dynamico-vitales, quelles qu’elles soient en elles-mêmes, sont susceptibles d’être modifiées , troublées , dérangées de plus d’une manière , et que , partant, la nature des maladies du cœur qui se rapportent à ces deux catégories est variable.

Que si l’on nous demandait maintenant comment nous

NATTiBE DES MALADIES DU COEUR.

savons , par exemple , que l’action pbysico ou chimicovitale , que la vie organique ou nutritive est susceptible de plusieurs modes de lésions, nous répondrions que c’est par les différences que nous trouvons, d’une part, entreles causes qui modifient cette action, et, d’autre part, entre les effets anatomiques et physiologiques par lesquels chacune de ces modifications, dans certains cas, se manifeste et se révèle à notre investigation. Ainsi, par exemple, l’inflammation du cœur est un mode de lésion de l’action vitale et moléculaire qui ne saurait être confondu avec la simple hypertrophie ou atrophie du même organe , parce que sous le point de vue de ses caractères anatomiques , comme sous celui de ses caractères physiologiques , comme sous celui de ses causes productrices, il diffère de l’une et de l’autre de ces deux dernières maladies : celles-ci , en effet , consistent en une augmentation on une diminution ào l’action vitale du cœur , tandis que l’inflammation proprement dite suppose essentiellement, non pas simplement, une augmentation ou une diminution, mais une altération, une perversion , et, qu’on me passe cette expression , une dénaturation des actes vitaux et moléculaires. Il est encore d’autres modes Ôl altération et de perversion de ces actes : tels sont ceux qui existent , par exemple , dans divers états généraux et constitutionnels, comme le scorbut, les scrofules, la diathèse purulente , l’infection putride , etc. , où l’on voit la substance du cœur, ainsi que celle de tous les autres organes , se ramollir, changer de couleur, en un mot revêtir des qualités qui ne sont pas celles de l’état normal, ni celles qui caractérisent spécialement un état inflammatoire.

Toutefois , il faut le proclamer hautement , de toutes les maladies de nature physico ou chimi co-vitale et moléculaire, , la principale est, sans aucun doute, l’inflammation tant aiguë que chronique des divers tissus du cœur. Je déclare pour mon compte qu’avant d’avoir recueilli de nombreuses et exactes observations sur cette maladie, et particu-

3l4 MA-IiADIES DU CtDEWR Eîf eÉl!qÉRa.L.

lièrèmetit sur Y endocardité-^ Je ti’avais que des idées ccmfuses sur une foule de questions relatives aux maladies dites oh. 'paniques du eœur. Depuis que j’ai olJ set vé les faits dont il s’agit, il me semble que mes yeu-x se sont dessiliési que lé Tbile qui eduvrait les objets placés devant eux est en quelque sorte tonibéi et qü’un jour nouveau a siiccédé à la pro» fonde obscurité où j’étais plongé. Je u’igUore pas qu’un certain nombre de personnes m’ont accusé de faire jouér à i’inflaminalion ùn rôle trop iïnportant dans le dé'veloppFimenit de certaines altéi-a lions dites oPgamqu’eis du cœur. Mais il me sera facile de démontrer, en temps et liéu^ que je n’ai réeîlèmenl fait intervenir cet élément morbide que dans les cas où tout inédecin judieieux> éclairé^ impartial i ne sautait le nAéeonnaîlré.

•Les dilTérènts modes des maladies qui consistent uniquement en une lésion des conditions purement mécaniques ou de struetùre externe du cœur, sont si faciles à déterminer^ qu’il n’est besoin que de les nommer en quelque sorte pour les expliquer. A la catégorie des maladies de cette nature appartiennent les solutions de continuité , les lésibns de rapports , certains eliartgements de couleur^ 1^ dilatations elles rétrécissementss les C€>mmunifeationsanôrdàales , etc. , etci

Les modes que peuvent affecter les liialadies d’ùne natuTe ‘djmamico-'vitéile et dont V essence même consiste èn une lésion du principe d’innervation du cœurj sont au nombre dé trois principaux : tantôt, en effet', lés fondions âurquelles ce principe préside sont augmentées r, tantôt elles sont diminuées , et tantôt elles s’exercent irrégulièrement où suivant un rhytbme énormab

Lés diversés conditions du cœur sont souvent léséés srmùltanénienti Dans le cours des maladies 'organiques d^ auteurs', par exemple , il y a constamment une lésion combinée des trois ordres dé conditions établies plus baüt. Mais certaines lésions purement mécaniques n’intéresseïkt

t)Ëâ Mktâ.!DlÉS DtJ CiQETM. âl5

point nènessait'émfe&l ites ôrganés dans Ife'ür viê pîiysicb-cbi-i inique (We 'dite ôYgàni^è^ , oü. dans leurs conditions dy~ natniqtées i écccitafricè^ ; dé mêiSib ànssi léS lésions de bette àétniêré 'CatêgnîTè pênvtebt étré j primiti'venâ'ént âu mbins j indépendantes dé toute âltébâtibn apj^ré'éiâbié dans la strübtbté des brgati'èSi

Ceci nbus tâàiène natnfbiîe^ndt à la question du 'dià'^ gnàsliô ècréàMmîqite 'et du 'dîn^rtà^üé VftSèàtdah. Or^ il eés'ultb de tout ce que nous avons vu jusqu’icî que , dans les bâs où lês âlt’é'rations anât'onliqn es des nrgdneS sont T effet d’ùne lésiôn des àétes essentieilement tels quelanulri-

übn j la s'éetétibn s etbi , il serait alâsùrdê de érbire qûè toM lé diàgttostie consiste dans la déternainàtion des allérâlibns anatOîni’qûes. Sans doüite , énmme nbüs l’atons dé'mont'rè , la éonnabsabtee dé ces dernières est , dans ce eâS memè , d’niie ^rândé Valenï ; mais ce qn’il importe alttts Süttèdt dè Savbit j 'ê’est la «âteréde la maladie * c’està-dite le Wtoêe ffè lésibn d'éS aeteS ‘phy%'tôiù^qweè bd pnis'qù'êj énCote ùnefblS i les altérations anatomiques n’en Sent qde i’effèt'i (il’est lâ ee qnl constitue le diagnostic M'éût- J e'eSt-à'-direie diagnostic réeiêt essenli'el. N’nnbiies; pas toutefois qu’il peut arriver nn moment où le mouvement de viè anormale qui a produit eertâïnes altérations anatomiques, se dissipe et S’éteint en quelque sorte, Sans qufe cellesbi disparaiSsenti il est islen évident que dans cé cas nos méthodes de diagnostic ne nods donneront pas dirèctém^M la notion de la cause», c’esl-à-dire de Vacte ntôrbide, qui n’éxiste plus, mais bien dés effets qui lui ont survécu, tl’est alors par une opération du ràisbnnemènt, par la voie de l’induction , que de ces effets nous remontons à la Cause bu à r«w5e m&rhiée dont ils sont le produit.

€’est à la fareur de celte légitime application dé là logique médicale que » depuis plusieurs années déjà^ nouS avons démontré que diverses lésions andt&miques ou orga^ niqûès du coBut tiraient leur première Origine d’un ancien

3l6 MALADIES DU CŒUR EN GENERAL.

travail inflammatoire ou phlegmasique. Ce n’est qu’en faussant , en dénaturant, en exagérant la théorie dont il s’agit, que certaines personnes ont pu la combattre avec quelque apparence d’avantage. Mais, encore un coup, un tel avantage n’est qu’apparent : renfermée dans les limites que nous lui avons tracées , cette doctrine se joue de toutes les objections, et chaque jour des faits rigoureusement observés élargissent la solide base sur laquelle nous l’avons posée.

C’est ici le lieu de discuter un autre point de diagnostic, non moins important à éclairer , sous le point de vue du traitement, que celui dont nous venons de nous occuper. Nous avons dit que, dans certains cas, les fonctions d’un organe en général et celle du cœur en particulier, pouvaient, sous certains rapports, offrir les mêmes troubles, soit que cet organe fût le siège d’une pure lésion dynamicovitale ou nerveuse, soit que, au contraire , il fût atteint d’une lésion vraiment matérielle ou organique. Eh bien , on demande comment on peut distinguer l’une de l’autre ces deux espèces de maladies. Rien n’est plus facile dans les cas extrêmes, et rien n’est plus délicat dans les cas intermédiaires. Dans les cas extrêmes, en effet, outre les lésions fonctionnelles communes aux deux espèces de maladies, il en est qui appartiennent exclusivement à l’une d’elles, et qui la spécifient si distinctement qu’on ne peut point ta confondre avec l’autre. C’est ainsi, par exemple, qu’à moins d’une insigne négligence ou d’une ignorance extrême , on ne saurait confondre les palpitations et les irrégularités des battements du cœur produites par une inflammation suraiguë de quelqu’un des tissus du cœur, ou par une inflammation chronique de ces mêmes tissus, suivie de profondes lésions organiques , ou par une énorme hypertrophie, avec les mêmes phénomènes apparaissant sous la simple influence d’une pure lésion de l’innervation.

Nous tâcherons de montrer, en décrivant chaque mala-

CLASSIFICATION DES MALADIES DD CCffiüR.

die du cœur en particulier , de quelle manière on peut , dans des cas moins évidents que les précédents, satisfaire à la question que nous agitons. Disons seulement ici par anticipation, que ce n’est qu’en pesant, avec l’attention la plus éclairée , toutes les circonstances de la maladie qu’on a sous les yeux, qu’on peut alors résoudre complètement, ou du moins d’une manière très approximative, le problème de diagnostic différentiel ci-dessus posé.

Nous dépasserions trop le cercle de ces généralités, si nous insistions plus long-temps sur la question de la nature des maladies du cœur , et nous nous hâtons de passer à celle de leur classification.

II. Si nous avions une bonne classification des maladies en général, notre tâche serait facile ; il ne nous resterait qu’à l’appliquer, avec quelques modifications, aux maladies du cœur. Malheureusement il n’en est point ainsi ; et depuis que la classification de Pinel s’est écroulée sous les efforts d’un puissant génie, il n’existe plus en médecine de système nosologique généralement adopté.

A défaut d’un tel système , le plus grand œuvre de la science , on est bien forcé d’en chercher un pour les nombreuses maladies qui sont l’objet de cet ouvrage. Les principaux auteurs qui ont écrit sur ces maladies ont cru, je le sais, pouvoir s’en dispenser : mais ce n’est pas vaincre une difficulté que de reculer devant elle. Ni Gorvisart, ni Laënnec n’ont essayé de remplir cette condition sine quâ non de tout édifice vraiment scientifique. Il était digne cependant de l’esprit sévère et philosophique de Gorvisart de débrouiller en quelque sorte le chaos des maladies du cœur, de grouper les faits, et de les coordonner entre eux conformément aux lois de l’affinité logique.

Pour classer les maladies du cœur d’une manière lumineuse et satisfaisante, c’est leur nature même qu’il faut prendre pour base , et non leurs symptômes ou leurs caractères anatomiques. Si l’on prenait , par exemple , les carac-

3i8 5I4.L4BIES Bip ÇOEUB Eî?

tè7;çj^ ana^pn;dqfi^ poW? fwdeiïî.ôPA Ç^BS5i^ç.a^ipÇi5 un^

seula et même Eç^^ladiaj, la p^ric or ditç., sil’Qa ^ev^t, ap|)f\rtiepdrait à une fçiuln ^’espèçe^ différentes,, puisque ses caracfpjrçs anato^.igups ^ont trps varié^. H ep serE^it même 5;i Ips sypiptôtne^s é.tpept pris pour fondement d’upp çfass^lf^liçp^ rips^giq^ ( i ) .

3r|. le ^optepr §cb,^n£^ est le seul aufeur, à ppp connaissance, qui ait tenté de sopmeltre lespiiali^dies du cœur àuae clas^f^çatiqp fopdçe sur Ipur apture. Il q divisées en ordi’ps , don^ çhppun renferme depx classas. La premMf Gl%i|sp comprend les pia^adies dypaipiques {apparentein^^

' dinamiche) I la seconde, les maladies organiques avec prédq,îpinanc,e ^ypamiqpe, {prgani,ph,e, con pv&domimp d,inamjfip)\ la tjoisÀèmq , Igs çaa^qdÎpS: dynapyiques avec predpannaqçe organique {^inam^cl^ ççp pnqdprpmio. orga/iica) ; la qu^T trième les pr.aladi^f, ^puplepiept oçgapiques [semplix^empntp^

E,ptre les deqç, ppenplyes %%, entre les deux dernières classes , l’auteur a placé pp gfaçe. mixte : celpi qui trouye. entre les deui premièjç-es çlasses est çonsacie aux maladies dynamsiop'Torganiques %veç pçedoçnmBUce dvp^ rplque {diiyaimcprppguniçhe çqn prpdomxnfo dmamicd) i fe genye. intermédiaire aujx deux derme-ÇUS classe;^ çmbrassç les maladies dynamiço-organiques aveç pred,9nnnance or ganiqpe {(Up<^W,<-‘Q<-,çpgci,ipi.ç/îip con predpmima orgarmo^i^

Cette çlas.siûçatioin, n’est pe% apssi claire qp op pomçait le désires , eîf 1§? usp^ee^ cppippi^es dans chaque classe et dans les dens WÂxtes, n’ont p,s& toujours çte,

nous, semLilu » dis,t,çiliué;çs d’qnp maniepp bpen metbodyque. Ainsi, par exeniple,. l’inflaminalion s^ trouve a fois et dans la première liasse , et dans la trorsiepi.e çl

(1) Oa peut bien classer les symptômes et les caractères anatomiques des maladies, mais entre cette ciassiacaitOH et un véritable système posologique, il y a une immense différence.^

CLAS.SmOÀTtOîT DES MALADJES DD. CŒUR. SlQ dans le genre intermédiaire, à la première et à la, seçnnde classe (2).

Ainsi , les excroissances et les fongosités des yalrules sont placées à côté des ulcérationjs simples du cceur dans la troisième classe, tandis què l’état cartilagineux ou osseux a^ec lequel quelques, excr9issances et quelques régétalions ont tant de rapports , sous le point de vue de leur origine , est placé dans la quatrième, classe. Ainsi , dans la seconde classe, à côté des blessures du cœur , on rencontre les adhérences de cet organe avec le péricarde., sa poly sarde g,(HpfiU.s.a{polysarda adiposa cordzs), lespolypes , leshydxxtitLes et les YEBS , le pneumo^carde et le. pneamo-péricardè, etc. , etc..

Dans, l’ouvrage quul a réçemment publié, M. le docteur Hape traite successivement, i9 des affections indamma^ toires; 2° des affections organiques ; des affections nerr veuses ; 4° des affections diverses (il appelle ainsi celles qui ne peuvent pas se ranger dans les classes précédentes). Il avoue qu’il est loin d’être satisfait de sa classification. Les affectionsJnLbammatoires etles lésions organiques ne sont pas,^ à son avis, si intimement liées qu’on ne paisse les séparer sans détripre Vensemhle. du sujet. (Introduction. )

est incontestable que beaucoup de lésions dites orgcuniques. peuvent et dnivent être séparées de l’inflammation î mais il n’est pas moins certain que parmi les lésions de ce

(?) M.. Schwa Place (Jaus sa preoiière classe l’inflammatioa aiguésans grâces apçi|çentjes «ta, >. feliqnm

di apparente lezione rrufteriale)} daps sa tro.isièjaae classe, il adm.et l’in/la^mation aiguë, subaiguë ou Zenfe, suivie de lésions matérielles de qualité dysa- MiQUE {infiammazione acuta, subacuta o tenta , seguita da lesioni materiali di qualità dinamica]-, enfln, dans le genre intermédiaire aux deux premières çlasses , îft. SeUiua rause l’inflammatioa aiguë , subaiguë ou lente , suivie d,e, m,alççiejjes, de. q,üak,tité iijyj^Ai^iQPE {irijia^tp^zio^e aputg, supgçuta,

O lenta seguita da l^sipni mauriqü di qugntiià dinq^icq). Vne tÇ^le dislV?-‘'M-9'^ n’est, il faut ravouer, rien moins que satisfaisante çour un esprit ami de la clarté.

3âO MALADIES DU COEUR EW GéîîiRAt.

nom, il en est qui se rattachent à l’inflammation par des liens indissolubles ; et M. Hope reconnaît lui-même cette vérité, quand il rallie à la péricardite les adhérences du péricarde au cœur, etc. Mais si cet auteur a fait preuve d’une saine doctrine en rapportant à l’inflammation les adhérences celluleuses ou fibreuses, les plaques laiteuses, les productions fibro-cartilagineuses qui se rencontrent à l’extérieur du cœur, ou dans le péricarde, chez certains sujets, il est tombé dans une contradiction manifeste en considérant les mêmes lésions organiques comme esseijtiellement indépendantes d’une inflammation , quand elles occupent la membrane interne du cœur ou V endocarde^ qui constitue un vrai péricarde interne. D’après une telle méthode , il suffirait de retourner en quelque sorte le cœur pour voir M. Hope placer les lésions organiques de V endocarde parmi les conséquences de l’inflammation , et ranger , au contraire, parmi les lésions organiques spéciales ou non consécutives à une inflammation, les suites de la péricardite, telles que les adhérences, certaines végétations, etc.

Enfin , si ce n’est pas d’une manière tout-à-fait arbitraire que M. Hope place l’hypertrophie dans les lésions organiques et n’y range pas l’inflammation, nous aurions su quelque gré à notre confrère de nous exposer les motifs de son système nosologique , et de bien nous définir ce qu’il entend par lésions organiques.

La classification que j’ai cru devoir adopter dans cet ouvrage repose entièrement sur les principes que nous avons développés en traitant de la nature des maladies du cœur. Je ne la donne que pour ce qu’elle vaut , et je serai toujours prêt à la sacrifier à une meilleure. Cette classification n’étant au fond que la représentation même de la théorie ou delà doctrine que je me suis formée sur la nature des maladies du cœur, elle tombera sous les mêmes coups qui renverseront celte doctrine. Mais si cette doctrine et la classification qui en dérive sont, en effet, menacées d’une chute pro-

GLASSIFICATIOIV DES MALADIES DU CCffiÜIL 321 cliaine, j’ose espérer du moins que les faits contenus dans cet ouvrage n’auront pas été entièrement perdus pour les progrès de la pathologie du cœur.

Quoi qu’il en soit, voici donc la base fondamentale de notre classification.

Une première classe comprend toutes les lésions qui n’intéressent le cœur que sous le point de vue de ses conditions purement physiques et mécaniques ou de structure externe, telles que sa position , sa forme , sa coloration , son étendue, la disposition réciproque de ses différentes cavités , etc. De là les solutions de continuité ou de contiguïté , les dilatations etles rétrécissements, etc. Les lésions de cette classe sont pour la plupart en quelque passives ; on peut, à la rigueur, les reproduire sur le cadavre.

Dans une seconde classe se trouvent les maladies qui consistent en une altération quelconque des conditions vitales, des actes vitaux ou physiologiques du cœur. Les lésions de cette classe sont essentiellement actives; et comme les actes vitaux eux-mêmes se divisent en deux grands ordres, savoir : ceux que Bichat a compris sous le nom de vie organique ou nutritive et ceux qu’il a désignés sous le nom de vie animale y nous avons divisé aussi cette seconde classe en deux ordres : l’un affecté aux lésions des actes de la 'vie dite organique y de la chimie 'vivante , ou , si l’on veut encore, de la -vie physicochimique; l’autre consacré aux lésions des actes de la vie animale , excitatrice ou dynamique. Aux lésions du premier ordre appartiennent, sous des genres divers, l’hypertrophie du cœur, dans laquelle la nutrition est augmentée; l’atrophie, dans laquelle cette même nutrition est diminuée; l’hydropéricarde dans lequel la sécrétion du péricarde est augmentée ; l’inflammation des divers tissus du cœur, maladie dans laquelle la nutrition, la sécrétion, l’absorption, la circulation capillaire, en un mot tous les actes de la vie organique ou physico-chimique sont plus ou moins profondément altérés. ( Ici, les produits sécrétés diffèrent des

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