Miéuï. — Couenne mince sur le caillot de la sai- ^ée
17. Oppréssîon de plus en plus grande ; face bouffie et violacée. — ^ Mort à 8 heures du matin.
ûudM¥i?êqtM$ aô héufe» àprêâ îttdrb
Adhérences générales anciennes des deux poumons qui sont engoués ou hépatisés en rouge dans la plus grande partie de leur moitié postérieure.
Adhérences générales anciennes du péricarde avec le eœw, qui est fort 'volumineux ,.et dont V oreillette droite est distendue par une grande quantité de sang.
Valvules sigmoïdes de l’artère pulmonaire saines; — épaississement fibreux du bord libre de la valvule tricuspide, avec rétrécissement médiocre de l’orifice auriculoventriculaire droit. — Épaississeinent.fihro- cartilagineux et insuffisance des valvules aortiques . — Épaississement fibrocartilagineux et même crétacé de la valvule mitrale, dont les deux lames adossées et à peine mobiles circonscrivent un orifice rétréci. — Couleur opaline ou blanchâtre de l’endocarde autour de la valvule mitrale.
Aorte saine.
Épanchement séreux de médiocre abondance, dansla cavité du péritoine.
OBSERVATION j Te.
Homme de 29 ans. — Fluxion de poitrine. — Cinq semaines plus tard, ëntéro-mésentérite typhoïde; pendant la convalescence de cette dernière maladie, nouvelle inflammation de poitrine. — Mort.* — Péricarde adhérent au cœur dans sa presque totalité par des adhérences celluleuses assez bien organisées, avec granulations et plaques tuberculeuses.^ — Rougeur , et épaississement de la valvule biçuspide. — Adhérences cellulo-fibreuses et anciennes du poumon gauche, lequel est parsemé de granulations tuberculeuses, et de plus hépatisé en rouge et en gris; granulations moins nombreuses dans le poumon droit qui est splénisé.
Flœch (Nicolas), âgé de 29 ans, d’un tempérament lymphatique, cheveux roux, fut admis à la clinique le le^’juin 1840. Il n’était alors malade que depuis quatre jours; mais cinq semaines auparavant, il était entré à la Pitié pour une maladie caractérisée par un point de-côté gauche . de la toux, des crachats mêlés de sang, de l’oppression et de la fièvre. Il fut, dit-il , saigné deux fois, et on
SKCOÎTDE CATÉG. D’oBSERVAtIO?rS Î)Ë PERiCAèDITE. 4^9
lui appliqua des sangsues à l’anus ; au bout de iS jours, il sortit. Mais trois jours après il fut obligé, en raison de Ta persistance ou du moins du retour de la douleur de côté , de rentrer à l’hôpital. Il fut placé à V hôpital annexe , où il fut purgé; au bout de huit jours (20 mai), il sortit soulagé, trop faible toutefois pour pouvoir reprendre ses occupations.
Bientôt se manifestèrent les symptômes d’une fièvre typhoïde. Ils existaient depuis une huitaine de jours, et surtout depuis quatre, lorsque le malade fut admis à la clinique.
Je laisserai de côté tout ce qui se rapporte à cette maladie dans les notes détaillées d’après lesquelles je rédige cette observation; je dirai seulement qu’ayant examiné le cœur, nous ne trouvâmes rien autre chose à noter sinon que les bruits de cet organe étaient un peu sourds. - — Il existait du rhunchus ÿcSiV a à la partie postérieure de la poitrine ; le murmure respiratoire était un peu moins ample à gauche qu’à droit^; la résonnance était partout passable.
Après avoir été soumis au traitement què nous avons formulé pour la fievre entéro-mésentérique , le malade entrait en convalescence dès le 7® jour après son arrivée (7 juin). La convalescence marcha bien jusque vers les aô et 26 juin, mais alors la poitrine se prit, la fièvre reparut, et comme le malade était trop épuisé pour qu’il nous fût possible de recourir h un traitement sufiisamment énergique , nous eûmes la douleur de le perdre, le 29 juin. {Le 26 juin, vent, scarif. poitr. 2 palett.i le , un vésicat. volant côté gauche j le au soir, une saig, 5 palett.i le 9.^, 2 nouv. vésicat. sur le thorax.')
Le jour même de la mort, nous explorâmes encore le cœur en même temps que les poumons, et nous notânies seulement que les un peu sourds, sans soufüe. — .
La respiration était brusque, bruyante, et des deux côtés il existait de la crépitation (celle-ci s’entendait très bien à la
43o MALADIES DU CŒUR EW PARTICULIER.
partie externe du côté gauche dans le voisinage du cœur); ce jour-là , non plus que les précédents , les crachats ne furent point rouillés : ils étaient blancs, muqueux; la gêne de la respiration était très prononcée.
Autopsie cadavérique y 58 heures après la mort :
1° Org. cireul. et respirât. — Le péricarde adhère au cœur dans sa presque totalité par des liens celluleux assez bien organisés. Sa surface interne est criblée de granulations, et on y remarque en outre quelques plaques assez larges, molles , de consistance de fromage, comme tuberculeuses. — La valvule bicuspide, sensiblement épaissie, offre une rougeur lie de vin qui ne nous a pas paru posthume n annonce une imbibition cadavérique).-— Valvules aortiques saines, sans rougeur notable ^ quelques taches d’un blanc jaunâtre à l’origine de l’aorte.
Le poumon gauche, adhérent par des brides anciennes et résistantes, est pesant, non crépitant, splénisé ou hépatisé dan-s sa presque totalité | au sommet , l’hépatisation est grise. Il est semé d’innombrables granulations tuberculeuses , moins multipliées et moins développées en arrière qu’en avant. — Le poumon droit n’est que splénisé ; il offre aussi des granulations, mais moins confl,uentes que celles du gauche.
2° Org. digest. — Quelques granulations tuberculeuses sur le péritoine , comme sur le péricarde et dans les poumons. L’examen le plus attentif ne nous a fait découvrir aucune lésion notable actuelle des plaques de Peyer ou des glandes de Brunner (la guérison avait donc été bien complète). On rencontrait seulenaent dans l’ estomac, et çàetlà dans l’intestin grêle , des rougeurs pointillées , peu étendues. Vers la partie inférieure de l’iléon et dans les deux premiers pieds (environ 72 centim.) du gros intestin, la membrane muqueuse offrait une rougeur vive , conîmer érysipélateuse.
0? Cent. nerv. — Injection des méninges et des plexus choroïdes. — Cerveau d’une bonne consistance.
SEC03ÎDE CA.TÉG, d’oBSERYATIOIN'S DE PÉEICASDITE. 43 1 OBSERVATION ^8^
Jenne hommeée 26 an?.— Bronchite chronique et tabereuîbatioa puimoBaire.
— Péricardite intercurrente (douleur pleuro-péricardiqne , bruit de frottement péricardique, matité de la région préeordiale doublée d’étendue, etc.).
— Mort. — Adhérence intime et générale du péricarde au cœur et à la plèvre pulmonaire. — Un peu d’épaississement et d’opalinité des valvules aurkulo-veatricalaires. — Caverne tuberculeuse au sommet du poumon droit.
Gaudin (Nicolas), âgé de 26 ans , fut admis à la Clinique (salle Saint-Jean-de-Dieu, n° 6 ), le i4 janvier i856. — Il sortait de l’ilôtel-Dieu où il avait été reçu pour une bronchite ou affection catarrbale à marche chronique. U disait n’avoir jamais craché de sang. A cette époque, un travail de tuberculisation s’opérait au sommet du poumon droit , en même temps que persistaient les symptômes d’une inflammation chronique des bronches et du larynx. (Je supprime ici tout ce qui se rapporte à Thistoire de la tuberculisation, pourAe pas donner inutilement une trop grande étendue à cette observation.)
Le 19 février, il se plaint tou,t-à-coup d’une vive douleur dans le côté gauche delà poitrine vers la région du cœur # et la fièvre a heauçoup augmenté . Je soupço.nne l’exjstenee d’une péricardite » avec, ou sans pleurésie # et une attentive exploration fournit les résultats suivants :
L’étendue de la matité de la. région préeordiale a au moins doublé^ la main ne sent pas distinctement les battements de la pointe du cœur ,* les bruits de cet organe sont obscurs , éloignés et comme couverts, par. un double bruit de froissement ou de raclement péricardique»
Diagnostic. — Péricardite avec fausses membranes et léger épanchement.
1 2 sangs, sur la l'égion précordiale ^ boissons émoll.; diète.-
20. A peu près même état, si ce n’est que les bruits du cœur sont un peu moins confus # et le bruit de froissement
432 Maladies dü coeur E]ÿ eartîculier,
moins fort. (i5 noiw, snugs. rég. du cœur; empl. poix de Bourg, stihié rég. sous-claoic. droite.')
21-27. La douleur disparaît, les bruits du cœur se rapprochent de l’oreille ; la main sent de plus en plus dislinctement les battements du cœur ; le bruit de froissement râpeux diminue, disparaît presque complètement, et la matité de la région précordiale r-enlre dans ses limites normales. Mais les signes de la formation d’une caverne au sommet du poumon droit deviennent de plus en plus évidents.
28, 29, 3o. Les phénomènes de la péricardite intercurrente ont complètement disparu , mais ceux de la caverne du sommet du poumon droit augmentent de jour en jour.
Dans la première quinzaine du mois de février, il ne survient rien de nouveau du côté du cœur. — L’amaigrissement fait de rapides progrès, les forces s’épuisent . Ce¬
pendant le malade n’expire que le 1 7 mars suivant.
Autopsie cadavérique, 24 heures après la mort.
Le poumon gauche recouvre partout le cœur, si ce n’est dans un espace triangulaire d’environ un pouce (i4niillim.) carré à sa base la plèvre pulmonaire adhère aupéricarde par des adhérences celluleuses, cellulo -fibreuses , et le péricarde pariétal est tellement adhérent au péricarde ènscéral, qu^onne peut l’en séparer sans déchirer le tissu du çœur. Les adhérences sont celluleuses , cellulo-fibj'euses , et elles existent dans toute C étendue de la surface du cœur.
Le volume du cœur est au-dessous de l’état normal. Sa substance est molle et de couleur feuille morte.
On rencontre dans les cavités droites des caillots formés avant la mort. La valvule auriculo-ventriculaire droite est opaline et épaissie ; l’orifice correspondant est libre. La valvule bicuspide est bien conformée , mais elle est d’une teinte rosée et un peu épaissie vers son bord découpé. L’orifice correspondant est libre ; les valvules aortiques sont minces. Fden de notable pour les cavités.
SECOiS'IïE CÂTÊG. D’OBSîiP..VATIOWS Î)E PERICARDITE. 433 Le poumon droit présente à son sommet une vaste caverne remplie d’une matière purulente verdâtre.
Réflexion. — Les traces de péricardite et d’endocardite en général , et spécialement l’adhérence du péricarde au cœur, sont loin d’être rares chez les phthisiques. Au précédent exemple ajoutons les deux suivants.
Le 8 mars 1837, nous ouvrîmes un phthisique (la tuberculisation avait bien manifestement succédé à une pleuropneumonie passée à l’état chronique , chez un sujet qui offrait la constitution prédisposante aux tubercules). Les deux poumons, le droit surtout, étaient creusés de nombreuses cavernes tuberculeuses avec hépatisation chronique ; adhérences de la plèvre , etc. En outre :
Adhérence générale du péricarde au cœur par un tissu cellulaire bien organisé. Cœur plutôt petit que gros. Endocarde gauche partout opalin, laiteux, épaissi, s’enlevant facilement par la traction avec une pince, jusqu’au sommet même du ventricule où il est normalement si fin, qu’on peut à peine l’y saisir. Valvules mitrale et tricuspide épaissies, mais bien conformées, ainsi que les orifices.
Nota. Chez ce sujet , les mouvements du cœur n’avaient offert aucun dérangement notable.
Le n mars iSSy, nous ouvrîmes un autre phthisique , sujet de 25 ans environ, lymphatique , châtain, à peau blanche et fine.
Double tuberculisation pulmonaire ; adhérence de la plèvre et du péricarde, avec plaques laiteuses sur ce dernier. Teinte laiteuse de l’endocarde dans toute son étendue; valvules auriculo-ventriculaires épaissies, surtout la gauche , qui est fibro-tendineuse à son bord libre , etc.
4^4 SIALApiES BP ÇÇKUp E?r PART^GUpiEE.
Femme de 42 ans. — Rhunaatisme articulaire; douleur aiguë dans la région du cœur; matité; bruit de ft^ôlement; anxiété; orthopnée; défeillances;
: po.uJs petit, irrégniier. — Mort le' vingtrcinquième jour, -r Adhérence du gériçar^e au cçeaç gSr d^s %,ussçs naeiphranes égaisises organisées , infiltrées en un point d’un^, matière ç^latiiÿfç^rrac^. ~ Caillot fihrl^neu:|. dans le ventricule droit.
Une cuisinière , de 4® ans , sujette à de fréquentes douleurs rhumatismales articulaips, fut reçue, Iç 2 juillet 1 834, dans ié service de M. Brichetean. D’une faible constitution, T;ravailiant dans qne cuisiné h.asse et, hpmidé , elle" fut prise, le 18 juin , de vives douleurs àyec gonflement dans les genoux. 'tine saignée et dès sangsues permirent à laTnalafle dé reprendre bientôt ses occupations ; mais de' nouveaux accidents ne tardèrent pas I se manifefter. .
26 juin. Frisson j dbpleur aigue dans là région prépor- 'diaîe , 'dyspnée, peux saigpêes rappyocbees, pt l’appliçation 'réitérée dé sangsues sur l.e côtéT procurèrent peu de soulagement. ' ’
' Fe 2 juillet, 6® jour dé l’invasion de la douleur pfécordiaie', dé nouvelles sangspés f^ent appliquées sur la région du coèùr. ^ - - s r. .
7® jour. Altération dés traits i pâleur, anxiélq considérable , ortbopnéé , dôuîetir pÔngitîvé extrêmement vive dans la région précordiale, matité , de ce côté , dans une étendue d’environ 4 pouce| (125^ îpMi*,) de rayon ; sonorité dans le reste de la poitrine. V oreille perçoit la sensation d’un sâ un corps s’agitait dœmsi mv liquide; l^.p^oupeniçjil^ ^ê sy^olA 'M dp;diasMlfi. 'smibk^^^ se cohfcnifke et n’en former qu'un seul. Pouls petit, très fréquent ; no m-
Vésiç. gur la parth Q>Vt- d'icla pQitn^. ÿ panserri. auec i. gros
; (J) GçtteobsejçY^ü^^B aAlé.pJihiiéfepaïJ^vlï-éôçtêùçLedaiiî, 48,ns la/-a«ceue Française t U’' fi. % ,
SECONDE GATÉG- ç’oÇSERVATÏOKS DE PfEIG^RDITE. 43^
(4 gram,) d’ong. viercur.; singrp, apus fÇLmh.çs ; linim.ÿ diète.
8' jour. Bruit de roiie , de frottement très pronPnC^ 4ans la région du çoeur, (^4^ 'vent., sur ce point.')
9* jour. Soulagement ; persmaDçe du f>r|iit de ment; battements du cœur Q^nfus» tyès jrréguljerf, purg.) ^
ip,«iQUT. Pouls très içréguliep» 4 è^4 J S^iïîigfiun d§ la duuleur prépordigle,; oependpnt sufTppatipn imuiineutg , sjnÇQ.p^ gapnd la {naïade ne reste pas à spn séant. {Pgf. pwg^> kullc. d,Ç.rie. ^epevp;^ ,
1 1' jour. Pouls à 1 o4 , régulier ; t^ruit. dg fpatteaient i semblant assez biep à oelj^ qgî Eèsulfe du froissement d’un moçpeau de ta%tas., ;
jopj. SnulagejUfBl-- paafiié prépuFdialeî pgKpjs à petite |q,u5 ^çh^; plaiPÎes Gpaûpvièiks V yespiration entrecoupée,; pn peu de ç^e sops-ÇFépitapt 4 fa partie postepieure. {t^ 'vent. scanif,\
Beçrudeçcepçe dp la d^ukn^ p,igçc;nï#âl§ daps la ppit.
i5e çt luwa- P^n df ef^gpgeipepb 17= jour. La malade a pr^S .deg §ilin}ents à Vipsp des gens de seî-\uce. Pxaoerbation viqlpiitej fî^Henienta du çpenr preçipites ktsapt epiepdre U^. Lçpd semblable à
celui dfi mouuementd: ^bn. cheval §Hi pp. à l’upibJ,^;- poulç à j|4§ î raie crépitant so,u;sl opinpl^df; gg^c^e.. ci^a rçg.ppç-'
cçrd.: si,pap.) •
i8‘. 19e. 20«. 2 1°. 22'=. 25'=. 24® jours. Le$;gçG>dents pp<urçuiy.ent feu,r ç.o.u-rç,. malgT? IkppfiiC^LlQP d’pn; ngufeau v.çsiçatoire sur le côté perpael putage^.
2-p® jour. Pou.l? très petit Bte , inégal, %%n^ a^ccprd aypc le,s battements du pœur qui ^Çpt façts ^ large§ égaui,, mgis se confondant du rpaoière 4:Pe ftntendre; qji’qa suul
bruit çec ; fàrrçs vio.lettes t P^ieqr dp. 4% 1^
face; l’anxiété et l’étouffement g^jg^ptenfe^ f% fgce se dô*
compose ^ et l,gpaalad§ ÇPPl?^^
cçis aigos^
436 maladies Dtr COEUR EN PARflCULTEB.
Autopsie cadav., 33 heures après la mort.
Le péricarde adhère au cœur au moyen de fausses membranes , qu’on a beaucoup de peine à séparer l’une de l’autre sans les déchirer. Les deux membranes qui forment le péricarde sont très épaisses.
Le cœur est affaissé sur lui-même, flasque, plus volumineux qu’à l’état normal; à la partie inférieure et externe du ventricule droit, épanchement gélatineux qui diminue en ce point la force des adhérences. Dans la cavité de ce ventricule existe un «aillot fibrineux de couleur jaune , ayant la grosseur d’une noix.
Le poumon gauche adhère fortement à la partie supérieure et postérieure du péricarde, dont la face gauche est également adhérente à la plèvre costale , qui est épaissie. Des brides pseudo-membraneuses unissent en plusieurs points les plèvres costale et pulmonaire droites.
Épanchement assez considérable d’un liquide jaunâtre, trouble et floconneux dans l’abdomen j quelques fausses membranes et des adhérences, surtout entre la face convexe du foie et la voûte du diaphragme.
Réflexions. — Celte péricardite a été accompagnée de tous les principaux signes au moyen desquels on peut en établir positivement le diagnostic. Elle fut reconnue dès le premier jour par M. Bricheteau. Sa complication avec une vaste pleurésie et une péritonite en a singulièrement augmenté la gravité.
Il n’est pas fait mention dans les résultats de l’ouverture, de l’état des valvules et de la membrane interne du cœur. Il me parait probable que ces parties n’ont pas été complètement intactes dans le cours de la maladie, et je pense que la concrétion fibrineuse a été pour quelque chose dans les accidents de circulation locaux et généraux, signalés par M. le docteur Ledain.
C’est là un nouveau cas dans lequel la péricardite a coïncidé avec un rhumatisme articulaire. Il y a déjà long temps
SECOîîDE CATEG. d’oBSERYATIOüîS DE PÉBICARDITE. 437 que ron a vaguement signalé la coïncidence dont il s’agit ici; mais il importe aujourd’hui de faire ressortir d’uné manière toute spéciale la fréquence des inflamnïations aiguës des tissus séro-fibreux du cœur chez les sujets affectés d’un Violent rhumâtisnie articulaire ai^.
L’espace ne me permettrait pas de consigner ici un plus grand nombre d’observations détaillées; Je Vais donc en indiquer simplement quelques unes qu’on pourra lire dans les ouvrages où elles ont été consignées ; et donner l’extrait de quelques autres qui n’ont pas été publiées. Où ijul l’ont été dans des ouvrages difficiles à sè procurer (i).
Obs. 22®, 23® et 24*.— L’obs. 6® de l’Essai sur les maîâdtès ducœur^^djc Corvisart, les deux preruières observations de péricardite rapportées dans la Clinique de M. le pRofèSseur Andral , sont des èxemples de péricardite rbùruàtismalè. (Par cette expression, je n’entends rien dire autre cbosé que la Coïncidence d’une péricardite avec Un rhumatisme articulaire, rue réservant de discuter ailleurs là nature du rbüibatisme et la question de la métastase rhumatismale.)
Obs. 2 5*. — Dans un ouvrage clinique de G. Tommasini (2), on lit (pag. 162) une observation qui, sous le titre
(1) On trouvera dans mon Traité clinîque .dM thurnatîsnifi.attiçulçiire, Hn t,r^s grand nombre de faits de. ce genre. Saurais pu , dans cette secondé édition , supprimer les réflexions et lès observations ci-dessüS, mais je lès Conserve comme n’ètarit pas sans quelque intérêt bistorrqVe. On V verra là bonne foi avèc laquelle je faisais assez gratuitement honneur à quelques^ns de mes jœédéeesseurs de ridée, vague, il est vrai, de la Zoi de.êoïnoidence de la périefrdite avec le rhumatisme, articulaire. Le fait est qu’ils riguoraient complètement telle que je l’entends, puisque, selon eux, il y avait et non coïnci¬
dence. Àjoutéz qü’iis ignoraiehtaussi lè degré de fréquence de lèur prétendue métastase rhumatismale sur le cœur, point capital à détérmih'er, et qu’àlôrs lès-signes de la péricardile étalentsi-peu cûnnus.,.quexette maladie n’était presque \9xasX% diagnostiquée gu’après la mort. (Combien , par conséquent, deq)éricardites rhumatismales ont alors existé qui n’ayaîent pas même été soupçonnées 1) (2) Prospetlo de’ ristiltamenli.ottenüii neîla elinica'dé Bologna, Milàno, 18^6, p. 118. * ’ ‘ ' '
d’arthrite aiguë {artrite acuta) , nous offre un bel exemple de violente péricardite rAunzaftv/wa/e. En voici l’extrait ;
^ Le sujet de cette observation était un jeune homme d’une jsqmpîexion nerveuse. La plilogose rhumatismale, accompagnée d’une violente- fièvre, s’empara fortement des mem- Jbranes internes de la poitrine, s’insinua dans celle qui nmaronne lq cœur (i),- et le malade succomba.
^ Autopsie cadavérique.
;-,,.Le péricarde était énormément développé {ingrossato) ; on voyait à sa face interne une membrane /■eV/ca/ee , qui adhérait par de nombreuses brides avec ime semblable fausse membrane qui tapissait le cceur. -
> Ç’.est àia péricardite et à la cardite consécutives à l’affection rhumatismale universelle que M.Tommasinïattribue jqsterneqt Ig mort du malade^ ( Cosi, queste false. membrane^ pispUqmenti ,di ^péricardite , e di cardite succedute.alV artritica u^^vepsçLle^pfJéziqne , troncarono. la 'vita ad un infprmo^ çhe ci casto tante, pene .. et la cui dpcilita ed, es attezza lasciavano luogo a-tant,C §pcranze,) ., , . . . .. . ?
Un cordonnier, âgé de aS ans , habitant un petit cabinet humide, a éprouvé, il y a un an , un rhumatisme articu- '1 aire qui â duré six seihaines.
, Il y . avait deux mois que de nouvelles douleurs avaient existé dans toutes les jointures, lorsqu’il entra dans le service de M. Piorry. ^ :
Son état était le suivant :
Battements assez forts et soulevant la main dans la région du ventricule gauche , accompagnés d’un bruit de soufflet . isochrone au pouls.
(1) Là flogosi àrinüca prese forlemenle le interne membrane del petto, s'insi-" nuo in quelle che circondano il cuore , etc.
{2) C'e fait m’a été communiqué par M. Piorry.
SECONDE éATE&; d’ÔBSÊRVATIONS fiE ^ÉfiiéÀ^felTE. Douleurs articulaires dans les pdignètg, lê§ cbudèS , les gerioüi, lès éj)âülesi saris gritiflëfùérit;
PkÈScBîPTidN. — Saignée géheràlé; îrlfâsiàn cl^ fieiirs dê bbürràcke; ÉLÉtiTiON des SiÈmëRèS;
Le lëfldéiüàîtt, lé brüit dé soùfîlël; â ditriiriüé; les batlè- Jûétits dü èderir sont toujours fdtls^
Cataplà’smes sur les tnb'rnhrés ; eléé'âtTô'A dés mè'niBf-êà ; B'Ôîàsohs à hâiifè dôsè ; deüâ: bbüiildHSi
Trdisièrfie jôiit. Eiièorè' (|(ièlqüës db'tilgufs datîs îêS ëdrîdes; cbntiriuàlibri du Wfttit dë Soüfflèt:
Une douleur a existé depuis dëüx jbtti’k dénS la fê^oti dd cœur et dans le côté gauche ;Ja matité dans la région du cœur est un peu plus étendue que les jours précédents.
Prescription. — 0mhzé sak’gsuès sîik V articulation du coude gauche i qui est la plus douloureuse des articulations^ un vésicatoire de chaque côté du thorax ^ un looeh avec trois grâi/is (iS cèMi^ri) dé keriUès-. ^^ On Suspend léà BoisSôfiS a haute dose quon avait prescrites.
Quatrième jour. Application sur le vésicatoire d’extrait dé rüclnè dêpyi'èlthf'è ’; sdlgiiiè:
Qiriqdièiriè jour. l.é sdh eh âi’fière èst devenu plus clair, la respiration se fait mieux , on n’entend plus le bruit de soufïlet.
Sixième et septièhïe jdurS; Battements de coeur fevec léger bruit dë âoufnëtr pdulë à rëspTrâtîdh 5â à 4à: {Un nbhvéàu vesicàïoire de chdqiië éÔ îé du thorax ; deux sdUpes ; tisane pectorale; un loôch blanc avec kermès i décigh)
ïiaitièriie jour; tes baltémentsduëcéuf sont aëcofaipdgnés d’un bruit de soufflet hotàbië; Matité sous^stemâle dahs unè grande étendue/ et mdtité dëâ cavités gàrièHèsneSi moins grande. {Un vésicktaïre de lo paueeé {'îqi milt.pde diamètre èn avant; un autre vésicatoire pareil sûr le codé gauefié; tartre stibié i îb gràins {hl^b ^milligr:) dans la ànee's grkjni) d’eau i en vingt prisés ^ toutes les dix minutés:^
Là mort eu lieu le soir fnêmê / à onze heures et demie.
Autopsie cadavérique (i).
Le péricarde contient au moins deux verres de sérosité assez claire. A la surface interne du péricarde existent de nombreuses membranes accidentelles , dont quelques unes sont lisses et d’autres inégales , chagrinées , présentant assez bien l’aspect de V estomac des ruminants; la partie qui recouvre le cœur est surtout recouverte de semblables productions.
Les cavités droites du cœur sont remplies de concrétions polypeuses, qui paraissent presque organisées. De semblables concrétions, mais en plus petite quantité, se trouvent aussi dans les cavités gauches.