HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA PÉRICARDITE
Corvisart rapporte aussi dans son ouvrage un cas de péricardite qu’il attribue à un coup de poing sur la région du cœur. Mais j’ai quelque peine à croire que, dans le cas dont il s’agit (observ. 4^ de V Essai sur les maladies du cœur") , la péricardite ait été réellement produite par la cause que lui assigne ce célèbre observateur. En effet, le coup de poing fut reçu par le sujet de cette observation le g janvier 1 799, et ce ne fut que le 25 du même mois qu’apparurent les premiers symptômes de la péricardite.
Dans quelques cas, on ne peut recueillir aucune donnée précise et positive sur ia cause déterminante de la pél’icardite.
Mais revenons à l’influence de la vicissitude de chaud et de froid sur le développement de cette maladie. La puissance de celte cause n’avait point complètement échappé à la sagacité de Corvisart. Il ne s’est pas borné à signaler l’influencé dont il s’agit dans ses considérations générales sur les causes de la péricardite : il y revient encore à l’occasion de quelques faits particuliers. C’est ainsi , par exemple, que, dans sa 6® observation , il n’oublie pas de faire bien remarquer que le sujet de cette observation (un potier de terre) était exposé par son métier aux vicissitudes les plus grandes de la chaleur et du froid. Par une contradiction bien surprenante, Corvisart avait cependant écrit, dans son Discours préliminaire , que «le cœur, dans la région qu’il occupe, est J) à l’abri de toute impression et de toute modification im- » médiate de la part de l’air et de ses intempéries variables, «brusques et multipliées. »
Nos observations sont bien propres à éclairer la question que nous agitons ici. Les soins minutieux avec lesquels nous avons interrogé plusieurs centaines d’individus affectés de phlegmasie aiguë des divers tissus des organes pectoraux en général , et de péricardite en particulier, nous ont surabondamment convaincu, ainsi que tous ceux qui assistent à notre clinique, qu’un refroidissement subit, suc-