HISTOIRE GÉ]>rÉRÂLE DE DA PERICARDITE
Il o’est nécessaire de çîire que les sai^ées, tant générales que locales , doivent êtçe proportionnées à l’intepsilé dp la maladie, à l’â^e , à la force, au tempérament, au sexe du spjet, aux corpplications , etc.
Règle générale : chez un sujet dans la force de l’âge, atteint d’une péricardite intense, trois ou quatre saignées du bras, de trois à quap;e ttpg, dans les^ deux ou trois premiers jours , secondées par l’application de vingt-cinq à trente sangsues ou de ventouses scarifiées (3 ou 4 palettes pour chaque fois), réitérée, deux ou trois fois dans l’espace de temps indique, suffiront a la guérison de la maladie (i).
Ceux gui voudraient avoir des détails plus étendus et des résultats numériques précis sur cette formule, les trouveront dans notre Clinique medicale et dans notre Traite du rhumatisme^ articulaire , auxquels nous renvoyons pour éviter des répétitions supe^’flues. Qn y verra coml^ien la dose de sanp; différé selon les degres d’intensite de la maladie. Celte distinction , cette catégorisation des cas selon leurs degres d intensité ou de gravite, est une donnée sans laquelle le praticien ne saurait appliquer d une maniéré éclairée, et partant avec succès, aucune rnethode thera- -peutique en general, et particulièrement la nouvelle formule. Ce semit, en effet, une erreur très dangereuse quç d appliquer aux cas légers la formule qui convient aux cas graves, et réciproquement. Or, ainsi que je 1 ai tant de fois déclaré, rien n est plus difficile que cette catégorisation : elle exi^ une longue habffude clinique et d heureuses dispositions pour 1 exercice de notre airt.
(ï) Depuis sept ans environ, nous avons remplacé, à la clinique et dans notre pratique de la ville, l’usage des sangsues par les ventouses scarifiées, appliquées suivant la méthode allemande , parM. Buchel, et nous en avons obtenu les plus heureux succès. Par cette méthode des émissions sanguines locales, nous avons l’avantage de connaître exactement la quantité du sang retiréi(chaque application est de deux à quatre palettes).
traitement de la PJÉRIÇARniTE. àSçl
Quoi qu’il en soit, peu de péricardites, je le répète, résisteront à notre ruéthode» si elles sont prises à leur origine.
Que par exception, roalgréles secours de l’art convenablement administrés , la péricardite se prolongeait ou passait même à l’état vrainaept cpçQnique, il iaudr-ait cambiner sagement les émissions sanguines locales modérées, soit au moyen des sangsues, soit au moyen des ventouses scarifiées avec les divers révulsifs, tels que les larges vésicatoires, les ca,utères, lesruox^s, les sétori^, la pommade, sti^iié^e, l’bpile de crqton tiglium , etç. Les frictions piercuriell.es^ p,ourpopt égalepient être employées.
Un régi^me sévère, des b^ins tiédis répétés de tenips ep ternp^, favoriseront l’actioq 4^® agents curatif§.
L'^épançhement qui s’es^ opéré dans \e peracarde qst-ü rebelle à toutes oqs pratique,! , le cas dgi'Tgnt çp pe p.eut plus einbarrassant. L’évacuation du liqqidç d ope
opération chirurgicale esf up de çça profilerpes thérapeutiques dont l’expérience n’a pas encore donne la aolutiqn. !Nous ne pouvons do^nc nqus prQnoqçey farçaeUcrnent ni pour ni çontre une tentativq de ce ^enye.
Les médecins et les chirurgieps ne sont point encore d’açcoyd sur la gravité çle l’operataop dont il s agit. ç,p.nsi.dérée en elle-même ;^ PTlHi' ifioi- ]c pe la.cf o^s pas 1res, gereuse. ^ais^ en tout cas, ^ elle sç présentera bien ravcmep,t à faire dans la pratiqufe (|é recours a natie
mélbode de, traiteraent.
Nous reviendrons ,, an preste, sur ,V9P6J9idp,q question
en traitant de réj<^rq/3e7YC«rde. , ,
Le traitement des autres ^gladiç.s, du. ceepç dç^f 1^ çardite peut être çqynpUquéÇ » ou qu’elle pu eptraîqeç à,S^ suite, seiîa. indiqué ajipi ar-tâçjies cqqsgCTés à l,’bisluire(4^ ç.es
maladies. .
MALADIES DU CQEÜR EH PaEïICüLIER.
§ IL Observations de péricardite terminée par la guérison.
Femme de 27 ans. — Péricardite et rhumatisme articulaires aigus. — Quatre saignées de trois palettes , quatre-vingt-six sangsues en quatre fois ; thrid., opium , poudre de Dow. — Convalescence le dixième jour. — Le douzième Jour la malade mange le huitième de la portion.
Victoire Chaudron, âgée de 27 ans, fille, d’une constitution délicate, peau fine, cheveux châtains, jouissant habituellement d’une assez bonne santé, bien réglée depuis l’âge de i9"âns, fut reçue à la Clinique (n° 4 > salle Sainte- Madeleine), le 10 mai i834. Elle était accouchée à la Maternité , le 24 mars de la même année. Elle a nourri son enfant pendant quatorze jours, après lesquels il a succombé. Vers le 9®' jour de ses couches , elle éprouva de violents maux de fête, de la fièvre (10 sangsues lui furent appliquâmes derrière les oreilles). '
Environ vingt joufs après son accouchement, elle s’est refroidie en lavant du linge , et ses lochies se sont supprifnéés (1). Quinze jours avant son entrée, elle avait rejiris ses fonctions de domestique et s’était beaucoup fatiguée. Pendant huit jours, elle ne fit son ouvrage qu’avec une grande peine. Ene huitaine de jours avant son admission à la Clinique , les pieds s’étalent enflés et étaient devenus douloureux. Le 4 naai, eile'fut obligée de s’aliter, et le 8, présque toutes les articulations étaient le siège d’un rhumatisme aigu.
20 sangsues aux cuisses, dans l’intention de rappeler les lochies, des catapiasmés sur les articulations , tels furent les moyens employés avant l’entrée delà malade à l’hôpital. Quelques nausées et des vomissements, accompagnés de
(1) Celle femme attribuait aussi en partie la suppression des lochies à ce qu’elle avait hu une quantité considérable de tisane d’orge très froide.
OBSERV. DE PÉRIC. TEE.MI:^'ÉE P.V?- LA GUÉRISOîf. / 53^3
conslipation, un peu de dyspnée, s’étaienl joints, dans les derniers jours, aux douleurs rhumatismales. :
lo et 11 mai. Plusieurs articulations, et spécialement celles des mains, des pieds et des genoux, sont très douloureuses, gonflées; la peau est luisante, tendue , un peu rouge : le moindre mouvement est impossible. .
Peau chaude , sèche ; visage pâle ; un peu d’anxiété ; insomnie.
Pouls assez développé, souple, régulier, à iqo par minute ; respiration accélérée (à 48-52 par minute) ; pen de toux; quelques crachats séro- muqueux. . ... .
Matité fort étendue dans la région précordiale- (5 pouces 5 lignes verticalement (92 millim.) , 5 pouces 7 lignes (97 millim.) transversalement); la main appliquée sur cette région sent à peine l’impulsion du cœur. .
Les bruits du cœur, éloignés , obscurs , sont accompagnés d’un souffle très prononcé pendant la contraction ventriculaire ; point de souffle dans les carotides, ; ^
Sentiment de tiraillement vers l’extrépiité du sternum et la région épigastrique ; douleur médiocre dans les rnêmes points pendant la toux et les larges inspirations.
Piésonnance normale à la partie antérieure de la poitrine (la région précordiale exceptée) et râle ; sib ilant ; en arrière, la résonnance et le murmure respiratoire sont à l’état normal, si ce n’est à la partie inférieure où la respiration est un peu obscure. Point de souffle bronchique ni d’égophonie. ; , .
Bouche amère (labile lui remonte toujours, dit la malade, dans cette partie) ; langue blanche, médiocrement humide ; inappétence ; soif vive ; nulle douleur dans le ventre^ r Diagnostic. Rhumatisme articulaire aigu ^ endo-péricardite.. Prescription du 1 1 mai. Une saignée de 5 pal. ; 20 sangs, ré g. précord., catapl. ; miol. sir. de gomm.; lav. émoll.; diète.
lë; Be %kfi§ offre nh caillot k bdrdâ tetrdussés , rebdüvert d’une coirêiiti'é lrêâ îlëtisë , éiàëtiqüé.
SdulÉgérâênl; : lé lègeir setitiiüènt d'é ddulëur vers l’exttétSiÉB üuktèrnuiii él la rigidii éJiigàstHqué ti’ëxîste plus; Idé lïâtteiïléiils tin clfeilr ébÜt jllÜS sdpërïïciélfe , plus lacilés à distinguer ; ïèk 'déüi bfüità sbiit ^luS rà|)^î:ôcliès dé l’oféillbv éÇ lé sfaüfflë qui làècbîlifiâgiib lé pFéîiiiér iüibins prononcé.
“ Eel^ fhâînk ët lé ^éndd gâûcîi’é sdül 'ëbcdFe fofl ddüîduëéuï'ï . ‘
Pouls a 96 . assez Fort èt dêvéldppé , rriaii 'saÜs î^ureté ; pè'àn ürl -peu èeché. {iMë s'ai^hêk dé 5 pà!l/; là ààngS. rég.
- Bê sdif. ëëfalitfiënt d 'élduffeiidétil vêtâ îé ëféüx de i’éstdmac, pouls à 108, plâs tèndû quë IB bdalib. (28 kùngk. rég. prêc'ô'rd.) - “ '
' i3i Lëà MMëfttënFs du clëür sdiil iFéà fdrt‘s, répBbëèérit la main, mais lé BFuit dë sÜufflét â disparu ; là mâlitê a § pëüëës îd lignés ^164 nlill.) Verllcaleibeiit , ét 5 pdüces § â 4 lignê§ (; 88 à 90 nlill. ) transVérkaîethëfat- — t)p pression méiildlè, ad sëMiülent de là Inàlàdë (i; ; pdulâ àqd. ^ ,
liefe métdbrés’ îbfériëilrs sont éê'g&ÿeè^ léà éb|iêriéüfà éoinnàeriëënt à Se badtivoii', {Laock btakc Ûï^èé iàrî'd. ; îé réstè utéiipraé)- ' '•
14* Batlëmèbts dd ëœiir dè pltts.ëH ^Itàs êu|)ëtfiëîëîi , sans bruit de souffle distinct; pouls à 88 , asséi plëiti ; irispîfàti’éils â àa-aBi i^àpiî. d’'éa:i. -gofhr^: d’‘àpiuni {à^tnïîitg?':) ).
iS: Bêgëfë rëëfüdêàcencë de là flUiioti bîiüiiiâtiàmâlè ; mais lês bàtrètiîênls ëi léé brdilS dd cfaeÜF cbnèérteiit lës ëàëâetëfëS iridi^dèâ plus Hâdt, èt là rëèpîFatiôn ti’ëSt pdint gêJàêë; ' - .
(ï) Le nombre des inspirations s’élève cependant à 40 par minute.
OBSERV. l5fe PEB.iC. TERMINÉE PAR LA GTJÈRIsbN. 635 Ûriilês jümènt'eüsès, Éépbsarit en yjdiiiàiicè une inàliëre furrûràcéé.
Pouls à ii6-i2b. {Sàighéecle pâîéttès.\ i6. Sérosité claire, âbbhciântè , dans ia saignée èé la veille; lë caillot èst rècoüvért d’une co'uenné dense, éiâsticluë.
Pôüïl â ibS ; uritiè's moiiîs clieirpés.
On sent toujours très distinctement au toucher lés iàâttéthenty du ccèlif ; leS iBrüits sotit ün peu obscurs , ruais s'dÜk soulïtë; . . ^
à(i niatbil Sodlagëriibnt ; suéurS daiis ta huit \ moins de fiêvté (pôdls à 92-gB) ; leâ articiilatibni du pipd et dii gehoti ébiit énëore dbulôül'éubës: —Le soit, pbuîs a iié ; jiëàii cliaÜdë ët rùoîtyi {CoÂÛhuiiiibn âé ï’bpîùfn et Ék là thridcCcé.)
18. Pbüi^ à yë-iob ; téSpirâtioh à jà-Se ; genou droit doulbürëüi, gbnflé (il a iù pbuëéà (352 rhiliim.) dé circpnfêrëhcè, taddis (tué le gàufcbe n’â qtié 1 2 pouces 4 lignes (354 niiliim.). {MhUvèîU süignM c^ë 3 pàtéit.) poüd. de Üch». ,
ig. ijrëhoü trè§ dobloureiii èhcofe ; pouls à 120 ; peau ciiatidé, ihôité ; uHne^ ihoiris Idncéèà eiî cbülêür, dvëc clépôt mbîtis bôtiSiclèf-âblë ; Loî’tètnènt bcîdè éômnlé lés jours précédents. (26 sangs, sûr fé genou droit; h boûîlï. de pôül.)
20 et 2 1 . Pouls à 92-96 ; la douleur du genou a disparu ; langue humide , blanche. {Bouillon et potage.)
èâ et é3. il iï’ÿ a plus dë dbülbÜréüx ijiie lë jiîêS dfbit: (ië demî-quaré d^cditnenfs.')
24 et 25. La inaiade va très bien ; toutes les. aftipulations sont libres , sans chaleur ni gonflement. (Pouls à 84 ; respir. à 16.)
26 , ^7 , 28 , 29 , 3d. t’oint de rechute; Les bâttênlents et les bruits du cdétit Soiit tdüt-â-Mt hbrthàîii: La ruâtadë hiange sucéëssîv'ë'rhent lè qilârt et, la déMiie. (Bafrèë ïiÉdes.) Là ihalâdy Idri le I jùid j afatit repris ISI fôtêêii
536 MALADIES DU COEUR Eîf PARTICULIER,
L’auscultation et la percussion, pratiquées plusieurs fois dans les derniers jours que la malade a passés à i’iiôpital, n’ont fourni aucun indice de maladie du cœur.
Réflexions. — Il n’a rien moins fallu que de nombreuses saignées générales et locales, pratiquées d’abord coup sur coup, pour triompher de la double inflammation aiguë dont la femme qui fait le sujet de celte observation se trouvait atteinte.
Les conditions au milieu desquelles cette femme avait contracté et le rhumatisme et la péricardite , étaient d’ailleurs assez défavorables. On se rappelle qu’elle n’était accouchée que depuis une quinzaine de jours. Or , l’état puerpéral est, dans toutes les maladies , une circonstance des plus aggravantes. Cet état ne supporte pas toujours très bien les largés et copieuses saignées , et cependant ici, comme dans des cas plus favorables, elles sont très certainement le plus puissant moyen , la méthode la plus efficace qu’on puisse opposer aux phlegmasies aiguës en général, et spécialement au rhumatisme articulaire aigu et à la péricardite.
Dans l’observation suivante, on verra une péricardite compliquée de pleurésie guérir plus rapidement encore que la précédente, bien qu’elle n’ait pas été attaquée aussi vigoureusement que cette dernière.
Jeune homme de 19 ans. — Péricardite aiguë, compliquée de pleurésie gauche (bruit de frôlement péricardique ; matité et légère voussure de la région précordiaje). — En trois jours, deux saignées de trois pal.; deuxapplic. de vent, de deux à trois pal. chacune. — Convalescence dès le cinquième jour, — Le malade mange le quart, le huitième jour après son entrée.
Un jeune homme de 1 9 ans , domestique , ayant essuyé de grandes fatigues depuis quelques jours, était indisposé depuis une quinzaine de jours, lorsqu’il fut adnaisàla Clinique (n. 1 2 , salle St. -J ean de Dieu) , le 2 1 septembre 1 834*
OBSERV. DE PÉRIC. TEE.3IIXÉE PAR EA GüÉRISOA*. 53"
Malgré son état d’indisposition , il avait continué à travailler jusqu’à la veille de son entrée qu’il fut obligé de s’aliter (vingt sangsues avaient été appliquées sur le côté gauche , qui avait été douloureux depuis le commencement de la maladie , mais surtout dans les derniers jours).
État du malade à la visite du 22. Face pâle, abattue; peau assez chaude et moite ; pouls peu développé , facile à déprimer, régulier, à 112; 28à52 inspirations.
Légère Doussure de la région précordiale , matité fort étendue dans la même région (6 pouces (162 fnill.') transversalement et pouces et \ fi (122 mill.) verticalement) ; dans toute cette région , on entend distinctement un bruit de frôlement, analogue au froissement du parchemin , isochrone aux mouvements du cœur. A ce bruit s’en joint un autre qui se rapproche beaucoup du bruit de soufflet , et de plus un tintement argentin dû au choc du cœur contre le thorax; plus en dehors, bruit de tiraillement ou de craquement, qu’au premier abord on aurait pu rapporter au péricarde , mais qui se passait réellement dans la plèvre voisine, puisqu’il était isochrone aux mouvements respiratoires.
Dans toute l’étendue de la région précordiale , les bruits normaux du cœur sont éloignés , profonds, pi'esque entièrement éclipsés TpBv les bruits accidentels indiqués. Dans le décubitus en supination, l’impulsion du cœur se fait à peine sentir ; cependant la région précordiale est ébranlée sensiblement pendant la contraction du cœur. En pratiquant l’auscultation sur les parties latérales du cou , on entend moins confusément qu’à la région précordiale le double bruit du cœur.
Matité dans presque toute l’étendue du côté gauche; souffle bronchique s’étendant de la base de ce côté jusque vers le sommet de la poitrine ; égophonie criarde, aigre comme la voix du perroquet, à son maximum vers la pointe de l’omoplate et dans les environs ; absence de la respiration vésiculaire ; décubitus sur le côté gauche. Lorsqu’on
538 MALADIES Dü COEUR EW PARTICULIER.
fait parler le malade, les parois du côté gauche n’éprouvent aucune 'Vibration perceptible à la main. Le rebord cartilagineux des fausses côtes gdüches est manifestement déjeté en dehors. Point de toux ni d’expectoration.
Le malade a dormi une heure la nuit dernière et a sué.
Lés ïoiictiohs digestives h’offrént rieii de notable; soif et inappétence comme dans tbut état fébrile.
Le malade eproiivè un sentiment dé falblelsê profonde.
Diagnostic. Pteuro-pericarküe avec, épanchement p's'eudomemhraneupc.
Prescription, tïne saignée de 5 pal. ; 'vent. scarif. région prë'cor. et côté gauche àe la poitr, (È pal.'); catapL; viôl.guim. édulc.; ïav.;diete.
25. Soulagement; pbiils à gb-ioo ; 52 ihspir.; persistance de laînatité, de l’égophonie et du souille bronchique , mais à un moindre degré; persistance du doublé bruit dé frôlement , alternatif comme lés mouvements du cœur. — Caillot recoutert d’une couenne d’une médiocre corisistàribé. saignée de ^ pal. iy2 a % pal.)
24. — 80 à 84 pulsations; on distingue encore ihal i’impuisioh du cœur; le dôiihlé bruit du cœur se dégage séiisibleihéhi dû ferûit de i’rôîéinéht péricârdiqué. — Là réspiralioh t^ésicûlâife rèviéht dans plusiehrs points , éf le jrdûérnëht pleurai diihihûe. Là matité n’Ôccupe plus que la partie ihlëriéure dé là regiôn postèrièüré gàùcËe. {^enh scaj'if. région précord. (2 pal.). )
25 et 2b. Continuation de l’amélioration; bon soihméil; pouls a 845 régulier, assez plein.
La matité de la région précordiale a dihiihûé dé moitié rirapulsiori dü coeur est plus facile à éentir; la vous; sûre ést à peiné naàrqûéé ; lés deux bruits du cœur sont faciles à distinguér â travers le bruit de frôlement péricardique, qui ést bêaücbüp moins prononcé que les jours pi'ècédënts. , ^
Uk ehiéni la t^ès^raiioh v^sieulaire dans tout le êStè
OBSERV. DE PÉRIC. TERMIÎfÉE PAR LA GUÉRISOIî. 5^9 gauche ; cessation du souille bronchique , de l’égophonie et de la matité.
27. Fièvre nulle (pouls à 76 , point de chaleur anormale de la peau ) ; 24 inspirations; nul sentiment de dyspnée, ni d’anxiété; bon sommeil; retour de l’appétit.
Les bruits du cœur sont revenus à l’état normal , et le bruit de Jrôlement ou.’àQ raclement a presque complètement disparu; la région précordiale n’ofîre plus que 2 pouces (54 miil.) de matité en travers et verticalement. (Bouill. ; potag. ; lait ; raisin.^
28 et 29. La convalescence marche très bien. Les battements et les bruits du cœur sont tout-à-fait normaux. Nbllé bppfessidn ; poitit dé matité dads lé éôl’ê gdUbhe , ni d’êgojlh'onié ; lii de soüme bf dnchiquë ; le brüit de 9àcléplédHl s’èËt èhângé eti tin bruit dé légër frbisséitièni dé tafïètiàs'.
Êiprëésioh dé la iihysioudiiii'é tdUt-à-fait tiàturëlle. (Lé inaladhkÛ'süccesiïcèinèhihiiè aù 'dè-mi-qUàCri et aû quart'.)
ÎJ’ans ièé ^béihiëi’S iours d’bctbbrë ; lë hiâl'adé îi’épfbü^ë plué ïlèh qUi àtlnbiice üh êtét mblbidè: Gé|iébdàht il reste ëiibble utî légel bruit de tàffétàë à Id jjdttië pdstériëüre du côté gauche. — Le malade mange la demie.
Le 4 bbtbbrl , ébHië; Lés baltëriiëhls et lé§ brüitsdiiccèür h’blîraiélit fiëh d’àriBtîiidL Lk diktîté ktibriiidlè de lâ régîbii lirécordidlé aVait complètement dispàrlii
ÉÉèiÉxlBît^. — Là rapidité ét Id fàcilité avec lésqdëlléslâ pléilrb-péribktdîtè ë’fekt dissipée dàtis lé càà précédent; btit aséurêihènt dë b^îibi sütprënidré béüx qüi pàrtabét-àieht èti- Cbfh aujbürd’huï rbpirilbti dë plüSîèdrs nlédècîtis Siir rihàmense gravité de la péricardite , mêmë dégagéë de toute cBtii|ilicatibiï. Mais chaqué jbur nbüs vdÿbns les faits dbnner un hèurëtii démenti à bëtté bpihibn.
Là péricardite, il faut le répéter, n’est réellement une îfièdadië ttëi et prdChàiiiëtÈiëiit rhottêllë , qhë dans lès cas 0^ elle se trouve eompîlqülS d’une câMitl 5 d’un enâds
54o MALADIES DU CŒUR Eîf PARTICULIER.
cardite très intense, ou d’une violente pleuro-pneumonie. Mais alors le danger principal vient plus de la complication, que de la péricardite elle-même. Toutes les fois que chez un sujet atteint de péricardite le visage se grippe, s’altère, que la respiration est profondément gênée , la circulation irrégulière et embarrassée , on a de très fortes présomptions que cette maladie n’est pas simple.
OBSERV/ATIOIV oS® (t).
Homme de 34 ans. — Pleuro-péricardite avec épanchement. — Saignée. —
Vésicatoires, diurétiques et purgatif. — Guérison le neuvième jour (le
malade mange alors le demi-quart).
Un ouvrier, âgé de 34 ans , est entré , le 1 1 août 1 834 , à l’hôpital delà Charité (n“ 19, salle Saint-Jean-de-Dieu). Il jouissait habituellement d’une bonne santé ; mais il y a trois semaines qu’à la suite de fatigues et d’alternatives de chaud et de froid il commença à éprouver de l’oppression et de la toux. Bientôt il survint un léger dévoiement. Cet état continue jusqu’au jour de son entrée à rhôpitai, sans que le malade interrompe ses travaux et cesse de manger.
Le jour de son arrivée à l’hôpital, on lui fit une saignée de 3 palettes.
État du i3 août y à la 'visite .‘constitution assez forte, figure pâle , respiration difficile , parole entrecoupée , 32 à 36 inspirations. Pouls petit, mou, facile à déprimer, 4 128 puis, par minute; crachats assez copieux, roulants, très légèrement striés de sang. — Le caillot de la saignée faite au malade à son arrivée présente une très légère couenne, et ne se rompt pas quand on le soulève hors du vase , en le tenant par son bord.
La région précordiale forme une voussure assez prononcée ; les espaces intercostaux sont dilatés à gauche.
(1) Cette observation a été recueillie par M. le docteur Raciborski , jeune médecin polonais d’une grande espérance;
OBSERV. BE PÉRIC. TERMIIS ÉE PAR EA GüÉRISOIÎ- 54 1 La percussion donne un léger bruit de pot fêlé au-dessous de la clavicule gauche , ce qui tient probablement à la présenced’une bronche dilatée (i). Plus bas , on trouve de la matité qui, à partir du bord droit du sternum , s’étend dans toute la partie externe du côté gauche. La main appliquée sur cette région, lorsque le malade parle , ne sent aucune vibration. Dans la région précordiale , on ne sent aucune impulsion du cœur, lorsqu’on y applique la main. Lesbruits du cœur sont sourds et éloignés, mais on les analyse pourtant encore assez distinctement ; assez fort, bruit
de cuir neuf vers la pointe du cœur.
A droite et en avant, la résonnance est bonne jusqu’au bord supérieur du foie. Un peu derâle sous-crépitant au-dessous de la clavicule du même côté. Eri arrière et à gauche, on trouve, en haut, un son clair et une respiration normale. Dans le tiers inférieur, les côtes forment une voussure assez prononcée ; là, matité complète et absence de respiration. Vers l’angle inférieur de l’omoplate, on trouve une égophonie très distincte. A droite et en arrière , on entend du râle humide sous-crépitant.
La mensuration donne 17 pouces ( 48o mill.) de circonférence pour le côté gauche, et 16 (455 mill.) pour le côté droit.
Langue un peu rouge; salive légèrement acide ; ventre un peu tendu, sans gargouillement manifeste.
Diagnostic. Péricardite compliquée de pleurésie gauche.
Prescription. Vésicatoire sur le côté gauche de la poitrine ; eau de lin et de chiendent avec oxymel scillitique ; potion gommeuse avec 24 (12 décigr.) de scille. (Le pouls était si
misérable , le malade si décoloré , qu’on n’osa point pratiquer une nouvelle saignée.)
i5. La respiration paraît plus facile. Les battements du cœur sont très profonds , et on les distingue assez difîicile-
(1) Il n’exisle aucun autre indice d’excavation tuberculeuse.
ment ( i 20 par minute}. — Pouls faible , facile à déprimer,
régulier.
La percussion de la région préçordiale donne un son mat dans une étendue de 5 pouces et demi (gS milliin.) de haut en bas. (En mettant le malade sur son séant, la matité ne change presque pas de niveau.) Dans le sens transversal , la matité de la région précordiale se continue avec celle du côté gauche de là poitrine.
A droite, la respiration se fait mieux dans la région sous-claviculaire , et le râle y est à peine marqué.
Les crachats sont blanchâtres.
Le malade n’est allé qu’une seule fois à la selle.
Ses urines sont ronges , mais sans dépôt (Même prescription , moins le vésicatoire. )
i4- Les battements du. cœur sont plus superficieh , à 112.
i5. Le pouls se relève*; la respiration se fait bien mieux.
■ — Le râïe est très peu marqué. La région précordiale forme toujours une saillie assez sensible. La matité existe encore dans deux pouces et demi (68 mili.) de haut en bas. En mettant le malade sur son séant, la main appliquée sur la région précordiale, on ne sent pas la pointe du cœur. Lorsqu’on le couche sur le côté droit, on entend la respiration du côté gauche.
Il y a eu hier deux selles. [Même tisane; — 2 houilîons-, soupe aux herhes pruneaux,') •
17. — 96 à 100 pulsations. Les bruits du coeur sont plus superficiels, moins d’égophonie. {Fot. gom, avec "ho gr.
décigr.) de scille; le reste ut supra. y
18. 84 à 88 pulsations. Les bruits du cœur sont moins obscurs. La voussure a presque entièrement disparu. On peut déjà limiter la matité de la région précordiale en de^ hors. (Elle est de 3 pouces (81 millim.) en travers et dê 2 pouces 2 lignes (.59 milii-m.) seulement verticalement.) Le malade étant penché en avant, on entend les bruits du cœur plus distinctement , sans sentir encore la pointe de
OBSERV. DE PÉRIG. TERMINEE PAR LA GUÉRISON. 543 cet organe. (5 bouillons : — pot. gommeuse avec la scille en poudre. )
20. — Les battements du cœur sont devenus superficiels; la respiration est libre. (Ore sèche le vésicatoire; une médecine ordinaire. )
2 1. — -72 pulsations. — La respiration est normale ; les battements dii cœur se distinguent parfaitement. En arrière, la respiration vésiculaire a remplacé le râle; l’égophonie et la matité ont disparu. Le malade a eu plusieurs selles. {^Lavement huileux ; — § bouillons; — 2 soupes aux herbes;
— un œuf. )
22. — l.e malade se sentant tout-à-fait bien , demande et obtient sa sortie. La respiration était libre. La matité avait cessé, et dans la région du cœur , et dans tout la côté gauche de la poitrine. Les battements et les bruits du cœur étaient revenus à l’état ppririaî.
HÉFEEXiaNs. - — p.ansçe cç^s, la pie uro- péricardite n’a, pour ainsi dire, offert aucune résistance aux moyens peu énergiques qui ont été mis en usage. Nous avouerons franchement que nçus étions loin de nqus attendre à une issue aussi promptement favorable , pt que nou^ avions même pprté un pronostic, assez fâcheux , lorsque nous vîmes le malade pour la preœiière fois. L’altération des traits , la pâleur du visage, l’oppression très forfe, la fréquence et la petitesse du pouls , la copstitut^ion peu vigoureuse du sujet, Vâge de la maladie,, toqt concourait à n.bqs alarmer. Mais dès les second et troisième jours , nous commençâmes à nous rassurer» Toutefois, il nous sembla prudent de ne point insister sur les émissions sanguines chez un sujet â demi anémique, et nous les remplaçâmes par les diurétiques et les purgatifs sagement administrés; pioyens pui, en désemplissant Iç système sanguin, favorisent la résorption du liquide épanché, et constituent, sou, s ce point de, vue., des espèces de saignées blanches, des émissions séreuses.
Mais on se tromperait gravement, si l’on croyait qu’une
544 maladies du coeur eiî particulier.
péricardite un peu intense, surtout quand elle est compliquée d’endocardite, de pleurésie, de pleuro pneumonie ou deriiumatisme articulaire, cède entièrement à un traitement tel que celui dont il vient d'être question. L’expérience la plus répétée et la plus exacte nous autorise à déclarer formellement qu’il n’en est point ainsi. Quelques unes des observations suivantes sont bien propres à démontrer notre assertion. Si nous les conservons dans cette seconde édition, c’est qu’elles sont éminemment intéressantes sous le point de vue qui nous occupe, et qu’elles restent là comme un témoignage éclatant du peu de valeur des émissions sanguines telles qu’on les employait avant la nouvelle formule .
Or.SERVATIOIV 56'' (i).
Jeune homme de 18 ans. — Ehumalisme articulaire aigu. — Suppression des douleurs articulaires avec invasion subite d’une pleuro-pneumonie double, et puis d’une péricardite avec épanchement. — Traitement par la méthode ancienne des émissions sanguines. — Guérison lente et difficile.
« Avrillon, Alexandre, âgé de i8 ans, est entré à la Charité le 27 juin i833 (service de M. Dalmas). Sa santé a toujours été extrêmement délicate : sa constitution est faible et lymphatique; le travail auquel il est obligé de se livrer dépasse ses forces , et l’endroit où il couche est extrêmement humide. — Ce paraît être là le seul point de départ de la maladie qui l’a d’abord conduit à l’hôpital.
» Trois jours avant son entrée à la Charité, il fut pris subitement de douleurs rhumatismales très vives, qui après avoir, en 24 heures, parcouru successivement toutes les grandes articulations , vinrent en quelque manière établir leur centre de confluence sur les genoux , lesquels en avaient d’ailleurs été le siège primitif. — Douleurs assez vives pour arracher des cris au malade ; fièvre très intense ;
(1) Je dois à l’obligeance de M. Fournet les détails de celte observation.
OBSERV. DE PÉRIC. TERMINÉE PAR LA GUERISON. 545 perte complète de l’appétit ; sueurs excessives ; tout a augmenté d’intensité jusqu’au moment de son entrée,
27 juin.
» Le lendemain, 28 , il a été trouvé dans l’état suivant : La plupart des grandes articulations et surtout celles des genoux, étaient chaudes, tuméfiées, légèrement rougies, et retenues immobiles par l’acuité des douleurs que le malade y ressentait ; douleurs qui avec une fugacité extrême faisaient des migrations rapides d’une articulation à une autre. La faiblesse du malade était considérable ; le pouls plein, fort et fréquent. {Bourrache miellée; poudre deDower,
5 gr. (i5 centigr.); saignée de 5 pal.; diète.)
«Dans la nuit du 28 au 29, insomnie, agitation considérable.
» 29. Même, état que la veille. {Même prescription; renouvellement de la saignée.)
D 5o. Les douleurs rhumatismales se sontfixées d’une manière plus spéciale dans les articulations supérieures et dans l’épaule en particulier. {Bourrache miellée; poudre de Dower, 8 gr. (4 décigr.); nouvelle saignée de 5 pal.; 2 houill.)
» juillet. Persistance des mêmes symptômes et rien de plus; mais dès la matinée du 2 juillet tout a changé do face. Les douleurs articulaires ont subitement disparu, et le malade s’est au même instant trouvé pris des symptômes suivants : oppression considérable , inspirations très fréquentes et très douloureuses. Douleur très aiguë dans la partie inférieure droite de la poitrine , considérablement exaspérée par une toux sèche et fréquente ; même douleur dans la partie inférieure gauche de la poitrine , mais plus vive encore, et occupant d’une manière plus spéciale la région du sein gauche. Deux élèves qui ont , à la visite , ausculté le malade , ont constaté à la partie inférieure des deux côtés de la poitrine , l’existence d’une pleuro-pneumonie , laquelle cependant était plus marquée à gauche qu’à droite ; le malade assure n’avoir craché le sang, I, 55
546 ïffltADIES ÎÙ C^feuk iîr PAETTfClÜ^EE.
ni ‘dâiis ëè iüôîtaéiit', üi’d'àns aucan autre temps dé la téâ ladîé. iSdignée'dè 3 lk)it¥rctche iniéUée; è ‘hoüilldns.)
» 3 juillet. Même état dans les symptômes. {Pot. gdthtn. ài’ëc'Mrdp didcbde-, ët l'S 'sàk^iihs'stlriè ’éein'gdnche.)
» 4'. ^ônoiiïé a la pékcussioü à la partie p'ôsiéHèüike ét su'p'^éàre dé là poitrine ]t:^(ÿà*au niféàii 'dè l’épibe 'dè Tôniôpïâ^té*, Tèsônnancè égôplïôniipié à dé ÜiVèân *è*t dàns tôuïèfe partie rituéé àd-tîési^'às ; ‘m atité étàfeèncé du îi'rtiit ré'^iÿaf'Mre. ~ ^Qnâia’t àuX Sÿiüptômés de îa pnèumônié , iîs jaffifaSI ’éfê 'î^ùé peu infeWséâ , *éit dnl feùM une ïUàécüe ŸàpMe^'edt dêcdôi^èàÙVé. (SoUé i%ÏÏoén‘ée d^un Hdêsicataire appliqué hfé^'te's'éik gdiicKe 'ét'dè VddmiiivstrixtioŸi*dés diüféi¥quds\ l’epàUcîiéSàéîA pledTétiqûè dé FUà ét dè l’'àQ'tre côté a lui-même les jours suivants visiblement diminué.) '»^ÿ. Ôri’ïkdt'üjre‘^Mi^néè'de‘h'p'dléttés.
B 1 1. On commence l’usage des purgatifs dhux. (dlüüe de tiéihé)
»i’3. yéà'ndTioêlPés'èdhgMés sbrii appliquées ’èur la'’dêgidn dü jèm — JèVàipdnÿôirdééè&ééi^émënts précis sur certe p^éTiod:e de 'ià maladie", ’éèpéndaîit îl ’né paraî t pas du fout '^àe ^jûéquèîà dû ait éi en dbsertê', du àu moins 'soupçonne du noie du péricarde {les ‘‘àHtgrMes', liés édn'géues , dès vésiôutmf’es-y qui ont été émplôÿés, ndïft été dirigés que contée les aécidents de là drOubïe pleurd-pnëuinonie , dt sdrÉoût delk pleuresie dà‘côtë%àttcîie.)
«"Plus fàtâ, iléét sorvéifà unépériéàédite’ddnt îl'iUipo'rtërait de fixér le début. iPifé 'idé ‘pàrtîft pas '(pù’on puisse le foire àemonfer plus Idîù'qu’àu id du 17 jdîîlet.
» î 7 pttrllet. ife digitale , %5 ^aé^iKéar"'.ytir '/à cotâtate.
»i8 ’jüîllet. Ladémerit-êt 'potion purgatifs', U-5 mtngsüés^'àü Cbear.
» d^]\xiXdé\..‘ StWàpisiWés 'adx Wollets^; ^Mnde Màld'gtv^ rétvàuaélîémènt'ddîdpoWôn pürgatl'ée', ét'ârésicütdire'éür Ih,- région du péixè'arde.
OESERT. BE ï‘ERiC. TEE.MiITÉE PAR LA. GÎIîÉEISO?f. 547 »  eette époque, M. Beîmaê avait recoanu à ia région du cœur un bruit de soufflet 4istinett oppression et fréquentes défailianoes; délire. ^C’est pour -combattre ces phénomènes ataxiques que l’on avait prescrit da 'nin-ds Malaxa et des sinapismes , etc. )
» 20 juillet. M. interne du service, s’est aperçu que
le bruit de soufflet qui avait été très bien constaté les jours précédents avait disparu , et il a reconnu, dés ce moment une voussure naanife^e â la régi-o-n préeorâiale.
»Iæ bruit de soufflet qu’en avait vu disparaître, le 20 juiiiét , sous l’influence -de l’augîneàlata'ondeî’é-panch'ement du péricarde , a reparu le =26 juilflet. C’-est â partir «d-u -28 que j’ai conHnencé àbb^rver moi-même le malade. ïl édai't alors dans l’état suivant : il n’y a pfe-s 'd’cpiiression apparente, seulement encore "unTe^è de douleur sourde, profonde , augmentant -dans Ire décolnbus â-â-rdite , quia-son siège à la régi‘on pôricardienne. jLe faciès c^t tranquille , mais pâle dt affaissé'; il n’y a rien -du cô té du'^ventre -m de la tête.
» djarégi&n du péricarde -est sotâevée'â’unemanièrefrappfmte, sous formed^mne vôussure a hase'laTge /étendtiedepuis -J-a jusqu'à la-b^ 'côte , ët dont -le cèritre eu le sofnmët esd éleué au-moirts à 1 /'2 poiiee ( >14 ■mitl. ) au-dessus du nweau du Tcstte de-la -poitrine gsuroétte 'voussure^les espœc-és'iritercos’tauæ soitt-légerement agrandis , et la «Kïa%ret?r du sujetpermét aussi de 'constater que les parties molles intercostales de cette région oûft'St?bi un iégerirefoulement en dehors. Mesurée un peu -au-dessous du sein , la circonférenee du Gèfeé-'gauche droit de la poitrine l’emporte 'd’inn 1/2 pouce (i4 mïll.)eur celle du 'CÔté gauche. îüne matité complète existe dans toute l’ètendue'de la voussure. - — -Les ‘battements du cœur ‘sontïorts , étendus, mais sans irrégularité , ét en même *tempssourds -et comme profonds. — Appliquée sur la -région du cœur,, la main ri’y éprouvepas de ‘frémissement vibratoire, ce qui 'est dû sans doute à dénorme épanehemeUt du ‘liquide. — Œlnfln , on
548 MALADIES Dü COEUR EW PARTICULIER^
entend dans la région du cœur et aux deux artères carotides primitives un bruit de soufflet très prononcé.
•La percussion et l’auscultation s’accordent pour démontrer que la résorption de l’épanchement pleurétique n’est point encore achevée. — La respiration se fait 28 fois par minute, elle pouls qui bat 102 fois est encore fort, dur et vibrant.
9 Les jours suivants, le malade éprouvait un peu de mieux, quand, le 5i juillet, des imprudences de régime ont déterminé une recrudescence. — Pouls de 1 14 è 1 1 5 pulsations, extrêmement fort et large; oppression manifeste; 5 o inspirations par minute. Face plus altérée, yeux cernés, chaleur générale , région abdominale douloureuse , langue rouge et sèche , constipation. Les battements du cœur sont plus tumultueux. {Le malade est mis à une diète sé\>ère.')
«Les jours suivants, l’influence de la diète s’est rapidement fait sentir. Dès le 4 août, la respiration est tombée à 20 inspirations , et le pouls à 96 ou 98 pulsations. — Les battements du cœur sont beaucoup moins forts et moins profonds; le bruit de soufflet a diminué; la matité précordiale n’est plus aussi étendue, et la voussure est manifestement moins prononcée. Mesurée , la poitrine n’offre plus qu’une différence de 5 lignes ( 7 mill. ) en faveur du -côté gauche. Déjà le décubitus est indifférent, et la résorption de l’épanchement pleurétique s’opère d’une manière très sensible.
«Le 7 août, tout est mieux encore : les forces du malade se refont; on n’aperçoit plus qu’une légère voussure de la région précordiale ; la matité n’occupe plus qu’un bon pouce de rayon. Le bruit de soufflet du cœur et des artères n’est plus que faible; les battements du cœur beaucoup plus calmes conservent encore quelque chose de sourd et de profond; et avec de l’attention, l’oreille appliquée à la région précordiale , perçoit de temps en temps une sorte de gargouillement, de flot de liquide, phénomène dont l’ap-
OBSERV. BE PÉRÏC. TERMINEE PA.R LA GUERISON. 549 parition est due sans doute à la diminution considérable de l’épanchement (i).
* Le 1 1, le malade a mangé la 1/2 , et une légère recrudescence est aussitôt apparue ; mais u.n régime plus modéré en a fait justice dès le jour même.
» Enfin , le malade est sorti le ï 2 août , la face ayant une teinte plus vitale, la peau plus colorée , les forces presque entièrement revenues; n’éprouvant aucune douleur, aucune oppression, aucune gêne précordiale. La voussure n’était presque plus appréciable , la matité presque réduite à l’état normal; le bruit de soufflet à peu près nul, tant dans le cœur que dans les artères carotides ; les battements du cœur entièrement calmes et redevenus superficiels ; et la respiration , ainsi que la sonorité , reviennent progressivement dans la partie inférieure et postérieure de la poitrine , sans toutefois avoir encore atteint le degré normal. »
Réflexions. — On voit que la maladie s’est montrée rebelle aux émissions sanguines non formulées à notre manière, et qu’elle s’est prolongée plus d’un mois. Ajoutons qu’à la sortie , le cœur n’étail pas dans un état complètement normal.
Homme de 39 ans. — Rhumatisme articulaire aigu Péricardite et proba¬
blement endocardite.— Saignées générales et locales non répétées suivant la nouvelle formule ; tartre stibié à haute dose; convalescence vers le vingtième jour seulement. — Guérison incomplète les jours suivants (il reste un léger bruit de souflle sibilant dans la région précordiale).
Étienne Brunei , âgé de Sg ans, fortement constitué, journalier,cbeveux châtains, jouissanthabituellement d’une bonne santé, malgré les fatigues et les vicissitudes atmo-
(1) Cebruit se passait sans doute dans l’estomac ou les intestins, et non dans le péricarde. Pour qu’il eût eu lieu dans ce dernier, il aurait fallu un épanchement simultané de gaz et de liquides. Je suis surpris de l’explication qu’en donne M. Fournet.
55o MALADIES DD CQEUE. ETv PARTICULIER.
sphériques auxquelles l’expose sa profession, disait être malade depuis une vingtaine de jours , lorsqu’il fut admis à la Clinique (n“ 4» salle Saint-Jean-de-Dieu), le 19 janvier i855.
Il y a dix ans, cet homme, après s’être baigné à l’eau froide dans un moment où son corps était fortement échauffé, fut affecté d’un rhumatisme pour lequel il passa six semaines à l’hôpital. Depuis cette époque, il a éprouvé à diverses reprises des douleurs rhumatismales , et c’est pour une maladie de ce genre qu’il est entré dans notre service*
janvier. Presque toutes les articulations des membres supérieurs et inférieurs sont douloureuses , et les mouvements de ces parties très difficiles.
État de prostration et d’immobilité générale; visage animé; pouls à q8, asse? fort; température de la peau è 37“; sueur assez abondante; point de gêne dans la respiration; insomnie ; sens et facultés intellectuelles à l’état sain; soif médiocre ; langue humide et vosèe. {Saignée çle 3 44 hour. et 'viql. mielUi lav,; diète.')