Peu de chan^emen^ le m^la^e se Iropve ,ass|z Bien
(12 sangsues à la région du cceuré) . " . .
4. — Le nialade se tronvp de mieux, én^mieux ; J.1 éprouve, cependant epcqre quelques douleurs dapçlès ariiculation^j et dort peu ; ppul^ a 8^ , respnatipn à *(8
région précordiale.) . V ^ ‘ ;
Jusqn’gu 11, l^s symptômes sont à "peu pjpjps ;|tatipnnaires , si ce n’^^î l^^ltemenls du içœur iieviennent
plus sensibles, au topcber. Le ipaîade ne p^eut resier couché^ quelque tenjps sur les côtés saps éprouver Hç npûveap pne douleur qu’il rapporte pu .cœur. " ^ ^ •
i i f — te bruit 4e ^oufflp e|. dq roucoulement, de la région
(1) Oq diagnoitîque une endo-péricardiie. C’est ici un des premieES cas Qui BQPS Qpt flaisYpr l§i ypip Aÿ<la^c.qayçpp /Iç l|i ^qt ^ ÿou^i^gfiSS. 4S
552 MALADIES DU CCæUR EN PARTICULIER.
précordiale persiste; il existe à son maximum, à un pouce (28 mill.) au-dessous et en dehors du téton; il est manifestement isochrone aux battements du cœur et ne s’entend pas à la partie postérieure de la poitrine. — Les artères carotides et sous-clavières n’ofFrent aucun bruit anormal.
Les membres ne sont nullement douloureux; l’état général est bon, et le malade mange le quart. (20 sangsues sur la région précorcliale ; cataplasme ; bouillons. )
1 2. — Les sangsues étaient fort petites et ont peu saigné. Le bruit de souffle continue, mais le roucoulement ou cri plaintif par lequel il semble se terminer a notablement diminué ; il reste encore un sentiment de malaise et de tiraillement dans la région du cœur. Le pouls est régulier, sans fréquencé. (^b nouvelles sangsues sur la région précordiale.) " .
t3.-— Soulagement; battements du cœur plus distincts, le bfuirHé Vôüfflè a diminué et le sifflement musical surtout. région précôrdialep eau de Seltz;
le quarté) , .
Du i^'àü 20 , le malade va de mieux en mieux chaque jour; ce n’est que par intervalles et après un certain nombre de pulsations, qii’bn entend Te eri de roucoulemént, et le bruit de souffle diminue sensiblémerit; la matité est presque rentrée dans les limites de l’état normal; le malade ne souffre nulle part, et peut se coucher des deux côtés ; il se lève, se promène , sans éprouver d’essoufflement ; le pouls est régulier, assez développé. (^Ld demie d’alim.)
27. — Il ne .reste qu’iin léger bruit de souffle en dehors du téton. Je fais' liiàrcbèr lé rnalade pendant un certain temps dans la salle ; il descend et rémonte l’escalier, et nous l’éxamiribns ensuite. Il était médiocrement essoufflé, et l’on entendait alors un bruit de sifflement à la région précordiale.
Cet homme est sorti de l’hôpital se trouvant parfaitement guéri ; ses forces étaient revenues ; sa respiration était com-
OBSERV. DE PÉRIC. TERMINÉE PAR LA GUÉRISON. 553 plétement libre ; il n’existait ni enflure , ni état violacé de la face, ni palpitations, ni irrégularité du pouls. Il ne restait rien autre chose qu’un léger bruit de souffle dans la région précordiale, et spécialement vers l’orifice auriculoventriculaire gauche.
Réflexions. — Je n’ai pas revu le malade depuis sept ans qu’il est sorti , bien que je lui eussse recommandé de venir nous voir, s’il éprouvait quelque accident nouveau.
La 28® observation du traité de M. Hope offre quelques points de contact avec la précédente. (Elle a pour titre péricardite aiguë , adhérence du péricarde.) Le sujet de cette observation , âgé de 22 ans, était atteint d’un rhumatisme articulaire. Le premier bruit du cœur était un bruit de soufflet prolongé, le second ressemblait à un souffle fait avec les lèvres presque fermées. M. Hope se demande si la cause de ce second bruit était le rétrécissement inflammatoire des valvules.
Quant à notre malade , auquel je reviens encore un instant, je ne puis le regarder comme radicalement guéri; et aujourd’hui qu’une longue expérience m’a familiarisé avec le traitement des inflammations du cœur, je regrette vivement de n’avoir pas , dans ce cas , insisté avec plus de vigueur sur les émissions sanguines. En agissant ainsi , j’aurais pu me dispenser d’administrer l’émétique, et le cœur se fût plus complètement dégagé.
L’observation suivante va nous offrir un nouvel exemple de la résistance qu’offre la maladie qui nous occupe, quand elle n’est combattue que par ce dernier moyen f émétique). Aussi puis-je affirmer qu’il sera désormais abandonné par tout praticien qui connaîtra à fond les effets tout-puissants de la nouvelle formule des émissions sanguines bien appliquée.
554 MALADIES DU ÇOEFR EK PA-RTIÇÏI^JEB,.
pÇSERVATJaiS 5S^. (I).
Enfant de t2 ans. — Rhumatisme articulaire aigu ; péricardite. — Usage prolongé du tartre slihié à haute dose, après l’administration d’un lavèment : p^Fgalif et d’un YO,rpilif. — Le malade sçi rètal)lit Içntemçnt et |orî dans un état de santé mal assurée.
herej, âgé de 12 ans , d’une constitution délicate, nerveuse, né d-un père rhumatisant (son aïeul paternel était également tourmenté par des douleurs rhumatismales), travaillait comme apprenti argenteur dans un atelier vaste, bien aéré i mais était fréquenament exposé à des alternatives de chaud et dé froid par suite des nombreuses courses qu’il faisait en ville. Souvent , après avoir quitté ses fourneaux, le corps baigné de sueur, il a eu ses vêténients trempés par la pluie; couchant d’ailleurs dans une soupente humide et mal aérée, il éprouvait depuis trois jours des frissons irréguliers suivis de bouffées de chaleur, de malaise et d’inappétence, lorsque dans la nuit du 9 au
10 oetobrè , il fut pris d’une douleur vive ,' intolérable , de l’articulation tibio-tarsienne gauche, et de fièvre.' '
Le lendemain, eette articulation offre du. gonflement , dè la chaleur et de la rougeur ; le malade est contraint de garder le lit. '
Dans la nuit du 10 au 1 1 , le pied et le genou droits deviennent simultanément douloureux; la fièvre est intense. On transporte le malade à l’hôpital daps la journée du 1 1, et
11 offre le lendemain Létat suivant : face pâle, portant l’empreinte de la souffrance ; rougeur, douleur et tuméfaction considérables des deux pieds; douleur sans tuméfaction apparente des deux genoux.
Le malade est couché sur le dos; il est immobile dans son lit; le plus léger mouvement des membres inférieurs lui arrache des cris; la peau est chaude, sans moiteur; le:
(1) Lancette Française (n° du 4 Janvier 1834).
OBSERV. DE PÉRIC. TERMITfÉE PAR. LA GUÉRISQ^f. 555
pouls plein , dur, à 1 1 2 par minute ; toux légère par intervalles; respiration pure en avant; pas de dyspnée, pas de douleurs thoraciques. ( Oxymel , deux pais ; bouillon aux herbes j lavement purgatij ^ bain chaud • cataplasmes recoiiverls de taffetas gommé sur les articulations malades; diète.')
i5. La face est très altérée, la parole est haletante, la respiration courte et accélérée , les ailes du nez se dilatent à chaque inspiration ; lorsqu’on approche de son lit, il crip :
V estomac l V estomac! Il semble, dit-d, qu’on lui arrache, cet organe, et il montre la région épigastrique et préçordiale. La percussion du côté gauche du thorax est tellement douloureuse, qu’il est difficile de constater la sonorité de cette portion de là poitrine; l’auscultation fait entendre un bruit respiratoire pur, sans aucun rnélange de râle; le pouls est petit, accéléré , et offre' quelques irrégularités (96 pulsations et 4o inspirations inégales). La rougeur des pieds a disparu; le gonfleruent et la douleur spnt beaucoup moins prononcés. Les niembres supérieurs sont toujours libres. (fpéeacuçmha i5 grains (814 milligr.); tartre stibié 1 grçiin (5 centigr.) 'en trois doses; tilleul deux pots; embrocations avec le baume tranquille sur- la poitrine et les articulaUons douloureuses.)
Cinq vomissements bilieux à la suite du vomitif; même nomtre de déjections liquides.
Le malade a été moins souffrant dans le reste de la journée; mais, la nuit, les douleurs se sont de nouveau exaspérées. .
14. Douleur vive, déchirante, de la région précordiale ; parole haletante; face légèrement violacée; pouls petit, régulier, à 78; respiration à 48. he côté gauche du thorax offre une saillié manifeste au niveau du cœur; If son est mat sur le sternum et les parties qiii V avoisinent d gauche dans une assez grande étendue ; les battements du cœur sont tumultueux; la respiration est pure.
Lus articulations des pieds sont presque entièrement li-
bres. Les genoux donnent toujours des signes de souffrance, l’articulation du poignet droit a été envahie. {Tilleuls pots; 4 grains (217 milligr. ) de tartre stihié dans 6 onces (187 grain. ) d’infusion de tilleul^ avec addition d’une once (5i gram.) de sirop simple; 1 once (3i gram.) de sirop de pavot; 1 gros (4 gram.) d’eau de fleurs d’oranger a prendre par cuillerée d’heure en heure. )
i5. La potion a été prise tout entière ; un seul vomissement et sept évacuations alvines ont eu lieu.
La langue reste humide et conserve son enduit; la soif est très vive, lé ventre douloureux; mais la douleur paraît résider dans les muscles qui sont très tendus et forment une espèce de plan solide.
Tuméfaction douloureuse du poignet droit; sentiment de gêne dans les articulations des genoux et du cou-de-pied. La dyspnée est moins intense, la parole n’est plus entrecoupée, la face est naturelle; le malade a dormi pendant une partie de la nuit; la peau est moite; le pouls bat 90 fois par minute , et n’offre pas d’irrégularité; 36 inspirations.
La région latérale gauche du thorax offre toujours une voussure très manifeste; la matité persiste. (On continue le tartre stihié ; tilleul "h pots ; deux démi- lavements émollients. )
Le bien-être éprouvé ce matin par le malade n’a pas été de longue durée. Vers midi, il y a eu un brusque changement dans la température et dans l’état hygrométrique de l’air : le temps est devenu subitement pluvieux. Dans l’après-midi, les douleurs se sont réveillées; elles ont arraché au malade des cris aigus qui ont persisté pendant toute la durée de la nuit (1).
16, au matin. Dyspnée intense, 46 inspirations par mi-
(1) Le malade attribue lui-même cette recrudescence au changement de temps.
OBSERV. DE DÉRIC. TERMINÉE PAR DA GUÉRISON. 55" nute , face altérée ; les douleurs ont envalii l’épaule gauche qui jusque là était restée intacte ; le pied droit est de nouveau rouge et tuméfié ; les hanches et les jambes sont également le siège de vives douleurs, ainsi que les parois abdominales et les parties génitales ; envies fréquentes d’uriner, sans pouvoir satisfaire ce besoin. Pouls à loo pulsations; peau moite ; 5 à 6 évacuations ; pas de vomissements. {Même prescription. )
17. Un vomissement et deux évacuations liquides; transpiration abondante; pouls io4, irrégulier; saillie, matité et douleur de la région précordiale ; même état des articulations que la veille. (6 grains (5 26 milligr.) de tartre stibié.)
18. Le gonflement et la douleur des articulations des membres ont disparu. Le malade n’éprouve qu’un sentiment d’engourdissement de ces parties; même dyspnée (6 grains (526 milligr.) de tartre stibié.)
19. 4 vomissements verdâtres ; pas de déjections ; nausées continuelles (il ne prend sa potion qu’avec une extrême répugnance). Les mouvements des membres sont presque entièrementlibres.Le malade n’éprouve que quelques douleurs vagues dans le thorax , le ventre , les lombes et les parties génitales. (4 grains (217 milligr.) de tartre stibié.)
20. Un vomissement , pas de selles ; pouls à 78 , régulier ; expression de la physionomie naturelle ; état général bon. Le malade demande à manger pour la première fois ; la respiration est moins accélérée (elle est descendue k 28. (4 grains (2 1 7 milligr.) de tartre stibié.)
21. Une selle naturelle ; pas de vomissements; membres libres, légères douleurs des lombes; pouls à 80. 5 bouillons.
Dès ce moment, le malade entre en convalescence. Les douleurs rhumatismales ne reparaissent plus ; mais le plus , léger écart de régime ramène la diarrhée. La respiration devient parlais gênée; V auscultation fait entendre un bruit de soufflet très manifeste.
558 ÎHALâ-TblÈS DÛ CfàEÜR EST PARTICULIER.
Le malade quitte i^iiôpital le S ûüvemLre.
Rééléaioivs. — Dans ce cas, èomme dans îe précédent, le tartre slibiè a été employé. 'Ce moyen, dans Inn et i’autre cas, n’à pôitit no'lablement enrayé îâ marche de l’inflammation du tissu sbro-fibreux dn cœur.
Certes, je treSuis pré'ven'ü, a priori , ni pour ni ‘centre teÏÏè nn tellem'éthrôdèjtei'onterm'oyèn^ mais loraque f expérience me semble avoir pi’ononcé, d’après le témoignage d’un grand nombre'âeïaïts bien'ôbSerrés , en fareur'd’nne méthode ou d’un moyen quelconque, j’ai pour principe de me côn'for* mer à l’nrrêt de ce suprême juge. Dr, je ne nrcis pas m’écat'ter de ce principe, en déclaranct haatemént ici qfue dés émisrions sanguines , telies que nous les pratiquonsRujourd’hui, femp'orient inîmiment 'sur tontes les autres méthodes dans le traitement de la péricardite aiguë, comme dans celui de toutes les autrès phlegmariës. J’ajoul'ê que le fait quirient d’être rappnrte cdt bien propre à faire ressortir cette supériorité.
Toutefois, fi est des bas où îe céeur 'est îsi ricdemment pris, qu’il ne Se dégage pasbom|détêmentdès les premiers jours de Remploi dds 'émisrions sanguines noup 'sur coup elles-mêmes. Tel est le suivant.
tOBSEïl VATION 59%
Jeûne Tioinme ffe '24 ans. — Rhürnatîsrae afticulàïfè âiga. ■ — Sÿmpfômés 3è «péricardite et -d«éndoca¥dîte‘(àHgBféritd{iorn de tëtendüe-èt de la toreetl^ battements du cœur; matité-deîprës^de'cidq pouces en hauteur et enlravers 4ans -la-région -précOrdiale ; bruit de-sonffletrg — -Emissions sanguines suivant la nouvelle formule,- plus lard, un .purgatif et un vésicatoire à la région précordiale. — Guérison rapide du rhumatisme. — Persistance assez prolongée des symptômes de l'affection du cœur.
"Un jeune homme de e4 'RiiS , Tncteur d’urgues d’dghse, dnne constitution assez -forte , Un peu -maigre , clieveux d’un châtain foncé , peau blanche, mince etdne, était malade depuis la nuit du 4 au 5 octobre 1 834 > ■ lorsqu’il
OBSERV. PÉ%ÎC. TEBMÎÎirÉfe PAR LA fetÉfelSOîT. Ô5g fat adinïs -, le % d'ù îû^êikiè Ïqoib dân's le servicè ’ciiiiîque (n“ 22-, sallè Saitit-^Jéàti-de-Diea). Ses parents n’ont jainais eu d’âffèclion riianaa'tîsniale ; sôn logement est sec nt sain, niais il travaillé dâns les églises et y passe uné partie de la journée.
11 fut pris , il y à ^ aîis , pendant une tournée qii’il faisait en provincé -, d’u'n-e daialetir très viVe dans le genôu gâüelïe qui lè i^taiét au lit pendant 8 jouirs.
Vers le mi-lien de ’^épt^iibre dérntè'r , il éproiava d’abondantes épistaxis qui se renouvelèi'ent chaque jour jusqu’à là lin dé ce nïoi's.
Il raconte que le vendredi, 5 octobre, 'sans CàUSe bien connue , il ressentît un taalaïsé ‘général, dés frîssons , puis de la chaleur et de la fièvre. Le lendèniàin , il étàit à péù près dans îè tnênié état ; il alla préndre un bain ét sé mit au lit. DanSla nnit du 4nn 5', il ëni dés dôutenrs très vives dans toutes les articulations. Depuis lois-, il cessa deniangér, bat de là tisane-, et-sé fit transporter lé 8 octobre 'à la Ghaéité.
p. ^Dècnbitns dorsal-; iriimôbîlité'; doùlè’trrs viVés dans presque toutés lés a'rtîëdlatîons , plus fortes danstè's-coûdës ètles épaules-; le 'idô'indre moüvumént arraché àù 'malade dés nris dônloufénx -; là peàu ést én éùeur , tirés ctia'nde , Cdüvérté de petites 'tachés d’ùn rotigé peu vif , àvëc un pëtït point saillant au cénlrè, et cdntënant un liqnide tranSparenh — Cette éruption est très abondante sur les parties SUpêrieüées étlàtêralës de Tapoîtrinë ét plus 'éndoré Vers les flancs et les lombes ; elleéiisfe aussi à là'paftie interné des bras-, énfin-, éllé â’étend , mais rare 'et disséminée , sur la partie externe de i’avant-hràs'et 'sarlédos dë là màîn ; lés cuisses ’ét les jainbes én -sont dépourVaes.
Autour des articulations dü poignet ét des cdüâés , il exîste'de léiâpâtëniént sans rbûgéür nôtàblé , àvéb gonflement dès véines; la féspiràtîdn n%stpdîfit gêüêéj le pénis cSt-fort, 'développé.
560 MALADIES DU COEUR ETf PARTICULIER,
Les hattements du cœur sont très étendus , très sensibles au toucher et à la 'vue. — La matité de la région précordiale a 5 pouces millim.) transversalement et h pouces (îo8 mill.) de haut en bas : dans tout cet éspace , les parois de la poitrine sont soulevées par les contractions du cœur. — Au niveau , en dedans et un peu au-dessus du sein , on entend un beau bruit de soufflet , presque sibilant , plus obscur au-dessous du mamelon. — On V entend pendant le premier bruit du cœur particulièrement; cependant le second est aussi plus rude et plus sec quà fétat normal.
La respiration se fait sans souffle , sans râle; elle est seulement un peu faible.
Diagnostic. — Bhumatisme articulaire aigu, compliqué d’ endo péricardite aiguë.
Prescription. — Deux saignées de % a f palettes; xent. scarif. région précord. 5 palett.; 'violet, etbourr. édulc. Impôts', lav. émolL; catap.; diète.
lo. Le malade a éprouvé du soulagement : il a moins de douleurs dans les articulations des membres inférieurs, qu’il peut remuer ; les épaules sont douloureuses encore; les poignets sont plus libres. — Les vésicules de la peau sont très abondantes et presque confluentes dans les flanc^ et sur les côtés de la poitrine , de la grosseur d’un grain de millet, entourées à leur base d’un cercle moins rouge qu’hier. (Cette éruption constitue la miliaire des nosologistes.)
La respiration est un peu gênée; Le pouls bat 92-96 par minute ; il est plein , assez fort.
La langue est lilanche , humide ; pas de selles.
Les sueurs sont très abondantes.
Pas de douleurs dans la région précordiale où l’on entend le même bruit de souffle.
Le sang des deux saignées est couvert d’une forte couenne, de 3 à 4 lignes d’épaisseur, dense et analogue à une peau de daim ou dé chamois; le caillot est d’une bonne consistance.
OBSERV. UE pàmc. TERMINÉE RAR LA GUÉEtSOÎi. 56 1
Une saignée de 3 pal. — Le reste ut supra.
1 1. Amélioration plus marquée ; nulle douleur dans les pieds et les genoux; les épaules sont toujours plus douloureuses que les coudes , mais elles le sont à un moindre degré que la veille : c’est surtout pendant la nuit que les douleurs sont plus prononcées.
La peau est couverte de sueur.
Nulle douleur dans la région précordiale ; même bruit. — Pouls à 84 pulsations, moins fort.
Légère oppression.
Caillot dense et consistant ; couenne retroussée , un peu moins épaisse que celle d’hier. {Une saignée de 3 palett. 1/2 ; 'Ventouses à la région précord. 3 palet.)
12. Beaucoup moins de douleur dans les épaules ; il n’en existe plus nulle part ailleurs. — Le malade a dormi ; pouls moins fort, à 84»
Disparition de l’oppression depuis l’application des ventouses. — Le bruit de souffle a diminué.
Pas de couenne bien distincte sur le caillot, qui est ferme et résistant. Les vésicules cutanées sont extrêmement nombreuses et forment aujourd’hui de véritables et gros sudamina.
1 5. Le malade continue à aller mieux : peu de gêne dans la respiration ; les épaules sont encore un peu douloureuses. Constipation encore aujourd’hui (p’est le 5® jour). Pouls à 80-84 , régulier, sans plénitude.
La matité de la région précordiale a diminué de moitié (2 pouces 1/2 (68 millim.) verticalement et 2 pouces (54, millim.) transversalement). — Le bruit de souffle a aussi beaucoup diminué.
Les sudamina sont très considérables , confluents sur les côtés de la poitrine et du ventre ; quelques uns ont le volume d’une grosse tête d’épingle. La rougeur de leur base a totalement disparu. {Laoem. purgat.; — 2 bouillons. ) i4- Urines d’une couleur foncée. (Un nuage épais occupe I. 56
la moitié inférieure du verre qui les contient.) — Le sommeil est bon, les douleurs des épaules sontpresque nalles; 72 pulsations. (Le pouls èst moins plein et moins fort qu’hier.) — Langue bonne; une selle.
Le bruit de souffle s’entend à peine. (2 bouill.; — 2 potag.)
15. Il ne reste plus qu’un peu de gêne dans les épaules; 60 puis. — Langue bonne ; pas de selles; le bruit de souffle a encore diminué et ne s’entend presque plus du tout. '{^Boüitl. aux herbes ; huile de ricin, 60 gram.)
16. Bien. — 56 puis. — Même état du cœur. Les articulations se dégagent chaque jour davantage. — 2 ou 3 selles pat lé purgatif.
17. iS, ig. Un léger bruit de souffle accompagne encore les battements du cœur.
20. L’impulsion du cœur se fait sentir dans une étendue èhcore considérable : on entend aujourd’hui un triple bruit imitant le rhythme du bruit de rappel. Le premier bruit est accompagné de souffle, et les deux autres d’un léger bruit de râpe. {Ventouses scarif. région du cœur {^9. palett.); îooch ïhrid.)
2 1 . Les battements du cœur sont moins forts qu’hier. Le bruit de soufflet est moins marqué.
22. On mesure de nouveau la matité du cœur : elle est dè 4p* i lîg* (lio miil.) transversalement, et de 3 p. (81 mill.) verticalement.
Les battements du cœur changent de place suivant que le malade reste couché sur le dos, ou qu’il se met à son séant, ou qu’il se penche d’un des deux côtés. Le déplaceïnént est d’environ un pouce à un pouce et demi (27 à mill.) de haut en bas, et d’un pouce à demi à deux pouces (4i à 54 mill.) en travers. — Le pouls est à 44“48« \lLarge vésicatoire sur la région du cœuré)
23. Les trois bruits du cœur sont parfaitement distincts ; 44-48 puis. (3 bouill., 3 poté)
Dans les derniers jours d’octobre. J’examinai le malade
OBSERY. DE PÉRIC. TERMINÉE PAR LA GDERISON. 563
après lui avoir fait descendreetmonter l’escalier. Cet exercice ne fut accompagné ni d’oppression, ni de palpitations. Le malade se trouve parfaitement bien depuis déjà plus de quinze jours, et serait sorti de rhôpital si nous ne lui avions conseillé d’y rester encore.
Les battements du cœur ont perdu de leur étendue et de leur intensité. Depuis l’application du vésicatoire , le second bruit ne se fait plus ordinairement en deux temps , comme auparavant; cependant, il est des jours où celte circonstance a lieu , et alors une sorte de craquement ou de raclement léger accompagne le mouvement du cœur, pen^ dant lequel s’opère le second bruit. Le bruit de souffle , pendant la contraction ventriculaire, est moins fort; une légère voussure que nous avions remarquée à la région précordiale , n’existe plus.
Les artères n’oûrent aucun bruit anormal. Elles battent toujours lentement (48 fois par minute). — Lemalude mange la demie.
Sortie , le 5 novembre i854- Le malade est gai, a repris toutes ses forces; son teint est frais, ses lèvres rosées. Cependant les mouvements du cœur sont plus étendus qu’à l’état normal (on les aperçoit dans les a*" et S® espaces intercostaux, qui sont fort larges). La pointe du cœur continue à se faire sentir dans des lieux différents , selon que le sujet affecte la position horizontale ou verticale. La matité de la région précordiale occupe une surface d’environ neuf pouces carrés (244 mill.) (1).
(1) J’avais engagé le malade à Tenir me voir s’il éprouvait quelque accident du côté du cceur. Il est venu , le 25 novembre , conduisant son frère , atteint d’une maladie semblable à la sienne. Quant à lui , il se porte ù merveille , est gai et ne se plaint point de palpitations. Les battements du ceeur sont réguliers , sans bruit anormal , un peu forts et étendus.
maladies DD COEDR EW DAREICÜLïER.
Homme de 35 ans. — Six attaques de rhumatisme articulaire. — A l’époque de la dernière, symptômes de péricardite (matité très étendue dans la région précordiale ; bruit de râpement diffus, etc.). — Plus tard, pleurésie. — Émissions sanguines générales et locales répétées plusieurs fois; vésicatoire, etc. — Guérison complète.
Jean- Antoine Lioté, âgé de 35 ans, d’une constitution peu vigoureuse, châtain, ayant la peau fine, mince , pâle, fut admis à la Clinique (n° 1 1 , salle Saint-Jean-de-Dieu) , le 6 décembre i834. Sa profession de l’expose
à toutes les vicissitudes atmosphériques, et c’est à cette circonstance qu’il attribuait le rhumatisme articulaire aigu pour lequel il entra à Thopital , maladie dont il avait déjà eu antécédemment cinq attaques. En 1819, il fut aussi traité d’une pleurésie gauche , à l’hôpital Cochin.
La maladie qui le conduit à l’hôpital ne date que de cinq à six jours. Presque toutes les articulations ont été prises (il a été saigné trois jours avant son entrée).
Voici les symptômes qu’il présentait , le lendemain de son arrivée à la visite.
Les articulations des membres inférieurs et supérieurs sont tellement douloureuses , que le moindre mouvement est impossible ; elles sont gonflées , et la peau qui les recouvre est tendue, luisante, chaude; décubitus dorsal; physionomie exprimant l’abattement et l’anxieté ; face rouge, couverte de sueur ; fièvre vive ( pouls à io4 , plein, large et dévelôppé).
Le malade se plaint d’une douleur dans la région précordiale. Le double bruit du cœur est complètement masqué par un bruit de scie ou de râpe diffus, ayant son maximum d’intensité vers la pointe du cœur. La matité de la région précordiale est de 4 pouces (108 mill.) en travers et de haut en bas. La main appliquée sur la région où existe la matité ne distingue que très confusément les battements du cœur.