‹ Traite clinique des maladies du systeme nerveuxChapitre 108 sur 184 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

Après avoir développé dans les chapitres précédents les affections avec crampes, d'origine cérébrale et spinale, nous allons examiner une autre espèce de troubles centraux de la motilité, les troubles de coordination. Comme nous l'avons déjà montré dans la théorie de l'ataxie, on voit, dans une série d'états pathologiques, des troubles graves affecter les centres de la coordination dans le cervelet et le mésocéphale, ainsi que les conducteurs sensitifs qu'ils envoient dans les cordons postérieurs ; il en résulte des solutions de continuité dans les rapports de ces centres avec le système spinal des cellules ganglionnaires, et de sérieux obstacles à la transmission des impulsions motrices parties des ganglions cérébraux.

En raison des préceptes posés antérieurement, nous appelons troubles de la coordination ces désordres de la motilité, dans lesquels l'atteinte porte sur le concours harmonique de certains muscles ou de certains groupes musculaires, en vue de mouvements déterminés, tandis que l'action isolée de chaque muscle demeure intacte. Dans les maladies que nous allons étudier à ce point de \ue, les conducteurs de la coordination peuvent éprouver, sur leur long parcours, des troubles d'une grande étendue (comme dans la chorée), ou seulement des lésions circonscrites (comme dans la crampe des écrivains et le bégayement).

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