B. PETITE CHORÉE
Elle est désignée par Galien sous le nom de sce/o/y/^èe et confondue par les médecins de l'antiquité avec les affections nerveuses les plus diverses ; c'est vers le milieu du siècle dernier qu'elle a été plus exactement reconnue et décrite par Sydenham, Ewart, de Haen, etc., sous les noms de chorée de Saint-Guy, ballismus.U époque actuelle a puissamment contribué à éclaircir l'histoire de cette maladie nerveuse; mais c'est tout récemment qu'on a découvert l'origine centrale de ce trouble si caractéristique de l'incoordination, découverte appuyée par l'expérimentation et par l'anatomie pathologique.
La petite chorée (chorea Anglorum) est constituée par des secousses musculaires et des mouvements associés^ plus ou moins continus y se produisant sans troubles de connaissance, principalement sous Vinfluence des incitations motrices volontaires ^ et sans appropriation apparente à un but détermirié, c'est-à-dire avec incoordination. Cette définition comprend les signes les plus caractéristiques de la petite chorée, laissant de côté ses symptômes accessoires. Elle s'applique également aux différentes formes delà petite chorée, qu'il s'agisse d'une chorée idiopathique, ou d'une chorée secondaire, symptomatique ou réflexe.