BÉGAYEMENT
d'après ce que j'ai observe, en faisant parler longtemps le inaladcî par syllabes, sur une mesure à quatre temps, et pas à trop liante voix. Le médecin doit toujours batlre la mesure lui-même; le malade en fait autant de son côté, en frappant de petits coups sur sa cuisse. La mesure est comme un régulateur qui empêche la précipitation de la parole, et oblige le malade à surveiller attentivement la succession des mots : c'est là une partie importante de la gymnastique de la parole.
Avant que le malade commence à parler, il doit faire d'abord de profondes respirations, et prononcer les mots suivant un rhylhme régulier, en accompagnant la mesure par des mouvements de la main. Chaque phrase doit être scandée comme un mot à plusieurs syllabes, lentement, avec une intonation distincte, et toutes les syllabes doivent avoir une durée égale. A chaque ponctuation dans le courant d'une phrase, le malade doit faire une nouvelle respiration avant la fin de la précédente, sans interrompre pour cela le rhythme de la prononciation. 11 faut en outre surveiller les intonations vicieuses du malade ; et quand la langue est trop vivement projetée au dehors, quand elle se prend entre les arcades dentaires ou qu'elle s'arrête trop longtemps au fond de la cavité buccale, il faut aussitôt reprendre le malade, lui expliquer ses fautes et l'exercer à s'en
corriger.
Pour éviter les rechutes, surtout dans les formes graves, il est nécessaire de continuer la gymnastique (pendant six mois, un an et même davantage), jusqu'à ce que le malade se soit habitué à parler correctement. L'éducation et la surveillance des bègues se font le mieux dans les établissements spéciaux institués à cet effet; mais on est souvent obligé d'y recourir dans la pratique privée, en s'aidant de la bonne volonté du malade et en initiant l'entourage aux principes de la méthode.
CLASSE Vil
NÉVROSES TOXIQUES. — TROUBLES NERVEUX DES MALADIES FÉBRILES. PARALYSIES ANÉMIQUES ET RÉFLEXES.