MENINGITE DE LA HASE
illaul encore rejeter les fortes doses de calomcl, parce qu'elles provo- ([ueiit, soit une forte salivation nvec des ulcérations étendues sur la mu(|ueuse de la bouclie et du piiarynx, soit des évacuations al)ondantes suivies d'entérite, et tout cela sans diniinuei Tafllux sanauin au cerveau. 11 y aurait moins à dire contre dos doses modérées (de 0,0'20 à 0,0j toutes les 5 heures), mais on ne peut leur reconnaître aucune action certaine dans la méningite.
La médication dérivative est bien plus importante. Dans la période d'excitation, on applique des sinapismes ou des vésicatoires sur le tronc ou sur les extrémités ; l'application de pommade stibiée sur la tète des cnfnnts presque toujours voués à la mort, ne fait qu'augmenter leur martyre. On provoque une dérivation énergique sur la muqueuse intestinale par des lavements irritants, des purgatifs ; il faut éviter les vomitifs et les drastiques.
On doit réserver les narcotiques dans la méningite pour les cas où l'agitation et les convulsions tourmentent gravement les malades, où il survient du délire à forme maniaque, où les symptômes graves ont résisté aux applications froides, aux émissions sanguines et aux dérivatifs. Dans ces cas, de petites doses d'opium ou de morphine (quelques-uns préfèrent pour les enfants l'aconit et la belladone), peuvent apaiser les symptômes graves d'excitation et leur imprimer une marche favorable. (D'après les expériences deGscheidlen et deMendel, les opiacés, chez les animaux, abaissent la température de la tête.) Il va sans dire que l'assoupissement, le coma et le collapsus sont autant de contre-indications à l'emploi des opiacés.
Si l'on constate une tendance à la syncope, on aura recours à des stimulants énergiques tels que des affusions froides sur la tète pendant un bain de siège chaud, l'esprit de corne de cerf ambré ou anisé et le camphre. Lorsqu'après un bain avec affusion le malade ne revient pas promptement à lui, on peut tenter de recommencer l'opération, mais alors les chances de succès sont réduites à leur minimum.
Dans la méningite chronique, on se trouvera bien des toniques, de l'iodure de fer, d'un long séjour à la campagne et d'un régime approprié. Les frictions avec le drap mouillé et les bains frais contribueront au retour des forces ; s'il restait des paralysies on appliquerait le courant électrique.