CHAPITRE XLV
B. MALADIES DES NERFS CRANIENS MOTEURS (nERFS OCULAIRES, FACIAL ET HYPOGLOSSE).
a. Maladies des muscles oculaires.
Les symptômes d'excitation de la motilité du côté des muscles oculaires ne s'observent guère que dans les affections cérébrales et spinales avec crampes, ainsi que dans l'hystérie. Les contractures des muscles oculaires peuvent résulter d'une irritation directe partant de quelque processus pathologique, ou d'une longue paralysie du muscle antagoniste. Les spasmes des muscles de l'iris sont rarement consécutifs à des états d'irritation des centres, propagés jusqu'au centre ciliospinal (on trouvera plus de détails sur ce point dans des chapitres précédents). Les crampes cloniques des muscles externes de l'œil, tantôt avec simples oscillations, tantôt avec mouvements involontaires de rotation, constituent le nystagmus. Il est toujours double, et peut être provoqué par des causes centrales (méningite, hydrocéphale), par des causes périphériques, comme les affections utérines, les helminthes, la carie dentaire, ou par une maladie des milieux de l'œil et de la rétine. D'après les recherches d'Adamûck et Ferrier, l'origine du nystagmus serait dans les tubercules quadrij umeaux antérieurs .
Le pronostic de ces accidents dépend de l'intensité des causes cen- Irales; en général, il n'est pas favorable. Le traitement a pour but d'apaiser l'irritation du système central. Les résultats relativement les meilleurs sont fournis par ratroj)ine, la quinine, le bromure de potassium, les procédés hydrothérapiques mitigés, et par le traite-