PARALYSIES DU PLEXUS BRACHIAL
tour d'une chaleur agréable), suivis de deiui-baius à *2i-'20", (bni presque toujours disparaître ces accidents.
La crampe des écrivains est rangée, par le plus grand nombre des auteurs, dans cette catégorie; nous avons vu, page 617, que c'est un trouble de coordination dans les appareils musculaires dépendant du plexus brachial.
Paralysies du plexus brachial cl du tronc. Ces paralysies sont en général limitées au territoire de certains nerfs, elles sont produites par des lésions des troncs nerveux ou par des processus myopathiques; les obstacles ainsi apportés à l'action nerveuse s'accompagnent d'abolition des mouvements volontaires ou môme des mouvements réflexes, de troubles de la sensibilité, ralentissement de la circulation, abaissement de température, déchéance plus ou moins rapide de la nutrition musculaire et de la réaction faradique des muscles, souvent avec conservation de l'excitabilité galvanique. Comme causes de ces paralysies on peut citer la diathèse rhumatismale, les lésions traumatiques, les luxations, la compression exercée par des tumeurs, les périostites et la névrite. De nos jours, Duchcnne [Éleclris. local., 5^ édit.) et Seeligmuller {B. klin. Wschr., 1874) ont appelé l'attention sur les paralysies des enfants suites d' opérations obstétricales (forceps, version, traction); elles affectent surtout les muscles de l'épaule et du bras, et peuvent même se compliquer de fractures ou de luxations. Ces paralysies congénitales, liées ordinairement à une contusion limitée des plexus nerveux, guérissent par un tniitement faradique ou galvanique promptement institué. Le pronostic est moins favorable dans les formes graves, invétérées; j'ai vu ainsi une hémiplégie, consécutive à l'emploi du forceps, où depuis dix ans l'on n'avait obtenu qu'une faible amélioration.
Parmi les paralysies des muscles brachiaux en particulier, les plus fréquentes et les plus importantes sont : la paralysie du deltoïde, avec abolition des mouvements en avant, en dehors ou en arrière, suivant qu'elle porte sur les portions antérieure, moyenne (cas le plus fréquent) ou postérieure du muscle (atrophie musculaire progressive); dans la paralysie totale, le bras est immobile et pendant, et le malade ne peut tendre la main que s'il la lance en avant, au moyen du grand pectoral.
Souvent le sous-épineux est pris en môme temps (tous deux sont animés par le nerf circonflexe), et alors la rotation en dehors, l'élévation et l'abduction du bras, ainsi que le tracé des lignes droites dans l'écriture et le dessin (Duchenne), sont difliciles ou impossibles. Dans la paralysie du grand rond, du sus-épineux et du sous-scapu-
7o4 MALADIES DES NERFS RACHIDIENS.
laire^ le bras est tourné en dehors, avec abolition de la rotation en dedans.
Les paralysies du sterno-mastoidien et du trapèze ont été exposées dans le chapitre précédent. Dans la paralysie du rhomboïde qui est assez rare, le bord interne de l'omoplate n'étant plus maintenu contre la paroi thoracique, Tomoplate s'écarte du tronc par son bord interne et son angle inférieur, les mouvements de translation de l'épaule vers la ligne médiane et les mouvements du bras en arrière, sont très-limités.
hdi paralysie du grand dentelé^ déjà connue de Bell et de Yelpeau, a été étudiée de nos jours surtout par Puchenne, Neuschler, Wiesner, Niemeyer, Chvosteck; 0. Berger en a tracé une monographie complète [Làhmung, des N. thorac. long., Breslau, 1875). Celte paralysie n'est pas très-rare; pendant le repos, l'omoplate bascule autour de son axe et s'approche de la colonne vertébrale par son angle inférieur, le bord antérieur est abaissé; le bord interne dirigé obliquement en dehors et en haut, en forme d'aile. Le bras étendu ne peut s'élever que jusqu'à la ligne horizontale; pour rélever complètement, il faut lui donner un point d'appui à l'extérieur et le tourner en avant. Quand le bras est élevé et dirigé en avant, on voit très-nettement le bord interne de l'omoplate s'écarter du tronc {scapida alala). Les causes de cette paralysie sont les traumatismcs, la diathèse rhumatismale, le travail forcé des muscles de l'épaule. On observe aussi la paralysie simple ou double du grand dentelé dans l'atrophie musculaire progressive, les paralysies cérébrales ou spinales, à- la suite de la fièvre typhoïde.
J'ai soigné, avec le professeur Weinlechner, un garçon de 15 ans, qui avait une parahfsie du grand dentelé à droite, suite d'une chute sur Vépaule. Quand le bras était pendant, l'omoplate était en rotation autour de son axe, l'angle supérieur et interne plus élevé d'un centimètre environ que du côté gauche; l'angle inférieur était éloigné d'un demi-centimètre du thorax; quand Je bras était étendu en avant, cette dislance allait à un centimètre et demi, et l'on pouvait facilement introduire le doigt dans la fosse sous-scapulaire. La contractilité farado-musculaire était abolie, la contractilité galvano-musculaire conservée, le nerf grand thoracique droit ne réagissait pas. Au bout de quatre mois, les digitations du grand dentelé redevinrent apparentes dans les mouvements respiratoires, et on reconnut des contractions faibles au courant faradique. Mais il fallut encore huit mois (soit une année entière) de traitement continu par les deux courants pour que l'épaule droite perdît complètement sa diflbrmité et reprît ses mouvements normaux.
Dans la paralysie des extenseurs du dos (masse sacro-lombaire et long dorsal), suite de traumatisme, rhumatisme, lésions cérébrales on spinales, atrophie musculaire progressive, etc., il se fait une