‹ Traite clinique des maladies du systeme nerveuxChapitre 154 sur 184 · PARALYSIES DU PLEXUS BRACHIAL · texte numérisé non relu

PARALYSIES DU PLEXUS BRACHIAL

scoliose unilatérale; dans la paralysie double, une ciiphose par aUj tique, avec inflexion du tronc; la colonne vertébrale ne peut se redresser spontanément, mais peut être amenée passivement dans la station droite; l'électricilé peut rendre ici des services.

Parmi les nerfs du bras, le radial et le médian sont, d'après la statistique de Londe, les plus exposés aux lésions traumatiques, en raison de leur situation; de là des formes de paralysies soit névropa- Ihiques, soit myopaihiques. Dans la paralysie du nerf radial ^ et des extenseurs de l'avant-bras, auxquels il se distribue, la main est pendante et dans la flexion, ainsi que les doigts, le pouce est dans l'adduction et la flexion. L'élévation du bras est impossible, comme l'exlension des doigts et l'abduction du pouce; par suite de la perte des mouvements d'extension, les flécbisseurs eux-mêmes agissent plus faiblement. Les paralysies périphériques du nerf radial peuvent être de cause rhumatismale ou traumatique (coup sur l'avant-bras, compression par les béquilles, plaie par arme à feu, compression du bras pendant un sommeil prolongé, fait observé pour la première fois par de Haôn). On trouve aussi des paralysies du nerf radial dans l'apoplexie, l'hystérie, l'atrophie musculaire progressive, la paralysie saturnine, la fièvre typhoïde (petites hémorrhagies dans les muscles extenseurs, avec dégénérescence de leurs faisceaux et de leurs filets nerveux, cas de Friedberg). Pour le diagnostic différentiel, nous renvoyons à la page 669.

La paralysie du nerf médian Q^i assez rare dans le rhumatisme; plus souvent elle reconnaît pour causes les traumatismes, les luxations de l'épaule, des tumeurs comprimant le plexus brachial, la névrite (fièvre typhoïde et maladies aiguës), ou des affections centrales (atrophie musculaire progressive). Dans la paralysie du médian, les mouvements de pronation de l'avant-bras sont sensiblement embarrassés; ordinairement la flexion de la main vers le bord radial, et la flexion des deux dernières phalanges sont plus ou moins compromises; c'est alors le long supinateur qui agit dans les mouvements de pronation et de flexion. Dans la paralysie des muscles du pouce, celui-ci est dans l'extension et l'abduction, et dirigé avec les autres doigts vers la paume de la main; dans la paralysie isolée de l'opposant, le pouce a perdu la faculté d'opposition; dans la paralysie du fléchisseur et du court adducteur du pouce, celui-ci ne peut plus se mettre en contact avec la pointe des autres doigts, la préhension et les travaux délicats sont impossibles.

La paralysie du nerf cubital est le plus souvent consécutive à un traumatisme (voy. p. 681-82), aux fractures, aux luxations, plus

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rarement de cause rhumatismale ; ou bien elle est déterminée par une névrite (après la tièvre typhoïde ou les maladies aiguës), ou constitue un symptôme partiel de l'atrophie musculaire progressive. Dans la paralysie du cubital, la main est en abduction et a perdu ses mouvements d'adduction et de flexion au niveau du carpe. La paralysie de l'adducteur du pouce rend l'écriture, et en général la fixation des objets, difficiles ; la paralysie des muscles du petit doigt entraîne la perte de ses mouvements propres.

La paralysie des interrosseux est caractérisée par l'extension des articulations métacarpo-phalangiennes, avec flexion simultanée des articulations inter-phalangiennes par prédominance des fléchisseurs ; plus tard la face dorsale de la main se creuse, il y a subluxation et incurvation des doigts en forme de griffe, vers la paume de la main (déformations surtout évidentes dans l'atrophie musculaire progressive) .

Quant au traitement, dans les paralysies des membres supérieurs, la galvanisation des nerfs, alternée avec la faradisation des muscles paralysés, est celui qui donne les meilleurs résultats. La gymnastique, l'hydrotfiérapie continuées peuvent concourir aussi au rétablissement de la motilité.

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