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MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE ÉPIDÉMIQUE

Bulil OU trouverait aussi la substauce cérébrale ramollie, infiUrée de corps grauulcux et de corpuscules amyloïdes. Mcrkcl à Nùiemberg, a trouvé dans l'epcndyme, dans les parties contiguësdu cerveau, sur les coupes transversales des méninges et de la substance corticale, une proliférallon nucléaire dans les vaisseaux, s' étendant depuis les méninges cérébrales jusquà la moelle.

Le cerveau (de même que la moelle) subit dans quelques cas une augmentation de volume, qui fait paraître les circonvolutions clTacées et comme desséchées. Quelquefois, les parties du cerveau en contact avec l'exsudat sont ramollies (ramollissement mécanique de quelques médecins français). Il est rare de trouver du pus dans les ventricules cérébraux. Klebs suppose que le pus peut s'introduire dans les ventricules par la toile choroïdienne en suivant le prolongement des plexus, ou par les plexus choroïdes cérébelleux. [Vircli. Archiv, XXXIY, Bd. 5,Heft. i866.)

Le pus est surtout abondant à la base, dans les espaces sous-arachnoïdiens entre l'infundibulum et la protubérance, autour du chiasma des nerfs optiques, de la moelle allongée, et dans la région pariétale; il est plus clair-semé à la convexité. Dans les points où le pus n'est pas accumulé en quantité notable, mais où la pie-mère présente un aspect louche et dépoli, on trouve encore, d'après Klebs, une prolifération cellulaire plus ou moins abondante. Pour lui, Taffection primitive est celle de la base du cerveau ; celle de la moelle serait tout au plus contemporaine, mais resterait silencieuse jusqu'au moment où le pus envahit l'arachnoïde spinale.

La face postérieure de la moelle est la plus compromise. Souvent même ici la dure-mère participe à la maladie, ce qui est exceptionnel dans le cerveau. Au début, on trouve sur la dure-mère des fausses membranes récentes et ténues ; plustard, ce sont, par places, des adhérences assez molles de la dure-mère et de la pie-mère. Ces adhérences se rencontrent surtout à la face postérieure des régions cervicale et dorsale. Dans les cas aigus, d'après Klebs, les exsudais des espaces sous-arachnoïdiens sont visqueux, fibrineux, jaunes ou verdàtres ; on y trouve entassées des cellules rondes, granuleuses, à un seul noyau ; ils contiennent de la mucine et de l'albuminate de soude.

Les plus graves altérations existent à la partie inférieure de la région cervicale et à la région lombaire. Les couches de pus sont parfois irrégulières et comme réticulées ; d'après Klebs, elles doivent se répartir, surtout à la moelle, suivant les lois de la pesanteur; aussi trouve-t-on la plus grande quantité de pus dans les points les plus

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déclives, cl au-dessus des obstacles qui lui barrent le passage. Il faut ici tenir compte du mouvement spontané des globules purulents démontré par Recklinghausen, et de leur pénétration à travers la paroi intacte des capillaires établie par Cohnheim. La grande mobilité de certaines parties de la colonne vertébrale empêche d'ailleurs le pus d'y séjourner en quantité considérable,

Klebs signale dans la méningite purulente aiguë deux sortes d'altérations : celles de l'encéphaliie purulente proprement dite, et celles des ramollissements consécutifs. Les premières sont fréquentes dans la substance blanche du cerveau ; ce sont de petits extravasats occupant de préférence les gaines des artères, avec ramollissement blanc ou jaune des parties voisines. L'autre variété de ramollissement est constituée par un œdème de la substance blanche de la moelle, qui est plus prononcé dans les cordons postérieurs, et surtout dans les points où le pus a séjourné en plus grande quantité. Ce ramollissement jouerait le principal rôle dans les manifestations symptomatiques de la maladie. Dans un cas cité par Klebs (encéphalite granuleuse), le pus était disséminé; et comme il existait en même temps une endocardite mitrale, on pouvait croire à des foyers d'encéphalite d'origine embolique.

J Souvent d'autres organes sont altérés dans la méningite épidédémique. On trouve dans les poumons des foyers de bronchopneumonie (Klebs) ; la complication de bronchite, d'œdème aigu, de pleurésie et de péricardite est plus rare; dans le cœur, Buhl a constaté parfois une dégénérescence graisseuse commençante. La rate est ordinairement petite; dans quelques cas, au début, elle présentait un gonflement aigu. Dans le foie et dans les reins, Klebs a trouvé constamment de légères altérations, telles qu'une dégénérescence granuleuse albuminoïde ou graisseuse, affectant de préférence les éléments sécréteurs. Tous ces viscères sont rarement augmentés de volume, mais presque toujours ramollis. On constate, du coté de la muqueuse intestinale, un épaississement catarrhal, avec gonflement des glandes agminées, qui font saillie comme des grains de millet à la surface de la muqueuse, et présentent en quelques points des exulcérations. On note presque toujours une coloration rougeàtre des ganglions lymphatiques.

Les muscles sont secs, ramollis, bruns-rougeâtres et fortement émaciés. Dans les cas récents, on trouve des granulations fines dans les fibres musculaires. Le muscle cardiaque offre les mêmes altérations que les autres muscles. Klebs a trouvé l'état du sang trèsvariable. Dans les cas terminés promptement par la mort, le sang

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